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🎧 Après Cameron Hanes, figure très suivie de l’ultra-endurance américaine, Mike McKnight a reconnu à son tour avoir utilisé du BPC-157 : le coureur américain, vainqueur de la Cocodona 250 en 2023, affirme avoir eu recours à ce peptide expérimental pour éviter une opération du dos.
Le BPC-157 est un peptide expérimental interdit par l’Agence mondiale antidopage.
Cameron Hanes explique avoir utilisé du BPC-157 pour soigner une cheville. Mike McKnight affirme de son côté avoir pris cette substance alors qu’il souffrait d’une hernie discale et cherchait à éviter une opération du dos.
Dans les deux cas, les coureurs présentent leur démarche comme un recours médical destiné à traiter une blessure. Mais le règlement antidopage ne fait pas cette distinction : le BPC-157 est interdit en compétition comme en dehors des compétitions.
Mike McKnight, le gagnant de la Cocodona en 2023, a pris cette substance dopante pour éviter une opération du dos
Spécialiste américain des courses de 200 miles et entraîneur installé dans l’Utah, Mike McKnight a d’abord évoqué son utilisation du BPC-157 dans un podcast. Il a ensuite publié une déclaration sur Instagram après la reprise de ses propos.
Le coureur affirme souffrir d’une hernie discale consécutive à une chute survenue en 2025. Malgré plusieurs mois de kinésithérapie, de soins chiropratiques et d’autres traitements, la douleur aurait persisté tandis que les atteintes nerveuses continuaient de progresser.
Une intervention chirurgicale avait alors été programmée.
Sur les conseils de proches, Mike McKnight dit avoir commencé un traitement quotidien au BPC-157. Les injections auraient été réalisées à son domicile par une infirmière. Selon son récit, son état se serait suffisamment amélioré en une semaine pour lui permettre d’annuler l’opération.
Ces résultats reposent sur le témoignage personnel du coureur. Ils ne permettent pas d’établir médicalement l’efficacité ni la sécurité du produit.
Mike McKnight n’aurait pas vérifié le statut du BPC-157 avant de l’utiliser.
Il assure qu’il ignorait alors que ce peptide figurait sur la liste des substances interdites.
Il accepte publiquement la responsabilité de cette méconnaissance, tout en demandant que les sportifs confrontés à des blessures graves puissent bénéficier d’une procédure thérapeutique plus claire.
Le problème est que le BPC-157 appartient à la catégorie S0 de la liste de l’Agence mondiale antidopage. Cette catégorie regroupe les substances pharmacologiques qui ne sont pas approuvées pour un usage thérapeutique humain par une autorité sanitaire compétente.
Le BPC-157 est ainsi interdit à tout moment, en compétition comme en dehors. Il figure explicitement sur la liste mondiale depuis 2022.
Cameron Hanes a également reconnu avoir utilisé le même peptide
L’aveu de Mike McKnight intervient quelques jours après une autre polémique concernant Cameron Hanes.
L’Américain de 58 ans avait publiquement reconnu avoir déjà utilisé du BPC-157 pour traiter une blessure à la cheville. L’ultra-traileur Sage Canaday avait ensuite annoncé avoir signalé cette déclaration à l’Agence antidopage américaine.
Aucun élément ne permet toutefois d’affirmer que Cameron Hanes utilisait encore le produit pendant ce marathon ni que celui-ci explique directement sa performance. La question soulevée par Sage Canaday portait sur l’utilisation passée d’une substance interdite par un sportif participant à des compétitions soumises à des règles antidopage.
Dopage : le BPC-157 n’est pas un médicament autorisé
Le BPC-157 est un peptide expérimental souvent présenté sur Internet comme capable de favoriser la réparation des muscles, des tendons, des ligaments ou des tissus nerveux.
Ces promesses ont favorisé sa diffusion dans les milieux du sport, de la récupération et de l’anti-âge. Elles ne correspondent toutefois pas à une autorisation officielle comme médicament destiné à l’être humain.
L’Agence antidopage américaine avertit que ce peptide peut être intégré illégalement à certains traitements proposés par des structures spécialisées dans le bien-être ou le vieillissement. Son absence d’autorisation explique son classement dans la catégorie S0.
Un comité consultatif américain s’est récemment prononcé en faveur d’un assouplissement des conditions permettant sa préparation par certaines pharmacies. Cette recommandation ne constitue pas une autorisation de la FDA et ne change pas, à ce stade, son interdiction dans le sport.
Le BPC-157 permet de récupérer plus facilement et d’améliorer les performances
Les défenseurs de Cameron Hanes et de Mike McKnight estiment qu’ils cherchaient avant tout à se soigner et non à améliorer leurs résultats.
Cet argument ne suffit pas à faire disparaître la question du dopage. Une substance capable d’accélérer la guérison ou de réduire le délai entre deux entraînements peut permettre à un athlète de reprendre plus vite, d’augmenter son volume de travail et de mieux supporter les charges imposées par l’ultra-trail.
À l’inverse, d’autres coureurs considèrent qu’un sportif gravement blessé devrait pouvoir accéder à un traitement expérimental lorsqu’il cherche à éviter une opération lourde.
Dans le cas du BPC-157, la difficulté est également réglementaire. L’Agence antidopage américaine a déjà indiqué qu’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques ne pouvait pas être accordée pour cette substance non approuvée. ([NPC Hello][5])
Sources
liste 2026 des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage, documents de l’Agence antidopage américaine relatifs au BPC-157, déclarations publiques de Mike McKnight, Cameron Hanes et Sage Canaday, ainsi que les informations disponibles sur le statut réglementaire du peptide.
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