u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Actu Trail Chasse

Demander de la sécurité sur les sentiers, c’est être « bobo écolo »

19 décembre 2025
dans Chasse
bobo ecolo



Dire qu’on veut courir en sécurité, apparemment, c’est déjà trop. C’est suspect de vouloir courir sans avoir peur. Ce serait un délit de bobo gauchiste, écolo, citadin. Ah bon ?

➡️ Ecologie dans le trail : dossier complet

Sommaire

Toggle
  • Publicité, la Garmin fēnix 7 Pro Solar est à -36% pour Noël
  • Coller une étiquette pour éviter de parler du fond, la rhétorique de la disqualification par projection
    • Être écolo, c’est quoi, exactement ?
    • Et “bobo”, alors ? C’est quoi ce vieux mot ?
  • Courir en sécurité n’est pas une revendication. C’est la base.
  • En résumé, si vouloir courir en sécurité fait de nous des bobos écolos, alors on assume.

Publicité, la Garmin fēnix 7 Pro Solar est à -36% pour Noël

lien affilié

-36%, sur amazon pour Noël

 
EN STOCK
COMMANDEZ SUR AMAZON
MAINTENANT

Alors qu’on parle simplement de pouvoir courir sur un sentier sans risquer de se faire tirer dessus, certains préfèrent balancer des clichés. Plutôt que d’écouter, ils collent des étiquettes. “Écolo”. “Bobo”. “Déguisé”.

 

 

Et nous voilà rangés, sans autre forme de procès, dans la catégorie des gens qu’on peut balayer d’un revers de commentaire.

Très bien. Détaillons un peu ce mécanisme. Et voyons ce qu’il dit, au fond.

Coller une étiquette pour éviter de parler du fond, la rhétorique de la disqualification par projection

Quand un coureur ou une coureuse évoque la peur de croiser une balle sur un sentier, le débat pourrait être simple. Est-ce normal, dans un pays moderne, qu’un traileur puisse tomber, sans le savoir, au milieu d’une battue non signalée ? Est-ce acceptable que des coups de feu retentissent à quelques mètres d’un sentier balisé, sans aucun panneau, ni rubalise, ni présence visible ?

Et allons plus loin : est-ce même acceptable qu’il n’existe, dans la majorité des départements français, aucun jour sans chasse, aucun créneau sécurisé garanti pour marcher, courir, s’entraîner ? Peut-on sérieusement parler de cohabitation quand une pratique occupe l’ensemble de l’espace naturel, tous les jours, sur des lieux publics, sans encadrement lisible ?

Mais à ces questions concrètes, une partie du camp d’en face ne répond pas. Il n’argumente pas. Il caricature. Il détourne. Il étiquette. Et il laisse entendre, de manière insidieuse, que demander des règles, c’est être contre la chasse.

Non. Réclamer un jour sans chasse, ce n’est pas être anti-chasse. C’est demander un équilibre. Un espace partagé. Un moment de tranquillité. De la même manière, pointer les homicides causés par des accidents de chasse, ce n’est pas “s’attaquer” à la chasse, c’est rappeler des faits, et questionner une organisation qui produit, chaque année, des blessés graves et des morts.

Il ne s’agit pas ici d’exiger un privilège pour les coureurs, mais simplement de rappeler que dans tous les autres usages publics de l’espace — routes, écoles, gares, plages —, la sécurité minimale des usagers est une évidence, pas un luxe ni une revendication militante. Pourquoi ce principe ne s’appliquerait-il pas à la nature ?

Et même si certains étaient contre la chasse — ce qui est leur droit — cela ne ferait pas d’eux pour autant des “bobos citadins déconnectés”. De nombreux collectifs de ruraux, de riverains, de mères de famille vivant à la campagne, de randonneurs du dimanche ou de petits maires de villages sont eux aussi excédés. Excédés de ne pas pouvoir sortir sans craindre un tir. Excédés que la forêt devienne un territoire anxiogène. Excédés qu’on ne les écoute jamais.

La colère est rurale, aussi. Elle est silencieuse, mais réelle. Et elle ne mérite pas d’être moquée. Elle mérite d’être entendue.

Être écolo, c’est quoi, exactement ?

Puisque le mot est régulièrement balancé comme une insulte, comme une manière de décrédibiliser tout propos critique, il convient de prendre le temps de s’arrêter dessus : qu’implique-t-il réellement ? Est-ce forcément s’opposer au nucléaire, militer pour la décroissance, voter pour des partis classés à gauche de la gauche, vivre dans une tiny house ou suivre un régime à base de graines germées ? Peut-être, parfois, mais certainement pas uniquement, et surtout, pas dans le cadre du trail.

Dans notre discipline, l’écologie n’a que très rarement les allures d’un dogme politique structuré ; elle n’est ni affichée sur des banderoles, ni scandée dans des slogans. Elle est bien plus souvent vécue de manière directe, sensible, ancrée dans l’expérience corporelle du terrain. Elle naît dans la boue que l’on traverse, dans les pierres que l’on frôle, dans les paysages que l’on sillonne, dans le respect des montagnes, des orages et des canicules. L’écologie, si elle existe, prend racine dans le plaisir de courir librement sur des sentiers encore ouverts, encore intacts, encore respirables.

L’écologie n’a pas besoin de slogans ni de grandes théories. Elle se vit dans les jambes, dans les choix du quotidien, dans le refus de participer à une surenchère de consommation ou de destruction au nom du loisir.

Et “bobo”, alors ? C’est quoi ce vieux mot ?

