championnat de France de trail – Ce dimanche 28 mars, le Mont Ventoux ne sera pas seulement un décor mythique du cyclisme. Il devient le juge de paix du trail français. Avec 50 km et 2500 m de dénivelé positif sur le format long, et 29 km pour 1350 m D+ sur le court, ces Championnats de France 2026 s’annoncent aussi indécis que stratégiques.
Derrière l’enjeu du titre national, il y a surtout une sélection : décrocher sa place en équipe de France pour les Championnats d’Europe. Autant dire que personne ne viendra pour gérer.
Sur un parcours potentiellement piégeux, avec de la neige annoncée en altitude, la gestion de l’effort, du froid et du terrain fera la différence. Et ça change tout dans la hiérarchie.
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Les favoris du championnat de France de trail long : le niveau est dense et sans favori unique
Chez les hommes, difficile de dégager un seul patron. L’absence des champions sortants ouvre complètement le jeu.
Antoine Charvolin arrive avec une cote ITRA supérieure à 900 et une victoire marquante sur la TDS. Sur le papier, c’est une référence. Mais ce type de championnat ne se gagne pas uniquement au palmarès.
Pierre Livache, vainqueur des Templiers, connaît parfaitement les courses exigeantes où l’endurance mentale compte autant que les jambes. Loïc Rolland, médaillé européen en 2024, apporte lui aussi des garanties solides.
Derrière eux, plusieurs profils capables de renverser la course : Robin Juillaguet, Mathieu Delpeuch, mais aussi des coureurs expérimentés comme Sébastien Spehler ou Arnaud Bonin, qui pourraient profiter d’une course usante pour revenir dans le jeu.
Ce type de championnat se gagne rarement en dominant du début à la fin. Il se gagne en résistant plus longtemps que les autres.
La course féminine a une dynamique différente : trois places qualificatives pour l’équipe de France.
Adeline Martin arrive avec l’expérience et la régularité d’une athlète installée au plus haut niveau. Audrey Tanguy, de retour après maternité, représente une inconnue… mais une inconnue dangereuse.
Anne-Cécile Thévenot et Olivia Brignone, vues récemment sur la scène mondiale, ont déjà prouvé qu’elles savaient performer sur des courses relevées.
Mais attention aux profils plus discrets. Louise Serban Penhoat ou Marie Goncalves, notamment, connaissent les podiums nationaux et pourraient profiter d’une course tactique pour s’imposer.
Sur ce type de format, la gestion de course est souvent plus décisive que le niveau pur.
Les favoris du championnat de France de trail court
Le choix de Benjamin Roubiol de descendre sur le format court est un élément clé. Double vainqueur sur le long ces dernières années, il arrive avec une caisse énorme… mais sur un format plus nerveux.
Face à lui, Thomas Butez, déjà troisième en 2025, semble prêt à franchir un cap. Quentin Meyleu et Pierre Galbourdin font aussi partie des profils en progression.
Mais la vraie interrogation vient de Gautier Airiau et Thibaut Baronian. Le premier, habitué aux formats longs, devra s’adapter à une intensité élevée. Le second revient après une saison quasi blanche, avec une expérience qui peut faire la différence.
Sur 29 km, il n’y aura pas de gestion. Il faudra courir vite, du début à la fin.
Chez les femmes
La grande question concerne Cécile Jarousseau. Championne de France en titre, elle revient après une blessure longue. Si elle est à 100 %, elle peut gagner. Si elle ne l’est pas, tout s’ouvre.
Julie Lelong, ancienne championne de France, apparaît comme une candidate solide. Derrière, la densité est impressionnante avec Magalie Mellon, Maëlle Beauvir ou Manon Lallement.
Charlotte Mouchet, en pleine reconversion depuis la piste, incarne le profil capable de créer la surprise, tout comme Eva Delafosse.
Sur ce type de championnat, les écarts sont souvent minimes. Et une erreur peut coûter très cher.
En résumé, ce championnat va se jouer à l’usure, pas au palmarès
Ces Championnats de France de trail 2026 ne ressemblent pas à une course classique. Il n’y a pas de favori évident, ni de scénario écrit à l’avance.
Le Ventoux impose une vérité simple : ce n’est pas le plus fort qui gagne, c’est celui qui s’adapte le mieux.
Entre gestion de l’effort, conditions météo, densité du plateau et pression de la sélection, la course pourrait se décanter très tard.
Et comme souvent en trail, ce ne sera pas forcément celui que tout le monde attend qui franchira la ligne en premier.
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