ami trail Voilà ce que je voudrais que tous mes amis sachent !
Mes amis…
- je n’ai pas besoin de parler course à pied tout le temps
- je ne regrette jamais d’être allé courir
- courir me fait du bien
- c’est pas parce que je me plains que j’ai envie d’arrêter
- je ne cours pas pour faire du sport
- courir soigne ma dépression
- j’essaie de trouver un juste équilibre dans ma pratique sportive
- vous n’avez pas à me parler de mes trails tout le temps
- même les jours où je cours je peux sortir avec toi
- tu peux courir si tu veux
- t’es pas obligé d’être un coureur pour être mon ami
En résumé si je cours…
Si je cours, ce n’est pas pour m’éloigner de vous. Ce n’est pas pour vous remplacer par des kilomètres, ni pour transformer chaque discussion en débat sur le dernier plan d’entraînement ou la prochaine ligne de départ. Si je chausse mes baskets, c’est pour tenir debout. Pour respirer. Pour continuer à avancer quand, parfois, la tête vacille plus que les jambes. Le trail n’est pas un hobby parmi d’autres. C’est un espace de régulation. Une soupape. Une façon d’habiter le monde sans exploser dedans. Il y a des jours où je pars courir avec un poids invisible sur la poitrine et où je reviens plus léger, sans que rien d’extérieur n’ait changé. Juste moi. Un peu plus aligné. Un peu plus stable. Quand je me plains d’une sortie difficile, d’une montée interminable ou d’un 50 km trop exigeant, ce n’est pas un appel à l’arrêt. C’est comme raconter une journée de travail chargée : on râle, on souffle, et pourtant on y retourne. Parce que ça a du sens. Parce que ça construit quelque chose en profondeur. L’effort, même rude, m’aide à mettre de l’ordre là où tout se mélange. Je ne cours pas pour accumuler des médailles. Je ne cours pas pour remplir un agenda. Je cours pour rester vivant à l’intérieur. Pour apprivoiser mes pensées. Pour transformer l’angoisse en mouvement. Certains méditent. D’autres écrivent. Moi, je grimpe des sentiers, je traverse des forêts, je m’enfonce dans la boue ou je regarde le soleil se lever après deux heures d’effort. Et ça me soigne. Mais courir ne me définit pas entièrement. Je suis aussi celui ou celle qui peut rester à table tard le soir, improviser un week-end, rire sans parler chrono. Même les jours d’entraînement, je peux être présent. L’équilibre n’est pas parfait, je le cherche encore. Entre la passion et la vie sociale, entre le besoin d’isolement et le besoin des autres. Je n’ai pas toujours la bonne dose, mais j’essaie. Tu n’as pas besoin de commenter chacune de mes courses. Tu n’as pas besoin de me demander “c’est quand le prochain trail ?” à chaque rencontre. Parfois, j’ai juste envie qu’on parle d’autre chose. D’un film, d’un projet, d’un souvenir. Je ne veux pas être résumé à mes kilomètres. Et surtout, tu n’as pas besoin de courir pour être mon ami. Tu peux détester ça. Trouver ça absurde. T’ennuyer à l’idée de monter un col en transpirant. Ça ne change rien. Ce qui compte, ce n’est pas que tu partages ma pratique, c’est que tu respectes ce qu’elle représente pour moi. Le trail m’aide à me reconstruire en permanence. Il m’apprend la patience, l’humilité, la gestion des creux. Il me rappelle que les montées finissent toujours par déboucher sur une crête. Et cette leçon-là, je la ramène dans mes relations, dans mon travail, dans ma façon d’aimer. Alors si je devais résumer : je cours pour aller mieux, pas pour m’éloigner. je cours pour tenir, pas pour fuir. je cours pour moi, mais je reste là pour toi. Un ami trail, ce n’est pas quelqu’un qui court avec moi. C’est quelqu’un qui comprend que courir m’aide à être pleinement présent quand je suis à ses côtés.
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