Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+ : une veste ultra respirante… mais pas que
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VIDEO YOUTUBE : mon test de la veste de trail Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+
9 h 00, départ d’un test terrain : 27 km, 750 m de D+, entre froid sec et montée en température. Une sortie idéale pour juger ce qui compte vraiment en trail : la respirabilité.
9 h 00, je m’élance sur une reconnaissance d’un trail de 27 km avec 750 m de dénivelé positif. La température est de 4 °C, il ne pleut pas, et c’est l’occasion idéale pour tester la veste Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+ sur un critère précis : la respirabilité. Pas de pluie, pas de tempête, pas de vent extrême, simplement une sortie longue où le corps chauffe, refroidit, puis repart. Le contexte parfait pour voir si cette veste tient réellement sur la durée.
Que vaut la Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+ sur le papier ?
La Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+ est annoncée comme une veste ultra légère, pensée pour les sorties longues et les conditions fraîches. Sur le papier, le cahier des charges est complet et clairement orienté trail longue distance.
On retrouve une construction coupe-vent, conçue pour limiter la perte de chaleur sans provoquer de surchauffe. Les coutures sont étanches ou soudées par ultrasons afin de limiter les infiltrations. Le soufflet dorsal permet de porter un sac jusqu’à 12 litres sans sensation de compression, ce qui reste un point clé en trail.
La veste dispose également d’une poche de rangement intégrée dans la capuche, d’un hublot montre sur la manche, d’ajustements élastiqués pour limiter les entrées d’air, de passe-pouces pour maintenir les manches en place et d’un print antiglisse sur les épaules pour stabiliser le sac.
Elle est annoncée sans PFAS et certifiée pour l’ultra-trail avec une membrane MP+ affichant 25K en imperméabilité et 50K en respirabilité.
Sur le papier, tout est cohérent. Mais en trail, ce qui compte, ce n’est pas la fiche technique. C’est ce qui se passe après 10 km, puis 20 km, quand le corps commence à saturer.
Respirabilité : de quoi parle-t-on vraiment en trail ?
La respirabilité d’une veste correspond à sa capacité à laisser s’échapper la vapeur d’eau produite par le corps, tout en empêchant l’eau extérieure de pénétrer. Autrement dit, c’est ce qui détermine si l’on finit trempé… même sans pluie.
Elle est généralement mesurée en grammes par mètre carré sur 24 heures. Une veste 10K laisse passer 10 000 g d’eau, tandis qu’une veste 50K, comme ici, vise une évacuation beaucoup plus rapide de la transpiration.
Sur le terrain, cela change tout. Une veste peu respirante va piéger l’humidité, créer une sensation de moiteur, puis provoquer un refroidissement brutal dès que l’effort diminue. À l’inverse, une veste respirante permet de rester plus sec, plus stable thermiquement et donc plus efficace dans la durée.
Il est essentiel de comprendre que l’imperméabilité et la respirabilité sont deux paramètres distincts. Une veste peut être très étanche mais étouffante, ou respirante mais limitée sous forte pluie. L’enjeu est donc de trouver un équilibre.
Conditions du test : une sortie idéale pour juger

Sur cette sortie, j’ai parcouru environ 20 km avec près de 700 m de dénivelé positif. La température est passée de 4 °C au départ à environ 12 °C à la fin. Aucun facteur météo perturbateur, ce qui permet de se concentrer uniquement sur le comportement thermique de la veste.
Dès les premières minutes, la légèreté se fait sentir. Avec ses 175 grammes, la veste disparaît presque. La coupe est bien ajustée sans être restrictive. Le sac d’hydratation est porté sous la veste, et le soufflet dorsal joue pleinement son rôle : aucune sensation de compression.
Sur le terrain : ce qui se passe vraiment après 10 km
Après une dizaine de kilomètres et près de 500 m de dénivelé positif, la chaleur monte clairement. Les montées longues sollicitent le corps, la transpiration apparaît, et c’est à ce moment-là que la veste est mise à l’épreuve.
