La 40ᵉ édition de la Pierra Menta s’est achevée hier dans le Beaufortain avec un final spectaculaire et un écart minuscule de 38 secondes entre les deux premiers duos masculins.
Sur le papier, tout était réuni pour un grand scénario sportif : quatre jours de course, près de 10 000 mètres de dénivelé, des conditions parfois difficiles et une dernière étape très offensive.
Et pourtant, malgré ce suspense final, un sentiment domine après l’arrivée : la hiérarchie était connue d’avance.
Chez les hommes comme chez les femmes, les grands favoris ont finalement remporté la course.
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Les résultats de la Pierra Menta confirment ce que beaucoup d’observateurs anticipaient avant même le départ.
Parce que les favoris annoncés ont gagné
Chez les hommes, la victoire finale de William Bon Mardion et Xavier Gachet n’a finalement surpris personne. Le duo français s’impose pour la troisième année consécutive, confirmant sa domination actuelle sur la course mythique du Beaufortain.
Certes, leurs principaux adversaires, Samuel Equy et Anselme Damevin, ont tenté de renverser la situation lors de la dernière étape disputée sous la neige. Leur victoire du jour a même fait planer un doute pendant quelques minutes. Mais l’avance acquise par les leaders lors de la troisième étape, sur le Grand Mont, a suffi pour conserver la tête du classement général.
Au final, l’écart est minime — 38 secondes seulement — mais le scénario correspond exactement à ce que beaucoup imaginaient avant le départ.
Derrière ce duel franco-français, la troisième place revient au duo italien Davide Magnini – William Boffelli, à près de 17 minutes des vainqueurs.
Parce que la Pierra Menta est une course dominée par des spécialistes
La Pierra Menta reste l’une des courses les plus techniques du ski-alpinisme. Son format très spécifique, avec quatre étapes longues et engagées, favorise naturellement les athlètes les plus expérimentés du circuit.
Transitions rapides, portages techniques, descentes engagées : autant d’éléments qui donnent un avantage considérable aux spécialistes de la discipline.
Cette caractéristique limite mécaniquement les surprises. Même lorsque des athlètes venus d’autres sports de montagne s’alignent au départ, il leur est très difficile de rivaliser avec les meilleurs skieurs-alpinistes.
L’exemple le plus marquant cette année reste celui de François D’Haene, associé au Suisse Rémi Bonnet. Malgré une belle performance et une 5ᵉ place au classement général, le quadruple vainqueur de l’UTMB termine tout de même à près de 30 minutes des leaders.
La course reste donc très fermée aux athlètes qui ne viennent pas directement du circuit skimo.
Parce que le suspense est resté limité
La Pierra Menta 2026 n’a évidemment pas été une course sans bataille. Le duel entre Bon Mardion – Gachet et Equy – Damevin a animé toute la semaine.
Les deux équipes se sont répondu coup pour coup pendant quatre jours. La dernière étape a même offert un moment de tension lorsque les challengers ont réussi à prendre plus d’une minute d’avance.
Mais malgré cette attaque spectaculaire, les leaders ont toujours semblé contrôler la course. Leur gestion de l’effort, leur maîtrise technique et leur expérience ont permis de maintenir l’écart au classement général.
La victoire s’est jouée dans un mouchoir de poche, mais la hiérarchie globale n’a jamais réellement été bouleversée.
Parce que chez les femmes aussi, la logique sportive s’est imposée
Le scénario est assez similaire dans la course féminine.
Le duo Emily Harrop – Margot Ravinel s’impose logiquement au classement général après avoir dominé la dernière étape. Les deux Françaises terminent avec près de huit minutes d’avance sur Axelle Gachet-Mollaret et Célia Périllat-Pessey.
Là encore, la hiérarchie finale correspond largement aux attentes. Les Italiennes Alba De Silvestro et Lisa Moreschini complètent la troisième place après avoir fait preuve d’une grande régularité sur l’ensemble des quatre étapes.
Comme chez les hommes, la logique sportive du ski-alpinisme s’est imposée.
Parce que la technicité de la course laisse peu de place à l’imprévu
La Pierra Menta reste une course mythique. Son parcours spectaculaire, ses arêtes, ses longues ascensions et son ambiance unique dans le Beaufortain en font l’une des épreuves les plus respectées du ski-alpinisme.
Mais cette 40ᵉ édition rappelle aussi une réalité du sport : plus une discipline est technique, moins elle laisse de place à l’imprévu.
Les meilleurs spécialistes disposent d’un avantage considérable. Leur maîtrise des descentes, des transitions et de la gestion de l’effort fait souvent la différence bien avant la dernière étape.
Parce que la Pierra Menta reste une course où la hiérarchie est difficile à bousculer
Avec ses quatre étapes, ses longues ascensions et ses passages techniques, la Pierra Menta reste l’une des courses les plus exigeantes du ski-alpinisme mondial.
Cette exigence explique aussi pourquoi les surprises y sont rares. Les équipes les plus fortes s’imposent presque toujours.
La Pierra Menta 2026 n’a pas été une mauvaise course. Au contraire, elle a offert un très beau spectacle en montagne. Mais elle illustre parfaitement une réalité du ski-alpinisme : dans ce sport, les favoris gagnent souvent… et parfois on le sait déjà avant le départ.
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