À une époque, c’était un concept sociologique : bourgeois-bohème. Aujourd’hui, c’est juste un mot pratique pour ridiculiser celui ou celle qui réfléchit, qui doute, qui demande. Un peu comme les wokistes.

Un bobo, dans la bouche de ceux qui s’en servent comme d’un couteau, c’est un citadin fragile, qui aime le café bio, les expos d’art et les randos le week-end. C’est l’ennemi parfait parce qu’il est flou. Et comme tout le monde peut y ressembler un peu, ça permet de frapper large sans viser juste.

Mais qui sont les “bobos” du trail, exactement ? Ceux qui se lèvent à 5h du matin pour faire une reco trempée jusqu’aux os ? Ceux qui galèrent à boucler leur Ultra-Marin en dix-huit heures ? Ceux qui s’abîment les genoux dans les descentes du Sancy ou les montées de la Diag ?

Non. Ce ne sont pas des bobos. Ce sont des gens normaux. Des passionnés. Des pratiquants. Des usagers légitimes de l’espace naturel.

La caricature du bobo sert surtout à nier la diversité des coureurs et des usagers de la nature. Or les plaintes, les peurs et les alertes viennent autant de personnes vivant en ville que de celles vivant à la campagne, et il est absurde de croire que seuls les urbains auraient le droit — ou l’envie — de se sentir en sécurité.

Courir en sécurité n’est pas une revendication. C’est la base.

Il y a un point qu’on ne devrait même pas avoir à rappeler : vouloir courir sans risquer sa vie, ce n’est pas une revendication politique. C’est une demande de base. Aussi légitime que vouloir des passages piétons visibles.

Et si certains trouvent ça “suspect”, “politisé” ou “idéologique”, c’est qu’ils confondent tout. On ne demande pas la fin de la chasse. On demande des sentiers signalés. Une cohabitation réelle. Des périmètres clairs. Un cadre. Pas une jungle.

Et tant pis si ça dérange ceux qui pensent que la nature leur appartient plus qu’aux autres.

 

Puisqu’on nous colle des étiquettes, allons-y.

Si dénoncer les dangers de la chasse, si vouloir courir sans peur fait de nous des “bobos écolos”, alors soit. Nous n’avons rien à prouver. Les étiquettes, les amalgames, les raccourcis politiques ne nous intéressent pas. Ce que nous demandons est simple, concret, universel : pouvoir courir en sécurité.

En résumé, si vouloir courir en sécurité fait de nous des bobos écolos, alors on assume.

On ne va pas se justifier d’être lucides. Pas s’excuser d’être attentifs à la réalité du terrain. Et surtout, on ne va pas taire une parole légitime parce qu’elle dérange une habitude ou froisse une sensibilité locale. Le respect, c’est réciproque. Et nous, on respecte les faits.
On ne s’excuse pas d’aimer les sentiers. On ne s’excuse pas de les défendre. On ne s’excuse pas de vouloir qu’ils soient là demain, pour nous, pour nos enfants, pour tous les autres. On ne s’excuse pas de refuser les balles perdues, les week-ends sous tension, les silences gênés après chaque drame.

Si publier une actu sur un accident de chasse fait de nous un média bobo écolo, soit.

On préfère ça à être un média qui détourne les yeux pendant qu’un joggeur se fait tirer dessus.

Tags: écologiechasse
Article précédent

Garmin ou Apple Watch : quelle montre offrir à Noël ?

Articles suivant

Tout le monde se trompe au sujet des plans d’entraînement trail

Lire aussi ces Articles

chasse fumel
Chasse

La tension monte : il est temps que la saison de chasse se termine

par admin
23 février 2026
chasseurs
Chasse

Aujourd’hui des cueilleurs sous les balles des chasseurs : demain des traileurs

par admin
5 février 2026
chasseurs
Chasse

Les chasseurs forcés de faire profil bas

par admin
24 janvier 2026
accident de chasse
Chasse

Accident de chasse : une joggeuse de 25 ans blessée par balle lors d’un footing dans le Jura

par admin
24 janvier 2026
chasse le week end
Chasse

Faut-il interdire la chasse le week-end pour que les traileurs puissent courir en sécurité

par admin
30 décembre 2025

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

Live : comment suivre le Semi-marathon de Paris en direct ?

Lapland Arctic Ultra en direct live : comment suivre Mathieu Blanchard et Thierry Corbarieu

Trail

  • Blog de trail (17 107)
    • Actu Trail (12 968)
      • EDITO (2 928)
      • GORATRAIL (379)
      • Chasse (146)
      • résultats trails (695)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 167)
      • Santé (760)
  • Equipement (2 545)
    • Chaussure Trail (748)
    • GPS (882)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • François d’Haene
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Les 5 meilleurs conseils avant l’EcoTrail de Paris
  • A partir de quel niveau et quel dénivelé l’utilisation des bâtons de trail est vraiment utile
  • Qu’est ce que l’entrainement invisible en trail
  • Est-ce utile ou pas de courir moins de 45 minutes
  • Garmin fait un procès à Suunto et l’accuse de lui avoir volé l’idée de la lampe torche
  • Ni Blanchard Ni Jornet : Jim Walmsley est le traileur le plus complet de sa génération
  • Trail : quels étirements faire contre l’aponévrosite plantaire
  • Marathon de Los Angeles : tous les coureurs qui n’ont fait que 29km ont reçu leur médaille de finisher
  • La chaussure qui a fait voler Jim Walmsley sur le semi marathon de Paris
  • 321 km dans un tunnel : le Français Chrtistian Mauduit gagne la course la plus folle du monde.

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

Contact u-Trail
Partenaires
Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer