Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant la gestion financière de la Fédération française d’athlétisme après une plainte contre X pour « abus de confiance » et « recel d’abus de confiance ».
Selon les informations publiées par L’Équipe, la justice doit désormais examiner les comptes de la fédération afin de déterminer si d’éventuelles infractions ont été commises.
Et immédiatement, chez beaucoup de coureurs et de traileurs, le même débat réapparaît : celui du PPS devenu payant.
Novembre 2025 : le PPS devient payant et provoque immédiatement une polémique
Lorsque la FFA officialise la réforme du Parcours Prévention Santé en novembre 2025, la réaction est immédiate dans le monde du running et du trail.
– Jusque-là gratuit, le PPS devient un Pass valable un an et facturé 5 euros pour les coureurs non licenciés souhaitant participer à des compétitions.
– Sur le papier, la fédération présente cette évolution comme un outil de prévention et de modernisation. Le dispositif doit permettre de remplacer progressivement le certificat médical classique grâce à un parcours numérique composé de vidéos de sensibilisation et d’un questionnaire de santé.
Au même moment, le déficit de la fédération est déjà connu
Le problème, c’est que cette réforme intervient dans un contexte financier déjà extrêmement tendu pour la fédération.
– Après son arrivée à la présidence de la FFA fin 2024, Jean Gracia explique avoir découvert des comptes beaucoup plus dégradés que prévu, avec un déficit estimé entre 3 et 4 millions d’euros, soit environ 10 % du budget fédéral.
Un plan d’austérité est alors rapidement mis en place.
À partir de ce moment-là, une partie des coureurs commence déjà à se poser des questions sur le véritable rôle du futur PPS payant.
Est-ce uniquement une mesure de prévention ? Ou une manière de créer une nouvelle source de revenus stable pour la fédération ?
La FFA réfute cette lecture et assure que le PPS s’inscrit dans une stratégie globale de structuration du running et de modernisation des outils fédéraux.
Mais le doute existe déjà chez de nombreux amateurs.
L’ouverture de l’enquête relance forcément le débat
Et puis ce 29 avril 2026, l’affaire prend une nouvelle dimension.
Dans ce contexte, beaucoup de coureurs refont immédiatement le lien avec le PPS devenu payant quelques mois plus tôt et cette enquête FFA
Sur les réseaux sociaux, les commentaires se multiplient. Certains ironisent sur les « 5 euros pour boucher le trou ». D’autres affirment désormais comprendre pourquoi la réforme du PPS a été lancée.
Aucune preuve ne permet pourtant d’établir un lien direct entre l’enquête en cours et la création du PPS payant.
Mais sur le plan symbolique, la chronologie interpelle forcément :
- découverte d’un déficit massif ;
- mise en place d’un nouveau paiement obligatoire ;
- puis ouverture d’une enquête financière.
enquête FFA – une présomption d’innocence qu’il faut rappeler
À ce stade, il est essentiel de rappeler qu’une enquête préliminaire ne signifie ni culpabilité, ni infraction établie.
La procédure ouverte par le parquet de Paris vise précisément à déterminer si des fautes ont pu être commises dans la gestion financière de la fédération.
Aucune responsabilité pénale n’est aujourd’hui reconnue, et la présomption d’innocence s’applique pleinement à toutes les personnes concernées.
Mais même sans conclusion judiciaire à ce stade, cette affaire risque malgré tout d’alimenter encore davantage la défiance d’une partie des coureurs amateurs, qui voient désormais le PPS payant sous un angle très différent de celui présenté initialement par la fédération.





