Si vous suivez, et il y a de fortes chances que vous le fassiez, l’activité de Casquette Verte, vous savez qu’il démarre cette semaine son premier ultra de 2026.
Arc of Attrition, c’est son nom, est un parcours de 160 km dans le sud-ouest de l’Angleterre, une région réputée pour son climat difficile et changeant, ses zones rocailleuses et une perpétuelle succession de petites côtes et descentes techniques.
Lui qui inaugure ici une nouvelle course à son calendrier a-t-il la préparation physique et les jambes pour venir espérer une victoire. On fait le point avec vous.
LE LIVRE DE CASQUETTE VERTE EST EN VENTE SUR AMAZON
OUI, Casquette Verte est prêt pour l’Arc of Attrition
- ✔ Un Top 10 à la Diag’ en fin de saison dernière : preuve d’un retour au meilleur niveau physique.
- ✔ Une 2e place au Kullamannen : course au profil similaire (longue, côtière, boueuse).
- ✔ Zéro alerte physique signalée récemment (ni cheville, ni psoas, ni fatigue chronique).
- ✔ Un mental solide : il parle de plaisir, d’envie, et ne craint plus l’effort total.
- ✔ Un entraînement “à la Casquette” parfaitement adapté au profil de course (D+ faible mais constant, conditions glissantes, gestion de l’effort long).
- ✔ Une météo déjà intégrée dans ses sorties récentes, avec neige, froid, sol instable.
En résumé : le combo physique + mental + terrain + expérience est au vert. Reste l’imprévisible… comme toujours sur un 100 miles hivernal.
Paris, ce n’est pas les Cornouailles
Casquette Verte a l’habitude de s’entraîner pour ses courses dans des terrains qui n’y ressemblent pas, faisant de la capitale son terrain de jeu. Cela lui réussit plutôt pas trop mal. Un top 10 à la Diagonale des Fous en est la preuve, Paris n’avait pas beaucoup de points communs avec Mafate.
Mais est-ce que cela peut suffire pour courir 160 km dans les Cornouailles ? En consultant ses réseaux sociaux, on voit bien que la neige qui est tombée sur Paris début janvier ne l’a pas arrêté. Certes, on n’est pas en pleine station de ski, mais cela suffit à rendre le sol instable. C’est une particularité du parcours de Arc of Attrition, où la boue, le sable, l’humidité sur la roche et les tourbières font partie intégrante du paysage. Ca sera pire qu’à Paris, mais cela n’a jamais été un obstacle dans sa carrière.
La course se caractérise par un profil un peu particulier. C’est un 100 Miles, avec 5200 m de D+. Mais on ne dépasse les 100m d’altitude qu’une fois sur toute la distance. Cela s’explique par la trace qui suit la côte sur toute la distance. On est sur un parcours qui ressemble à la Normandie ou au nord de la France, avec des falaises de haute moyenne sur lesquelles les sentiers ne font que suivre les irrégularités du terrain.
Et ça, ça ressemble bien à des spots d’entraînement dont il a l’habitude et dont il raffole. On pense tout de suite à Montmartre, il y était il y a encore une semaine, et même lundi. Toujours dans l’optique d’avaler le D+, il a enchaîné 70x le passage des 100 marches la semaine dernière. Et pour l’endurance, il avait commencé par un tour de paris d’une bonne trentaine de kilomètres.
Voilà donc un entraînement (ah non, il ne s’entraîne pas), un programme (ah non, il ne programme rien), enfin un enchaînement de sorties qui permettent de simuler, à la parisienne, le profil de Arc of Attrition.
La vraie question : quelle est la forme de Casquette Verte
Le début d’année 2025 fut compliqué pour Casquette Verte. Puis il s’est remis progressivement à son niveau, avec notamment un Top 10 à la Diag’ et une 2e place au Kullamannen, ultra dont le profil est d’ailleurs assez proche de celui de la fin de cette semaine.
C’est un point qui donne confiance, tout comme la lecture de ses posts ces dernières semaines. Il n’y a pas fait mention de chevilles fragiles, de douleurs au psoas et autres gênes qui sont clairement venues gâcher la fête l’année dernière. S’il abordait clairement les précédentes courses avec toujours un peu de réserve quant à sa forme, cela ne semble plus être le sujet.
Et s’il a réalisé une performance en deçà de ses habitudes sur la LyonSaintéLyon, c’était surtout en raison de mauvais choix quant à son alimentation en course. Trop de glucides font un vomito. Et quand on s’appelle Casquette Verte, des vomitos font une vidéo YouTube !
Quant à la forme psychologique, il y a là aussi des bons points à mettre en avant. Il parle toujours d’envie, du plaisir de découvrir de nouvelles sensations, de ne pas avoir peur de se donner à 100% sans penser à la blessure. Et sur un ultra tel que le Arc of Attrition, on ne peut qu’être à 100% de ses capacités sans quoi c’est l’ultra qui gagne.
Pronostic d’une victoire
Cette course pourrait surtout servir à valider une qualification UTMB tout en minimisant la pression. Un moyen aussi de calmer le jeu face à des concurrents mieux classés… mais pas forcément plus dangereux.
Si le trail devait être sur les sites de paris, quelle serait la cote de Casquette Verte ? 1 chance sur 3, sur 4, sur 10 d’être en haut du podium ? C’est ça le charme de l’ultra, c’est imprévisible. Cela est d’autant plus vrai qu’il a quelques concurrents avec le même Index UTMB que lui et d’autres assez proches.
Alors vous dire que la casquette Verte va gagner, on ne peut pas. Mais vous dire que j’aurai mis 10 euros sur lui, je peux 😉
Lire aussi






