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Le Festival des Templiers s’est déroulé du 16 au 18 octobre 2026 à Millau, dans l’Aveyron.
🎥 La video du départ des Templiers
Cette édition s’est achevée dimanche avec le Grand Trail des Templiers, épreuve reine de 80,7 kilomètres et 3 443 mètres de dénivelé positif, remportée par l’Italien Francesco Puppi et la Polonaise Martyna Młynarczyk. Mais au-delà des performances sportives, une séquence filmée au départ de la course suscite de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux : celle d’un cheval qui chute sur la chaussée alors qu’il accompagne les premiers coureurs.
La vidéo a relancé un débat qui dépasse largement le monde du trail. Entre défense des traditions, recherche du spectacle, sécurité et respect des animaux, les commentaires témoignent d’un profond désaccord sur la place des chevaux dans ce type d’événement.
Le Grand Trail des Templiers 2026 remporté par Francesco Puppi et Martyna Młynarczyk
Dimanche 18 octobre, les participants au Grand Trail des Templiers se sont élancés de Millau à partir de 5 h 10, avec trois vagues de départ. Cette course emblématique du calendrier français a une nouvelle fois réuni plusieurs milliers de passionnés sur les sentiers des Grands Causses.
Chez les hommes, Francesco Puppi a remporté la victoire en 6 h 32 min 20 s, devant Dimitri Morel-Jean, deuxième en 6 h 39 min 27 s, et Benjamin Roubiol, troisième en 6 h 44 min 09 s.
Chez les femmes, Martyna Młynarczyk s’est imposée en 7 h 41 min 18 s, devant Alexandra Cassan-Ferrier en 7 h 46 min 22 s et Audrey Tanguy en 7 h 51 min 05 s.
Ces résultats ont conclu trois journées de compétition. Mais une autre image du week-end circule désormais : celle d’un cheval tombant sur le bitume quelques instants après le départ.
Un cheval chute au départ des Templiers, devant les coureurs
Le départ du Grand Trail des Templiers est connu pour sa mise en scène. Dans l’obscurité, les participants s’élancent au son d’Ameno, dans une atmosphère particulièrement spectaculaire, avec musique, éclairages et fumigènes.
Cette année, deux chevaux montés participaient également à l’ouverture de la course, en précédant les traileurs sur les premiers mètres du parcours.
Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on voit l’un des animaux perdre l’équilibre dans un virage et tomber sur la chaussée. Le cheval se relève ensuite et repart avec sa cavalière.
La séquence a rapidement suscité des interrogations. Pourquoi faire galoper des chevaux sur du bitume, de nuit, dans une ambiance aussi bruyante ? Leur présence est-elle indispensable au spectacle ? Les précautions prises étaient-elles suffisantes ?
Les réactions sont d’autant plus nombreuses que le trail est généralement associé au respect de la nature et à la proximité avec l’environnement.
Les commentaires dénoncent principalement la présence des chevaux
À la lecture des réactions publiées sous les vidéos, plusieurs grandes catégories de critiques apparaissent. La majorité des commentaires développés dans les extraits consultés contestent la présence des chevaux, même si quelques internautes défendent le caractère spectaculaire du départ.
1. Le bien-être animal : pourquoi imposer ce spectacle aux chevaux ?
C’est la critique qui revient le plus régulièrement. De nombreux internautes considèrent que les animaux ne devraient pas être utilisés pour animer le départ d’une compétition de course à pied.
Le compte Instagram @courir_mieux s’interroge avec ironie :
Les recherches concernant l’intérêt de deux chevaux au départ des Templiers, au milieu des fumigènes et des cornes de brume, à 5h du mat, se poursuivent, mais sont pour l’instant infructueuses.
De son côté, @justinepierron_coaching demande :
Peut-être penser à un autre départ sans animaux. Stop à l’exploitation. Merci pour leur respect et leur bien-être.
D’autres rappellent que les chevaux peuvent être sensibles au bruit, aux mouvements de foule et aux situations inhabituelles.
Cette critique dépasse la seule question de la chute. Pour ces internautes, même si aucun accident ne s’était produit, l’utilisation des chevaux aurait posé un problème de principe.
2. La sécurité : galoper sur du bitume est particulièrement critiqué
Une deuxième catégorie de réactions concerne les conditions matérielles du départ.
Plusieurs personnes se présentant comme cavaliers ou professionnels du monde équestre dénoncent le choix de faire galoper les animaux sur une chaussée goudronnée, notamment dans un virage.
@isabelle_st_s, qui indique pratiquer l’équitation depuis plusieurs années, explique :
JAMAIS je ne prendrai le risque de faire galoper mon cheval sur du bitume à moins d’avoir des hypposandales ou des fers en plastique anti-dérapants et encore je ne serai pas sereine.
D’autres évoquent le risque de glissade, l’adhérence des sabots, la vitesse et la proximité du peloton.
La sécurité des coureurs et des spectateurs est également soulevée. Plusieurs internautes estiment qu’une chute dans ces conditions aurait pu provoquer un accident impliquant d’autres personnes.
La polémique porte donc aussi sur la préparation technique du départ et sur les risques pris pour obtenir quelques secondes d’images spectaculaires.
3. La réaction de la cavalière après la chute suscite des critiques
Un troisième groupe de commentaires se concentre sur les secondes qui suivent l’accident.
Plusieurs spectateurs reprochent à la cavalière d’être repartie rapidement, sans qu’un contrôle de l’état du cheval soit clairement visible sur la séquence.
@nellsyg, qui se présente comme cavalière, écrit notamment :
Mais on regarde meme pas si il va bien c’est « tu repars direct galop et plus vite que ca «
D’autres internautes s’interrogent sur les gestes effectués pour relancer l’animal.
