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Le traileur et explorateur français participe actuellement à la Montane Yukon Arctic Ultra, une course réputée pour ses conditions extrêmes dans le grand nord canadien. Cette 21e édition a connu plusieurs adaptations, notamment un nouveau parcours, qui rend la progression particulièrement exigeante. Mathieu Blanchard occupe actuellement la première place sur le parcours de 630 km.
Montane Yukon Arctic Ultra
Article mis à jour le 28 mars 2026 afin d’apporter des précisions rédactionnelles.
Une édition décrite comme différente par l’organisation
Le directeur de course, Robert Pollhammer, souligne lui-même les particularités de cette édition :
« Cette année, la Montane Yukon Arctic Ultra est presque comme une « nouvelle » course », avec un parcours différent et des conditions météo particulièrement difficiles. Il précise également que « la vitesse moyenne globale est beaucoup plus lente que d’habitude », en raison du profil et de l’état du terrain.
Des conditions de progression particulièrement exigeantes
Via son système de communication Inreach, Mathieu Blanchard a partagé plusieurs messages sur sa progression.
Il évoque notamment la difficulté du terrain et du tracé :
« Le parcours est nouveau, l’organisateur ne l’a pas repéré… c’est pas possible. »
Après plus de 400 km parcourus, les conditions restent très difficiles :
« C’est quasiment impossible d’avancer dans ces pentes raides avec la pulka chargée. Sur un tronçon de 80 km, la neige n’était pas tassée. J’avais l’impression de traîner une ancre de 3 tonnes derrière moi. »
Habitué des épreuves extrêmes, il souligne également l’intensité de cette expérience :
« Je n’ai jamais rien fait d’aussi difficile dans ma vie. »
Les conditions météorologiques renforcent cette difficulté, avec des températures proches de -30°C en continu. Dans ce contexte, la gestion de l’effort devient centrale :
« Tout est difficile dans ces conditions de froid extrême : la nourriture, l’eau, le sommeil, les vêtements. »
Une course marquée par de nombreux abandons
Le taux d’abandon est particulièrement élevé sur cette édition, avec une grande partie des participants contrainte de s’arrêter au fil des kilomètres.
Au cours de l’épreuve, Mathieu Blanchard a également rencontré des difficultés respiratoires ayant nécessité un contrôle médical, avant de pouvoir poursuivre.
La gestion du sommeil constitue également un facteur clé :
« J’ai passé environ 13 h dans mon sac de couchage depuis le début, mais je ne dors pas vraiment à cause du froid. Cela représente environ 2h30 de repos par jour. »
Dans ce contexte, la suite de la course dépendra de la capacité des athlètes à gérer la fatigue, le froid et les contraintes du terrain.
Du côté de Guillaume Grima, les retours sont également liés aux conditions du moment :
« Belle et grosse journée. Neige de moins en moins tassée. Content de mon rythme, je m’accroche. Moral 7/10, physique 6/10. »
L’issue de la course reste incertaine, tant les conditions influencent fortement la progression de l’ensemble des participants.
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