Le constat est assez net : je ne suis pas trempé. La transpiration est bien présente, ce qui est normal, mais elle ne s’accumule pas de manière excessive. L’intérieur de la veste reste relativement sec, sans effet de saturation.
En montée, j’ouvre légèrement la veste pour réguler. Sur le plat et en descente, je la referme pour conserver la chaleur. Ce jeu d’ajustement reste indispensable, même avec une bonne membrane.
Lorsque la température extérieure augmente, j’enlève la veste. Et c’est souvent à ce moment que l’on juge vraiment un produit : si les couches en dessous sont trempées, le froid arrive immédiatement. Ici, la sensation reste maîtrisée. Le corps n’est pas en surchauffe interne.
Verdict : une respirabilité au rendez-vous, avec des limites logiques
Le constat est globalement très positif. Mis à part une zone humide dans le dos liée au sac et une légère humidité sur les avant-bras, la veste remplit son rôle.
Comparée à une veste plus classique en 10K, la différence est nette. Le buste reste bien plus sec, l’intérieur de la veste ne devient pas détrempé et le confort global est supérieur sur la durée.
Il ne faut cependant pas attendre de miracle. Une veste, même très performante, ne peut pas évacuer instantanément toute la transpiration. Le corps produit souvent plus vite que la membrane ne peut évacuer.
L’objectif n’est donc pas d’être sec, mais de rester dans une zone de confort acceptable, sans basculer dans l’humidité excessive.
Le hublot montre : gadget ou vrai plus ?
La veste intègre un hublot montre sur la manche. Sur certains modèles, il était présent des deux côtés, mais ce choix a été abandonné pour des raisons d’usage réel.
Un point revient régulièrement : la formation de buée. Le matériau plastique du hublot n’a pas les mêmes propriétés que la membrane, ce qui peut limiter la lisibilité. En pratique, il suffit d’appuyer légèrement dessus pour améliorer le contact et retrouver une bonne visibilité.
Ce n’est pas parfait, mais cela reste fonctionnel.
Positionnement marché : un vrai compromis performance / prix
Sur le marché des vestes de trail, la ULTRALIGHT 3.0 MP+ se positionne clairement entre les modèles intermédiaires et les références haut de gamme.
Face à des vestes très techniques dépassant les 300 €, elle propose un niveau de respirabilité élevé pour un tarif plus contenu. Comparée aux modèles plus accessibles, elle offre un gain réel en confort thermique sur les longues sorties.
Ce positionnement en fait une option cohérente pour les traileurs qui cherchent une veste performante sans basculer dans les prix les plus élevés.
Le produit parfait n’existe pas, et aucune veste ne permet de courir sans transpirer. Mais certaines permettent de mieux gérer cette contrainte. C’est précisément ce que propose la Raidlight ULTRALIGHT 3.0 MP+.
Le corps respire mieux qu’avec une veste classique, l’humidité est mieux répartie et le confort global reste stable sur la durée. Il faut accepter une légère humidité interne, mais elle reste maîtrisée.
Dans une logique trail, où la gestion thermique est aussi importante que la vitesse, c’est un point essentiel.
Au final, cette veste ne transforme pas l’effort… mais elle évite qu’il se transforme en inconfort.
En conclusion, le choix qui a été fait est surtout d’avoir le meilleur rapport poids/ protection respirabilite et imperméabilité
Les vestes plus haut de gamme (3 couches) font au minimum 2 fois le poids de la veste Raidlight.
sur le site Raidlight
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uTrail et le testeur de cet article ne sont pas rémunérés pour publier ce test.
Le matériel présenté dans cet article a néanmoins été reçu gratuitement afin de pouvoir être testé dans des conditions réelles d’utilisation.
L’avis exprimé reste totalement indépendant et repose uniquement sur l’expérience personnelle du testeur.