Il faut toutefois distinguer ce qui est visible sur la vidéo et les interprétations des internautes. Les images partagées ne permettent pas, à elles seules, de déterminer si le cheval a été examiné ensuite, ni d’établir précisément son état de santé dans les instants suivant la chute.
4. Certains défendent au contraire un départ spectaculaire et traditionnel
Toutes les réactions ne sont pas hostiles à la présence des chevaux.
Certains participants et spectateurs rappellent que le départ des Templiers fait partie de l’identité de l’événement. La musique, les fumigènes et l’ambiance médiévale contribuent à rendre cette course immédiatement reconnaissable.
@thomas_descant apprécie particulièrement cette mise en scène :
Je trouve ça énorme !! Pas de critique pour ma part. Ca doit être incroyable un départ avec Ameno, les fumigènes et les chevaux devant …
Un autre internaute, @benjamin_borderes, assure que les chevaux n’étaient pas effrayés et considère que leur présence a rendu le départ mémorable. Il reconnaît néanmoins qu’il serait préférable de renouveler l’expérience avec davantage de prudence.
Cette position défend l’intérêt visuel et émotionnel du dispositif, tout en laissant ouverte la question de son adaptation.
5. Des coureurs estiment que les chevaux n’apportent rien à leur expérience
Au-delà du bien-être animal et de la sécurité, plusieurs commentaires posent une question très concrète : les chevaux apportent-ils réellement quelque chose aux participants ?
@tarnatrail, qui explique avoir vécu plusieurs départs des Templiers, estime que leur présence bénéficie surtout aux coureurs placés tout devant.
Le commentaire de @annsobadey illustre cette réalité :
Trop de monde à cette course, partie en mileu de peloton, franchement je ne les ai même pas vus 😅
Pour les participants situés au milieu ou à l’arrière du peloton, le dispositif peut effectivement passer presque inaperçu.
Certains vont jusqu’à remettre en cause leur participation à de prochaines éditions. @coralie.godard affirme ainsi :
Les templiers étaient ma course de prédilection, je n’y retournerai pas tant qu’il y aura des chevaux au départ
Ces réactions montrent que la polémique ne concerne pas uniquement les défenseurs des animaux : elle interroge également la manière dont les organisateurs conçoivent l’expérience proposée aux traileurs.
6. Une participante à l’organisation du départ explique ce qui s’est passé
Au milieu des nombreuses critiques, un commentaire apporte des éléments importants sur le déroulement de l’incident.
Sous le compte @juliehars, une personne indiquant avoir accompagné les cavaliers lors de l’ouverture du Grand Trail des Templiers a publié une longue explication.
Elle reconnaît que les images peuvent donner l’impression d’un animal stressé et explique que l’allumage d’un fumigène aurait surpris le cheval au moment d’aborder le virage, provoquant sa chute.
Selon son témoignage, des modifications ont immédiatement été apportées aux deux vagues suivantes. Les fumigènes auraient été déclenchés uniquement après le passage des chevaux, tandis que ces derniers auraient commencé leur progression après le virage concerné.
Elle précise également que les chevaux avaient été déferrés en amont, mais que cette précaution n’a pas suffi à empêcher l’accident.
Surtout, elle apporte des nouvelles rassurantes :
Je tiens à vous dire que le cheval et la cavalière vont très bien. Jawad (le cheval) se porte à merveille et est actuellement au pré avec ses copains.
La participante assure que l’animal ne présente aucune séquelle et insiste sur l’attention portée aux chevaux.
Il s’agit d’un témoignage publié dans les commentaires, et non d’un compte rendu vétérinaire indépendant. Il permet néanmoins d’apporter la version d’une personne directement impliquée dans l’encadrement des chevaux et confirme, selon ses déclarations, que l’incident a entraîné des adaptations immédiates.
La polémique pose aussi une question sur l’évolution du trail
Ce débat intervient dans un contexte où les organisateurs de grandes courses cherchent à proposer des départs toujours plus spectaculaires.
Musique, fumigènes, jeux de lumière, animations et scénographies sont devenus des éléments importants de certains événements. Ils contribuent à leur identité, à leur médiatisation et aux souvenirs que les participants en conservent.
Mais l’utilisation d’animaux introduit une dimension supplémentaire.
Un cheval n’est pas un élément de décor. Son comportement peut varier en fonction du bruit, de son environnement et de la proximité des personnes. Les précautions prises ne permettent pas d’éliminer tous les risques, comme l’illustre cet incident.
Pour autant, certains commentaires rappellent qu’il existe peut-être des solutions intermédiaires. Un internaute propose ainsi de faire partir les chevaux une minute avant les coureurs afin de conserver une dimension cérémonielle sans les placer directement devant un peloton lancé à leur poursuite.
D’autres réclament leur suppression pure et simple.
Les Templiers pourront-ils conserver leur départ mythique sans chevaux ?
Le Festival des Templiers reste l’un des rendez-vous majeurs du trail français. Son départ nocturne, accompagné d’Ameno, constitue déjà un spectacle puissant pour les participants.
L’incident du dimanche 18 octobre ouvre désormais une réflexion sur l’avenir de cette mise en scène.
Le cheval Jawad et sa cavalière vont bien, selon les informations communiquées par une participante à l’encadrement. C’est évidemment l’essentiel.
Mais le fait que l’accident se soit terminé sans conséquence grave ne règle pas toutes les questions soulevées.
Un départ de trail doit-il être toujours plus spectaculaire pour rester mémorable ? Et surtout, l’émotion des coureurs justifie-t-elle d’impliquer des animaux dans une mise en scène qui comporte des risques ?
Le débat est désormais ouvert. Et à lire les commentaires, une partie du public semble considérer que l’ambiance des Templiers est déjà suffisamment forte pour se passer de chevaux.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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