L’étape 4 du Marathon des Sables, la plus longue et la plus redoutée, était annoncée comme le moment clé de cette édition 2026.
Chaussures de trail en promotion sur i-run
Sur plus de cent kilomètres en autosuffisance dans le désert, tout pouvait encore basculer. Mais au lieu d’un renversement, c’est une confirmation nette qui s’est dessinée au fil des heures.
Et cette confirmation porte un nom : Mohamed El Morabity.
Une victoire au bout de l’effort… et du détail pour Mohamed El Morabity
Sur cette étape longue de 100,9 kilomètres, la lutte a pourtant été bien plus serrée que ne le laisse penser le classement général. Mohamed El Morabity s’impose en 8h24min32s, avec seulement douze secondes d’avance sur Ludovic Pommeret, auteur d’une performance particulièrement solide.
Cette proximité à l’arrivée raconte une réalité différente de celle du classement global. Sur le terrain, l’étape s’est jouée jusqu’au bout, dans une confrontation directe où chaque minute, chaque gestion d’effort, chaque ravitaillement a compté.
Derrière, Rachid El Morabity complète le podium en 8h39, confirmant une nouvelle fois sa régularité sur ce type d’effort extrême.
Le général se décante sur le marathon des sables
Si l’étape a offert un duel intense, ses conséquences au classement général sont beaucoup plus claires. Mohamed El Morabity consolide sa première place avec un temps cumulé de 16h07min55s. Son frère Rachid suit en 16h26min20s, tandis que Ludovic Pommeret occupe la troisième position en 16h33min34s.
Autrement dit, les écarts commencent à s’installer durablement.
Cette étape 4, souvent décrite comme décisive, a pleinement joué son rôle. Elle n’a pas bouleversé la hiérarchie, mais elle l’a figée. À ce stade de la course, il ne s’agit plus seulement d’être performant, mais de réussir à combler des écarts qui deviennent de plus en plus difficiles à réduire.
Une bataille qui change de nature
Ce que montre cette étape, c’est un basculement subtil dans la dynamique de course. Jusqu’ici, la lutte pouvait encore sembler ouverte. Désormais, elle se transforme.
Pour Mohamed El Morabity, il s’agit de gérer, contrôler et éviter toute défaillance. Pour ses poursuivants, la logique est différente : il faut prendre des risques, espérer une erreur, ou profiter d’un moment de faiblesse.
Mais dans un environnement aussi exigeant que le Marathon des Sables, ces opportunités sont rares. La chaleur, la fatigue et l’autosuffisance rendent chaque tentative coûteuse.
Chez les femmes, Nakache confirme son statut
La course féminine suit une dynamique similaire. Maryline Nakache remporte l’étape en 10h02min22s et renforce sa position en tête du classement général, avec un cumul de 19h50min05s.
Derrière elle, la Marocaine Aziza El Amrany et la Japonaise Tomomi Bitoh complètent le podium de l’étape comme du général, mais avec des écarts désormais significatifs.
Là aussi, la tendance est claire. Nakache ne se contente pas de gagner, elle construit sa course étape après étape.
À l’issue de cette étape 4, une impression se dégage nettement. La course n’est pas terminée, mais elle est structurée. Les positions sont installées, les écarts sont posés, et la marge de manœuvre se réduit.
Il reste encore des kilomètres, encore de la fatigue, encore des imprévus possibles. Mais sauf incident majeur, la dynamique actuelle semble difficile à inverser.
Dans le désert, la victoire ne se joue pas toujours sur une attaque spectaculaire. Elle se construit dans la régularité, la gestion et la capacité à ne jamais craquer.
Et pour l’instant, c’est exactement ce que fait Mohamed El Morabity.
Lire aussi






