Le Marathon de Paris 2026 a décidé de franchir un cap dans sa transition écologique.
Fini les bouteilles et les gobelets en plastique sur les ravitaillements. À la place, un nouveau système censé réduire les déchets. Mais dans les faits, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.
Les coureurs les plus rapides, ceux capables de viser moins de 2h50, auront accès à des bidons réutilisables fournis par l’organisation, à récupérer sur des zones dédiées. Un dispositif directement inspiré de celui des élites. Pour tous les autres, soit l’écrasante majorité des participants, il faudra se débrouiller autrement : remplir soi-même son contenant aux rampes à eau, ou courir avec son propre système d’hydratation.
Une décision assumée par les organisateurs, mais qui divise déjà fortement.
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L’annonce du marathon de Paris quant au ravitaillement des élites
Marathon de Paris : un privilège pour les rapides, une contrainte pour les autres
Courir vite donne accès à un confort que les autres n’auront jamais
Le message est limpide : si vous courez sous les 2h50, l’organisation s’adapte à vous. Si vous êtes au-delà, c’est à vous de vous adapter. Cette frontière crée de fait deux catégories de coureurs. Ceux pour qui tout est prévu. Et ceux qui doivent gérer seuls leur hydratation, parfois au détriment de leur course.
Les amateurs deviennent des porteurs d’eau malgré eux
Sans bidons fournis, beaucoup n’auront pas d’autre choix que de porter un sac d’hydratation ou une ceinture. Sur 42 km, cela change tout. Poids, chaleur, inconfort… Là où certains courront libres, d’autres devront composer avec une contrainte permanente.
Une écologie qui ne s’applique pas à tout le monde
La suppression du plastique est présentée comme une avancée majeure. Mais pourquoi ne concerne-t-elle pas tous les coureurs de la même façon ? Pourquoi maintenir un système optimisé pour une minorité, tout en demandant des efforts supplémentaires à la majorité ?
L’impression qui en ressort est simple : l’écologie est exigée des uns, mais aménagée pour les autres.
Un sas préférentiel qui devient un sas privilégié
Déjà, partir dans les premiers sas offre des avantages évidents : moins de bouchons, une course plus fluide. Désormais, cela s’accompagne aussi d’un meilleur accès à l’hydratation. Le sas préférentiel devient un véritable sas de confort.
Une évolution qui accentue encore les écarts.
Un sport populaire qui oublie sa base
Le marathon s’est construit sur une idée simple : tout le monde court la même distance, dans les mêmes conditions. Aujourd’hui, cette promesse s’effrite. Les différences d’accompagnement deviennent visibles, concrètes, et parfois difficiles à accepter pour les milliers de coureurs anonymes qui font vivre l’événement.
En résumé, cette décision pose une question de fond : jusqu’où peut-on aller au nom de l’écologie sans créer d’injustice ?
Réduire les déchets est une nécessité. Mais quand cela conduit à faire porter l’effort principalement sur ceux qui ont le moins d’avantages, le message devient problématique.
Marre de cette écologie punitive qui, sous couvert de bonnes intentions, finit par favoriser les plus rapides, les mieux placés… et souvent les plus privilégiés.
Source
- information révélée par l’Equipe
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