Une première au semi de Paris pour près de 50 000 coureurs attendus dans les rues de la capitale
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Ce dimanche 8 mars 2026, près de 50 000 coureurs vont s’élancer dans les rues de la capitale pour le Semi-Marathon de Paris.
L’épreuve, déjà connue comme l’un des semi-marathons les plus fréquentés au monde, bat une nouvelle fois son record de participation.
Mais cette édition ne se distingue pas seulement par l’ampleur de son peloton. Pour la première fois dans l’histoire de la course, les ravitaillements seront organisés sans gobelets ni bouteilles en plastique. Les participants devront donc venir avec leur propre contenant pour s’hydrater pendant la course.
Une évolution logistique importante qui traduit une tendance de fond dans l’organisation des grandes courses sur route.
Des ravitaillements sans gobelets ni bouteilles au semi de paris
Le changement est simple dans son principe, mais il modifie les habitudes de nombreux coureurs. Sur les ravitaillements du parcours, aucune bouteille ni gobelet ne sera distribué.
Les points d’eau seront situés aux kilomètres 4,5, 9, 15 et 19.
Pour s’hydrater, chaque coureur devra donc prévoir un contenant personnel : flasque souple, petite gourde ou système d’hydratation léger. Une contrainte relativement nouvelle pour une course sur route de cette ampleur, où les ravitaillements traditionnels reposaient jusqu’ici largement sur des gobelets jetables.
Les ravitaillements solides, eux, restent classiques. Les coureurs trouveront notamment bananes, cakes, pâtes de fruits ou crackers pour compléter leur apport énergétique.
Une mesure qui s’inscrit dans la réduction des déchets
Ce choix s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire l’impact environnemental des grands événements sportifs.
Sur les courses populaires, la distribution de gobelets et de bouteilles génère souvent plusieurs tonnes de déchets en quelques heures. Les images de rues couvertes de gobelets en plastique à la sortie des ravitaillements sont devenues familières sur de nombreux marathons et semi-marathons.
En supprimant ces contenants à usage unique, les organisateurs cherchent donc à limiter la production de déchets et à encourager les coureurs à adopter des pratiques plus durables.
Cette évolution avait déjà été testée sur certaines courses de trail, où les participants doivent depuis longtemps porter leur propre gobelet ou leur flasque. Sur la route, en revanche, cette transition reste encore progressive.
Le semi-marathon de Paris devient ainsi l’un des événements majeurs à adopter ce système à grande échelle.
Une organisation dimensionnée pour un peloton record
L’édition 2026 du Semi-Marathon de Paris s’annonce de toute façon exceptionnelle par son ampleur.
Les organisateurs attendent environ cinquante mille participants au départ. Parmi eux, quinze pour cent viennent de l’étranger et représentent plus d’une centaine de nationalités différentes.
La féminisation de la course se confirme également. Les femmes représenteront cette année environ quarante-six pour cent du peloton, une proportion en nette progression par rapport aux éditions précédentes.
Autre particularité du semi parisien : il attire un grand nombre de débutants. Environ un tiers des participants s’aligneront pour la première fois sur la distance mythique de vingt-et-un kilomètres.
À l’inverse, seuls sept pour cent des coureurs déclarent viser un objectif chronométrique inférieur à une heure trente-cinq. Pour la majorité, l’objectif reste simplement de franchir la ligne d’arrivée.
Un parcours urbain entre Seine et bois de Vincennes
Le tracé du semi-marathon reste globalement inchangé cette année.
Le départ sera donné boulevard Saint-Germain, sur la rive gauche. Les coureurs traverseront ensuite la Seine par le pont de Tolbiac avant de rejoindre la rue de Charenton.
Au cinquième kilomètre, le parcours s’enfonce dans le bois de Vincennes, avec un passage devant le château du même nom. Les participants ressortiront de la zone boisée autour du quatorzième kilomètre avant de rejoindre les quais de Seine vers le dix-septième kilomètre.
Dans les derniers kilomètres, les coureurs passeront notamment devant l’Hôtel de Ville avant de se diriger vers la place de la Bastille, où sera installée l’arche d’arrivée.
Le profil reste relativement accessible, avec environ cent soixante-six mètres de dénivelé positif, ce qui en fait un parcours roulant sans être totalement plat.
Des départs échelonnés toute la matinée
Compte tenu du nombre de participants, les départs seront étalés sur plusieurs heures.
Les élites partiront à partir de huit heures du matin, tandis que les derniers sas s’élanceront jusqu’à midi. Chaque coureur devra respecter le sas choisi lors de son inscription afin de fluidifier la circulation sur le parcours.
Les organisateurs recommandent également d’arriver en avance dans sa zone de départ afin d’éviter les embouteillages dans les accès au départ.
Un système de consignes sera mis en place près de la zone d’arrivée, boulevard de la Bastille. Les sacs déposés devront respecter un format maximum similaire à celui autorisé dans les cabines d’avion.
Les favoris du semi de Paris : un plateau élite relevé… et un traileur très attendu
Sur le plan sportif, plusieurs athlètes internationaux devraient animer la course.
Chez les hommes, le vainqueur sortant Kennedy Kimutai sera de nouveau au départ, accompagné notamment de Timothy Kosgei et Timothy Misoi, déjà présents sur le podium en 2025.
Le Belge Isaac Kimeli, vice-champion du monde du cinq mille mètres, fera également ses débuts sur la distance du semi-marathon et pourrait jouer les trouble-fête.
Mais pour les amateurs de trail, un nom attire particulièrement l’attention : celui de Jim Walmsley. L’Américain, vainqueur de l’UTMB et champion du monde de trail, sera lui aussi au départ de la course parisienne.
Sa présence sur un semi-marathon urbain devrait susciter la curiosité, même si sa participation s’inscrit davantage dans une logique de préparation et de plaisir que dans une quête de victoire.
Chez les femmes, la tenante du titre Jackline Cherono tentera de conserver sa couronne dans une course qui s’annonce très disputée.
En résumé, l’édition 2026 du Semi-Marathon de Paris pourrait donc marquer un tournant dans l’organisation des grandes courses sur route.
La suppression des gobelets et des bouteilles oblige les participants à anticiper leur hydratation et à adapter légèrement leur équipement. Pour certains coureurs habitués aux ravitaillements classiques, cette évolution demandera un petit temps d’adaptation.
Mais si l’expérience se déroule sans difficulté majeure, elle pourrait inspirer d’autres événements à adopter le même modèle dans les années à venir.
Et pour les cinquante mille participants attendus dimanche, une chose est désormais certaine : pour boire pendant la course, il faudra penser à apporter sa propre gourde.
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