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đ§ LâUTMB Mont-Blanc est lâune des courses dâultra-trail les plus connues au monde.
Son épreuve reine, disputée autour du massif du Mont-Blanc, rassemble chaque année une partie des meilleurs spécialistes internationaux sur environ 170 kilomÚtres et prÚs de 10 000 mÚtres de dénivelé positif.
LâĂ©dition 2026 sâest dĂ©roulĂ©e ce week-end Ă Chamonix. Chez les hommes, Ben Dhiman sâest imposĂ©, tandis que Blandine LâHirondel a remportĂ© la course fĂ©minine.
Au-delĂ des performances sportives, câest pourtant le montant des primes versĂ©es aux meilleurs athlĂštes qui a provoquĂ© une rĂ©action extĂ©rieure au monde du trail.
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Jimmy Gressier rĂ©agit aux primes de lâUTMB
Jimmy Gressier est lâun des meilleurs spĂ©cialistes français de la course sur route et sur piste. Champion du monde du 10 000 mĂštres, le Français de 29 ans suit visiblement aussi ce qui se passe dans le trail.
Samedi 29 aoĂ»t, il a rĂ©agi sur Instagram au montant des rĂ©compenses distribuĂ©es Ă lâUTMB 2026.
Son message vise directement le niveau de redistribution aux athlĂštes.
Il estime que les sommes versĂ©es aux meilleurs coureurs restent trop faibles par rapport Ă lâimportance Ă©conomique prise par les grandes organisations de course Ă pied et de trail.
Dans une story Instagram, il résume ainsi sa position :
« La redistribution nâest pas efficace et Ă©quitable, car sans les athlĂštes, pas de course. »
Il utilise mĂȘme le terme de « honteux » pour qualifier le dĂ©calage quâil perçoit entre ce que rapporte lâĂ©vĂ©nement et ce qui revient aux athlĂštes.
Les 20 000 euros des vainqueurs sont au cĆur de sa critique
Jimmy Gressier prend notamment pour exemple la prime attribuĂ©e aux vainqueurs de lâUTMB.
Ben Dhiman et Blandine LâHirondel vont chacun recevoir 20 000 euros pour leur victoire.
Pour Gressier, cette somme doit ĂȘtre remise dans le contexte de lâeffort demandĂ© aux coureurs.
Il souligne que les meilleurs athlĂštes passent prĂšs dâune vingtaine dâheures en course, sans dormir, sur un terrain extrĂȘmement exigeant. Il rappelle Ă©galement que trĂšs peu de sportifs sont capables de produire un tel effort physique et mental.
Jimmy Gressier Ă©voque notamment la rĂ©munĂ©ration Ă©ventuelle dâun agent ainsi que la fiscalitĂ©. Il estime quâune fois ces Ă©lĂ©ments dĂ©duits, la somme restante peut devenir beaucoup moins importante.
« Entre le prize-money et ce que gagnent les organisateurs, il y a un tel décalage »
Le Français prĂ©cise quâil ne parle pas de sa propre situation.
Il explique vivre correctement grùce notamment à ses sponsors, mais considÚre que la question dépasse largement son cas personnel.
Son propos concerne selon lui lâensemble des athlĂštes professionnels engagĂ©s sur des courses sur route ou en trail.
Jimmy Gressier estime quâun Ă©cart important sâest créé entre les revenus gĂ©nĂ©rĂ©s par certaines grandes Ă©preuves et les prize-money proposĂ©s aux sportifs.
Il pointe en particulier le rÎle économique des milliers de coureurs amateurs qui paient leurs inscriptions et participent au succÚs de ces événements.
Jimmy Gressier reconnaĂźt aussi le coĂ»t dâorganisation dâune course comme lâUTMB
Sa critique ne consiste cependant pas Ă considĂ©rer que lâintĂ©gralitĂ© des recettes pourrait ĂȘtre reversĂ©e aux athlĂštes.
Jimmy Gressier reconnaĂźt lui-mĂȘme que lâorganisation dâun Ă©vĂ©nement comme lâUTMB implique des coĂ»ts importants.
Une course de cette dimension nĂ©cessite notamment des moyens considĂ©rables en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, de logistique, de secours et dâorganisation.
Mais il considÚre malgré tout que la progression économique de la course à pied devrait davantage profiter aux sportifs.
Pour lui, le dĂ©veloppement des entreprises spĂ©cialisĂ©es dans lâorganisation de courses montre aussi que le secteur est devenu Ă©conomiquement attractif.
En résumé, le débat sur la professionnalisation du trail est lancé
La sortie de Jimmy Gressier dĂ©passe donc le simple cas de Ben Dhiman et Blandine LâHirondel.
Elle pose plus largement la question de la place des athlĂštes dans lâĂ©conomie actuelle du trail.
La discipline connaßt une croissance importante, les grandes marques investissent davantage, les événements internationaux attirent toujours plus de participants et les meilleurs coureurs sont de plus en plus médiatisés.
Mais les prize-money restent encore trĂšs Ă©loignĂ©s de ceux que lâon peut retrouver dans plusieurs autres sports professionnels.
Pour Jimmy Gressier, cette Ă©volution Ă©conomique devrait maintenant sâaccompagner dâune meilleure redistribution vers les athlĂštes.
Son message est clair : puisque le trail continue de grandir, ceux qui produisent la performance sportive doivent eux aussi pouvoir profiter davantage de cette croissance.
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