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Aurélien Sanchez va tenter l’un des plus grands défis de l’histoire du trail : courir 4200 km en 46 jours
Après la Barkley, le Toulousain Aurélien Sanchez s’attaque maintenant au Pacific Crest Trail avec un objectif totalement fou : battre le record du parcours
Il y a des projets qui dépassent largement le cadre du trail classique. Des aventures où la performance pure finit presque par devenir secondaire face à la violence de l’effort, à la logistique et à la résistance mentale nécessaire pour avancer jour après jour. En 2026, Aurélien Sanchez va justement se lancer dans ce type de défi hors norme.
Le premier Français finisher de la mythique Barkley Marathons en 2023 s’apprête désormais à traverser toute la côte ouest des États-Unis sur le Pacific Crest Trail, plus connu sous le nom de PCT. Un itinéraire gigantesque de plus de 4200 km et environ 150 000 m de dénivelé positif reliant la frontière mexicaine au Canada.
Et surtout, il ne veut pas simplement terminer ce sentier légendaire. Son objectif est clair : tenter de battre le record actuel fixé à 46 jours.
Courir l’équivalent de 100 km par jour pendant un mois et demi
Dans son interview, Aurélien Sanchez ne cache pas l’ampleur du défi. Enchaîner près de 100 km par jour pendant un mois et demi représente quelque chose qu’il n’a lui-même jamais expérimenté.
Le Toulousain explique déjà anticiper les moments de doute physique et mental. Il sait que les jambes finiront par “piquer”, que certaines journées deviendront extrêmement difficiles et qu’il devra trouver des ressources profondes pour continuer à avancer malgré l’épuisement.
Cette lucidité est probablement ce qui rend son projet encore plus impressionnant. Aurélien Sanchez ne vend pas un rêve romantique d’aventure. Il décrit au contraire une traversée où la fatigue, le manque de sommeil, la chaleur et l’usure mentale seront omniprésents.
Une aventure pensée comme un ultra-trail géant
Ce qui frappe dans son approche, c’est qu’il envisage ce projet comme un immense ultra-trail continu. Son objectif n’est pas seulement de traverser le sentier mais de vivre une intensité émotionnelle maximale, exactement comme sur une course.
Aurélien Sanchez explique qu’il aime se placer “à la limite” car c’est dans ces moments-là qu’il ressent les émotions les plus fortes. Une philosophie qui rappelle ce qu’il avait déjà montré sur ses précédents projets extrêmes.
Son entraînement reflète cette logique. Contrairement à une préparation classique pour un ultra montagneux, il travaille surtout l’endurance lente et la capacité à répéter les efforts jour après jour. Très peu de vitesse, des sorties longues régulières et une attention énorme portée à la gestion logistique.
Car sur un défi pareil, la différence ne se joue pas uniquement dans les jambes.
La logistique sera presque aussi importante que le physique
Aurélien Sanchez insiste énormément sur ce point : la préparation du PCT lui a demandé davantage de travail logistique que d’entraînement pur.
Avec son équipe, il a étudié les points d’eau, les accès routiers, les possibilités de ravitaillement et les sections où il pourra partir extrêmement léger. Parfois avec seulement 500 ml d’eau dans le sac au lieu de plusieurs litres.
Il prévoit d’utiliser un sac de trail minimaliste de 10 litres avec le strict nécessaire : une veste coupe-vent, une frontale, un peu de nourriture, quelques électrolytes et un kit de sécurité réduit au minimum.
L’assistance jouera un rôle essentiel. Lucile et Martin alterneront entre conduite du véhicule, préparation des camps et portions courues avec lui sur le sentier.
Cette organisation doit lui permettre de gagner du temps précieux, notamment dans la Sierra Nevada où il espère éviter de porter tente et matériel de bivouac.
Même si le chrono reste présent, Aurélien Sanchez répète plusieurs fois que son objectif principal dépasse largement la performance.
Bien sûr, battre le record du PCT représente un immense moteur. Mais il explique surtout vouloir vivre quelque chose d’intense, créer des souvenirs et partager cette aventure avec ses proches et ceux qui suivront son projet.
Cette dimension humaine revient constamment dans son discours. Il parle de nostalgie lorsqu’il évoque le John Muir Trail, qu’il connaît déjà partiellement, et de l’importance de vivre ce projet avec les personnes qui l’accompagnent.
Au fond, il semble presque considérer que le succès ne dépendra pas uniquement du temps final.
Pour lui, si l’aventure marque durablement ceux qui la vivront avec lui, alors le pari sera déjà réussi.
FKT du Pacific Crest Trail : désert, montagne et feux de forêt
Le PCT est considéré comme l’un des sentiers les plus célèbres du monde. Chaque année, des milliers de randonneurs tentent de le parcourir en plusieurs mois. Mais dans le monde de l’ultra-endurance, certains cherchent à le traverser le plus rapidement possible.
Le parcours traverse des environnements totalement différents. Les premiers jours se déroulent dans des zones désertiques où les températures peuvent dépasser 40 degrés la journée avec des nuits restant autour de 25 degrés. Aurélien Sanchez prévoit déjà d’adapter complètement son rythme en courant principalement de nuit pour éviter la chaleur.
Ensuite vient la Sierra Nevada, probablement la section la plus engagée du parcours. Des portions très isolées où aucun accès routier n’existe pendant des dizaines d’heures. Sur certaines étapes, il prévoit des journées de 110 à 115 km en autonomie presque complète.
À cela s’ajoute une autre menace devenue récurrente sur la côte ouest américaine : les feux de forêt. Chaque été, ils provoquent des fermetures de sections entières du PCT et obligent parfois les athlètes à effectuer de longs détours. Pour limiter ce risque, Aurélien Sanchez espère partir suffisamment tôt dans la saison.
En résumé, le FKT du Pacific Crest Trail pourrait faire entrer Aurélien Sanchez dans une autre dimension
Dans le monde du trail, devenir finisher de la Barkley suffit déjà à construire une carrière entière. Pourtant, Aurélien Sanchez semble vouloir aller encore plus loin dans l’exploration des limites physiques et mentales.
Traverser 4200 km en moins de 46 jours représenterait un exploit colossal, même dans l’univers très particulier des records de sentiers américains.
Et surtout, ce type de défi raconte peut-être quelque chose de l’évolution actuelle de l’ultra-endurance. Une discipline où certains athlètes ne cherchent plus seulement à gagner des courses, mais à repousser les frontières mêmes de ce qu’un corps humain peut encaisser pendant des semaines.
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