Courir moins d’une heure
Souvent, quand on se met à courir, on trouve toutes les excuses possibles pour ne pas y aller. Parmi les plus courantes, celle qui consiste à dire qu’on n’a pas le temps. Alors, si vous avez moins d’une heure pour courir, est-ce que c’est utile d’y aller.
Courir moins d’une heure – Dans le cadre d’une préparation, l’idéal pour un footing (du moins pour que ça puisse avoir un effet sur votre prépa ou sur votre récup), c’est entre 1h et 1h15. Mais si c’est moins, ça reste mieux que rien. Sachant que si vous le faites lentement (comme ça doit être le cas), vous brûlerez des graisses, tandis que si vous le faites rapidement (comme on a trop tendance à le faire), vous prendrez du muscle.
Courir moins d’une heure
Toujours dans le cadre d’une préparation, si vous faites une séance de fractionné, la bonne nouvelle est que si elle dure plus d’une heure, soit ça veut dire que vous en faites trop, soit ça veut dire que vous vous entraînez mal. Car en général (à part pour une ou deux séances au seuil un peu plus longues), vous vous échauffez une grosse vingtaine de minutes, et la partie “fractionné” à proprement parler n’excèdera pas vingt minutes (récup comprise); ici, c’est la qualité qui doit absolument prendre le pas sur la quantité.
Enfin, en dehors du contexte de préparation, selon plusieurs études, si l’on veut faire du jogging sans que cela nuise à la santé sur le long terme, ça doit se faire trois par semaine, et ça doit varier entre 20 minutes (pour le minimum) et 48 minutes (pour le maximum).
En résumé, courir moins d’une heure peut bel et bien faire progresser, à condition d’en comprendre les leviers et les limites.
Il ne s’agit pas seulement d’« accumuler des kilomètres », mais d’inscrire chaque sortie dans une stratégie cohérente. Un footing de 30 à 45 minutes, placé intelligemment entre deux séances plus longues, permet de renforcer l’endurance fondamentale, de maintenir un rythme régulier, d’oxygéner les tissus musculaires et d’accélérer la récupération. À intensité modérée, il aide à construire une base aérobie solide, surtout pour les coureurs qui n’ont pas encore l’habitude de gros volumes hebdomadaires. À allure plus soutenue, il peut devenir une séance tempo ou un fartlek improvisé. Pour ceux qui s’entraînent le matin avant le travail ou entre deux rendez-vous, ces sorties courtes s’intègrent parfaitement dans un quotidien chargé tout en maintenant la dynamique d’entraînement. Enfin, sur le plan mental, elles contribuent à entretenir la motivation, à briser les cycles de sédentarité et à préserver une certaine régularité. Mieux vaut courir 40 minutes trois fois par semaine que de viser deux heures le week-end… et finir par ne rien faire du tout. La clé n’est donc pas tant la durée que la constance, l’intention et l’adaptation au contexte personnel. Oui, courir moins d’une heure est non seulement utile, mais souvent essentiel pour progresser — surtout quand le reste du programme est construit intelligemment autour de cette réalité.
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