Yukon Arctic Ultra 2026 — Grima et Clément au coude à coude, dans le sillage du duel de 2025
Guillaume Grima et Paul Clément dominent la Yukon Arctic Ultra
Après plus de deux jours d’effort et plus de 220 kilomètres parcourus, la Yukon Arctic Ultra 2026 se structure autour d’un face-à-face franco-français. En tête du 600 km, Guillaume Grima et Paul Clément poursuivent leur progression à un rythme très proche, séparés par seulement quelques kilomètres. Derrière eux, l’écart dépasse désormais les quarante kilomètres. La course s’organise autour de leur duel, discret dans la forme, mais solidement installé dans les faits.
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Deux profils, une même logique de course
Guillaume Grima
Pour les suiveurs de longue date, Guillaume Grima n’est pas une surprise. Déjà remarqué l’an dernier, il s’était imposé par sa persévérance tranquille, sa régularité et sa capacité à faire durer l’effort dans un environnement extrême. Cette année encore, ces qualités structurent sa performance.
Grima avance sans précipitation, avec une approche méthodique : matériel maîtrisé, routine stable, lecture lucide des conditions. Il ne cherche pas l’accélération spectaculaire, mais construit patiemment sa progression.
Paul Clément
Paul Clément incarne une trajectoire différente. Moins exposé médiatiquement avant cette édition, il a pourtant bâti ces dernières années une solide expérience sur les grands ultras européens. Sa préparation structurée, ses choix matériels précis et sa gestion fine de l’effort se traduisent aujourd’hui par une performance de très haut niveau.
Sur la Yukon, Clément avance avec lucidité : suffisamment vite pour rester au contact, suffisamment mesuré pour préserver ses ressources. Cet équilibre, fragile par nature, lui permet pour l’instant de tenir tête à Grima sans signe de rupture.
Un duel fondé sur la régularité
Depuis le départ, les deux leaders évoluent selon des logiques très proches. Leur moyenne de progression, comprise entre 5 et 6 km/h, reste remarquablement stable malgré la neige molle et les difficultés du terrain.
Ils ne courent pas ensemble entre les checkpoints. Chacun suit sa trajectoire, parfois à plusieurs kilomètres de distance, avant de se retrouver régulièrement aux points de passage. Il ne s’agit pas d’une alliance, mais d’une convergence de stratégies.
Leur gestion de la récupération illustre également cette proximité, avec des nuances : environ six heures de repos pour Grima, contre quatre heures trente pour Clément lors de leur dernier arrêt. Deux approches proches, qui pourraient peser sur la durée.
Cette régularité repose aussi sur des choix structurants, notamment l’allègement du matériel. La pulka plus légère de Clément constitue un avantage mécanique important dans une neige peu portante, tandis que la stabilité de Grima limite les phases de désorganisation coûteuses.
Ce duel rappelle celui observé en 2025 entre Guillaume Grima et Mathieu Blanchard, vainqueur de l’édition précédente.
Blanchard s’était imposé après près de huit jours d’effort, avec des vitesses en mouvement très proches de celles observées aujourd’hui. Leur duel reposait déjà sur la régularité et la gestion fine de la durée.
L’édition 2025 avait toutefois montré à quel point une course polaire peut basculer. À mi-parcours, autour de 290 kilomètres, Blanchard avait été victime d’importants problèmes respiratoires, l’obligeant à s’arrêter longuement. Il avait finalement réussi à repartir et à reconstruire son avance jusqu’à la victoire.
Cet épisode reste un point de comparaison fort : même une domination bien installée peut être fragilisée par un incident physiologique ou matériel.
Une avance solide, mais encore précaire
Aujourd’hui, Grima et Clément bénéficient d’un avantage construit sur des bases cohérentes : matériel optimisé, gestion stable de l’allure, tolérance élevée à l’effort prolongé, récupération maîtrisée.
Sur le plan des rythmes, leur progression s’inscrit dans la continuité de 2025. L’édition 2026 n’est pas plus lente, mais elle impose d’autres contraintes, liées à la neige molle et à l’humidité, qui accélèrent l’usure musculaire.
Avec encore plus de 370 kilomètres à parcourir, la course reste largement ouverte. Fatigue cumulative, erreurs de gestion, problèmes de santé ou de matériel peuvent encore redistribuer les cartes.
À ce stade, Guillaume Grima et Paul Clément ont pris un avantage stratégique clair. Mais, comme l’a montré l’exemple de Mathieu Blanchard l’an dernier, la Yukon Arctic Ultra ne se gagne pas au tiers de course !
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