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🎧 Le Trail des Coursières change de dimension.
Pour sa 25e édition, l’événement organisé dans les Monts du Lyonnais ajoute pour la première fois un 100 miles à son programme. Le vendredi 7 mai 2027, les coureurs s’élanceront de Saint-Martin-en-Haut pour 163 km et environ 6 300 m de dénivelé positif. Mais un chiffre retient particulièrement l’attention : ils disposeront de 40 heures pour terminer. Une barrière horaire plutôt large qui peut faire de ce nouveau 100 miles une bonne occasion de découvrir la distance sans passer toute sa course à regarder sa montre.
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Le Trail des Coursières passe de 100 à 160 km
Jusqu’ici, le grand format des Coursières tournait autour de 100 km. En 2027, l’organisation franchit un cap avec une distance qui appartient à une autre catégorie de l’ultra-trail.
Distance
Le parcours fera 163 km, soit un peu plus que les 160,9 km correspondant aux 100 miles.
Le tracé doit notamment remonter vers le nord du massif jusqu’aux hauteurs de Violay et à la Tour Matagrin. L’organisation communiquera le détail du parcours dans son roadbook au printemps 2027.
Date
Vendredi 7 mai 2027 à 8 heures, les coureurs s’élanceront de Saint-Martin-en-Haut pour leur tour des Monts du Lyonnais.
Barrières horaires
Les coureurs auront 40 heures pour terminer les 163 km.
Et c’est justement ce délai qui rend ce nouveau 100 miles intéressant pour les traileurs qui hésitent encore à franchir le cap.
Un 100 miles de moyenne montagne pour se lancer sans flipper avec les barrières horaires
Avec environ 6 300 m D+ pour 163 km, les Coursières proposent un profil différent des grands 100 miles alpins.
Cela ne transforme évidemment pas 163 km en promenade. Il faudra gérer une ou deux nuits dehors selon son chrono, l’alimentation, les pieds, les coups de fatigue et probablement quelques gros passages à vide.
Mais pour un coureur qui possède déjà une expérience de l’ultra et qui hésite à passer sur 100 miles par peur des barrières horaires, les 40 heures accordées changent beaucoup de choses.
Pourquoi peut-on parler de barrières horaires plutôt larges ?
Les 40 heures accordées pour parcourir 163 km et environ 6 300 m D+ prennent tout leur sens lorsqu’on les compare à d’autres grands ultras.
- Sur l’UTMB 2026, les coureurs disposent de 45 h 30 pour 174 km et 9 700 m D+.
- À Nice Côte d’Azur by UTMB, le 100 miles affiche 50 heures pour 168 km et 8 900 m D+.
- La Diagonale des Fous monte jusqu’à 66 heures pour 180 km et 10 200 m D+.
Les Coursières proposent donc un temps maximal inférieur, mais avec aussi beaucoup moins de dénivelé : environ 6 300 m D+, contre près de 9 000 à plus de 10 000 m D+ sur ces grands 100 miles montagneux.
Avec 40 heures, il faut tenir une moyenne globale d’environ 4,1 km/h, arrêts compris. Sur le papier, le rapport entre la distance, le dénivelé et le temps accordé rend donc ce 100 miles intéressant pour un coureur qui veut découvrir les 160 km sans choisir immédiatement un ultra beaucoup plus montagneux.
C’est dans ce sens qu’on peut parler de « se lancer sans flipper » : les Coursières restent un véritable 100 miles, mais leur profil de moyenne montagne et les 40 heures accordées peuvent rassurer ceux qui redoutent surtout de passer leur première expérience sur cette distance à courir après les barrières horaires.
Cela ne signifie évidemment pas que la course sera facile : 163 km et 6 300 m D+ restent un ultra très long, avec la fatigue, la nuit et la gestion des ravitaillements que cela implique.
L’organisation recommande d’ailleurs aux participants d’avoir déjà terminé une épreuve représentant au minimum 100 km/effort, même si aucun justificatif d’expérience n’est demandé au moment de l’inscription.
Il faut donc bien parler d’un 100 miles accessible dans son approche, et surtout pas d’un 100 miles facile.
Une base de vie après 110 km
La gestion de course deviendra particulièrement importante après la première nuit.
Les participants trouveront une base de vie à Pomeys, autour du kilomètre 110, avec accès à leur sac personnel. Une assistance avec des kinésithérapeutes et des podologues est également prévue.
Les principales barrières horaires doivent progressivement conduire les coureurs jusqu’à Saint-Martin-en-Haut : Courzieu au km 19, Brussieu au km 32, Montrottier-Albigny au km 50, Villechenève au km 72, Haute-Rivoire au km 96, Pomeys au km 110, Saint-Christo-en-Jarez au km 127, Saint-Didier-sous-Riverie au km 145 puis Saint-André-la-Côte au km 153.
L’arrivée devra être franchie au plus tard dimanche à minuit, soit 40 heures après le départ.
Le 160 km des Coursières sera qualificatif pour la Western States
C’est probablement l’un des éléments qui donnera une dimension supplémentaire à cette première édition.
Le 160 km est annoncé UTMB Index dans la catégorie 100M et rapporte 6 points ITRA.
Surtout, la course figure parmi les épreuves qualificatives permettant aux finishers de remplir le critère de course pour participer au processus de tirage au sort de la Western States Endurance Run 2028.
Pour certains coureurs, les Coursières pourraient donc devenir à la fois un premier 100 miles et une étape vers l’un des ultras les plus connus au monde.
Un dossard à 160 euros jusqu’au 31 janvier
L’organisation a également choisi un tarif relativement contenu pour une course de cette distance.
Le dossard coûte 160 euros jusqu’au 31 janvier 2027, puis passera à 180 euros. Une offre temporaire permet également d’obtenir trois inscriptions pour le prix de deux sur le 160 km, à condition que les trois dossards soient achetés simultanément.
Le prix comprend notamment le chronométrage aux ravitaillements, les ravitaillements, le repas d’après-course ainsi qu’un cadeau finisher. Une balise GPS permettant un suivi continu pourra être ajoutée en option pour 20 euros.
Les Coursières conservent aussi leur 100 km
L’arrivée du 100 miles ne fait pas disparaître les distances historiques.
Le samedi 8 mai 2027, les Coursières proposeront également un 105 km et 4 200 m D+, un 52 km et 1 900 m D+, un 24 km et 820 m D+ ainsi qu’un 12 km et 410 m D+.
Le 160 km devient donc la nouvelle tête d’affiche d’un week-end qui couvrira pratiquement tous les formats du trail.
Pour une épreuve associative née il y a un quart de siècle dans les Monts du Lyonnais, le passage aux 100 miles constitue surtout un changement d’échelle. Et pour les traileurs qui rêvent des 100 miles mais repoussent encore le moment de s’inscrire par peur de courir après les barrières horaires, les 40 heures accordées par les Coursières pourraient bien enlever une partie du stress.
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