Disparition en montagne en Isère : une randonneuse toujours introuvable dans le massif de Belledonne
Depuis plusieurs jours, l’inquiétude ne retombe pas autour de la disparition d’une randonneuse dans le massif de Belledonne. Dans ce secteur exigeant, bien connu des traileurs pour ses terrains techniques et encore enneigés au printemps, les recherches se poursuivent sans résultat à ce stade.
Avis de recherche – une disparition signalée depuis le 28 avril
Géraldine Georges, 45 ans, n’a plus donné signe de vie depuis le mardi 28 avril. Partie seule en montagne depuis l’agglomération de Grenoble, elle aurait rejoint le massif en voiture dans la matinée.
Son véhicule, une Golf 7 grise, a été retrouvé stationné dans la zone. Un élément qui laisse penser qu’elle s’est engagée seule sur un itinéraire de randonnée ou de montagne, dans un environnement encore marqué par des conditions hivernales.
Le dernier signal de son téléphone a été localisé du côté de Prapoutel, un point de départ fréquent pour accéder à des secteurs d’altitude comme le lac du Crozet ou la combe de Lancey.
Un secteur difficile, encore engagé pour la saison
La zone de recherche, située entre la combe de Lancey et le lac du Crozet, reste particulièrement exigeante en ce début du mois de mai. La neige est encore bien présente en altitude, les conditions peuvent évoluer rapidement, et certains passages deviennent techniques, voire dangereux sans équipement adapté.
Pour les pratiquants de trail ou de randonnée, ce type de terrain rappelle une réalité simple : même à la sortie de l’hiver, la montagne ne pardonne pas les erreurs d’appréciation.
Des moyens de recherche importants mobilisés
Dès le signalement de la disparition, le Peloton de gendarmerie de haute montagne de l’Isère a été mobilisé. Les opérations s’appuient sur des équipes au sol, mais aussi sur des moyens aériens, afin de couvrir un maximum de terrain dans un environnement vaste et complexe.
Malgré ces efforts, aucune piste concrète n’a pour l’instant permis de localiser la randonneuse. Les recherches se poursuivent, mais elles sont rendues difficiles par le relief, la météo et l’étendue de la zone.
Un appel à témoins toujours en cours
Les autorités invitent toute personne ayant pu croiser Géraldine Georges ou disposant d’informations à contacter les services de gendarmerie via le 17.
Au moment de sa disparition, elle portait une veste blanche, un pull marron, un pantalon vert et des chaussures noires. Tout élément, même jugé mineur, peut s’avérer utile pour orienter les recherches.
Ce type de disparition rappelle une réalité que les traileurs connaissent bien : la montagne reste un environnement engagé, même sur des parcours réputés accessibles. Orientation, conditions météo, équipement, autonomie… chaque sortie nécessite une préparation rigoureuse.
Dans le massif de Belledonne comme ailleurs, l’expérience ne protège pas de tout. Et dans certains cas, quelques heures peuvent suffire à transformer une sortie en situation critique.





