Frédéric Lénart , le big boss de l’UTMB agite la menace d’un départ de l’UTMB Nice Côte d’Azur. 2026 serait la dernière édition.
Au final Eric Ciotti n’a pas vraiment gagné.
Le ton monte entre UTMB Group et la municipalité niçoise.
Officiellement, l’édition 2026 de l’UTMB Nice Côte d’Azur est maintenue. Mais dans les faits, le conflit ne fait que commencer.
Car derrière les déclarations prudentes, un message passe de plus en plus clairement : sans financement public, l’événement pourrait disparaître. Une position assumée par la direction de l’UTMB, qui évoque déjà la possibilité d’une dernière édition.
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Une menace, voire un chantage, qui ne dit pas son nom
Difficile de ne pas voir, dans les propos de Frédéric Lénart, une forme de pression. L’argument est simple : sans soutien financier de la ville, Nice ne serait plus rentable pour l’organisateur.
Sur le papier, l’explication se tient. Organiser un événement de cette ampleur implique des coûts importants, notamment en matière de sécurité et de logistique. Mais dans le même temps, les chiffres avancés sur les retombées économiques racontent une autre histoire.
Plus de 10 millions d’euros générés lors de l’édition précédente, une majorité de participants venus de l’extérieur, une exposition internationale… Autant d’éléments qui alimentent un débat de fond : un événement comme l’UTMB Nice peut-il réellement devenir non rentable du jour au lendemain ?
Un débat qui dépasse le simple financement
C’est là que le bras de fer prend une autre dimension. Car la question n’est plus uniquement celle du financement public, mais celle du modèle économique global du trail.
D’un côté, l’organisateur défend une logique industrielle, avec des standards élevés, une production médiatique importante et une organisation lourde. De l’autre, les collectivités arbitrent entre dépenses publiques et retombées indirectes.
Dans ce contexte, affirmer que l’événement ne tient plus sans argent public revient aussi à poser une ligne rouge.
Entre stratégie et communication
La manière dont le message est formulé interroge. Parler d’une “dernière édition” dès 2026, sans même attendre le bilan, revient à installer une forme d’urgence dans le débat.
Pour certains observateurs, il s’agit d’une stratégie classique : mettre la pression pour rouvrir la discussion. Pour d’autres, c’est le signe d’un modèle qui atteint ses limites.
Dans tous les cas, la communication n’est pas neutre. Elle vise à peser dans le rapport de force.
Au-delà du cas niçois, ce bras de fer illustre une évolution du trail. Les grandes courses ne sont plus de simples événements sportifs. Elles deviennent des objets économiques, politiques, médiatiques.
Et dans ce nouveau paysage, les tensions sont inévitables.
Reste à savoir qui cédera en premier. La mairie, en réinjectant des fonds ? Ou l’UTMB, en maintenant son modèle sans soutien public ?
Une chose est sûre : la course de 2026 ne se jouera pas uniquement sur les sentiers.
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