Un mystérieux Canadien dans la course la plus dure au monde La cigarette est tombée. À 6h00 ce matin, heure locale du Tennessee, Gary « Lazarus Lake » Cantrell a allumé sa cigarette légendaire, donnant le départ de la Barkley Marathons 2026. Une heure plus tôt, la conque avait retenti, signalant aux 40 coureurs sélectionnés qu’ils avaient 60 minutes pour se préparer à affronter l’une des épreuves les plus brutales de l’ultramarathon. Parmi eux, un nom qui intéresse particulièrement le public canadien et québécois : Mathieu Blanchard.
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Mathieu Blanchard, qualifié automatique sur la Barkley Marathons
Mathieu Blanchard, vainqueur de la Barkley Fall Classic en septembre dernier, est l’un des deux qualifiés automatiques pour cette édition. Le Français qui a obtenu la nationalité canadienne en 2023 vit entre les Deux-Alpes et Montréal, où il passe ses hivers pour s’entraîner. Champion du Yukon Arctic Ultra en 2025, Blanchard arrive à la Barkley avec un profil unique : il maîtrise autant les conditions extrêmes du Grand Nord que les défis techniques des courses en montagne. La Barkley représente un tout autre type de souffrance. Environ 160 kilomètres à travers des forêts impitoyables, sans GPS, sans balises, avec environ 18 000 mètres de dénivelé positif cumulé. Cinq boucles à compléter en moins de 60 heures.
Les Français en force dès le début
Après environ 4h40 de course, les nouvelles de la Tour (un point de passage clé) sont tombées : « Les cinq premiers à passer par la Tour avaient tous un accent français », rapportait Keith Dunn, le chroniqueur officieux de la Barkley. La délégation française est impressionnante cette année. Aurélien Sanchez, finisher en 2023 lors de sa première tentative, est de retour pour sa quatrième participation. Sébastien Raichon, vainqueur de la Winter Spine Race en janvier, fait également partie du groupe de tête. Après environ 10 heures de course, les cinq premiers ont terminé la première boucle en 9h47. « Old French Guy » (probablement Sébastien Raichon) a été le premier à repartir pour la boucle 2 après seulement 9 minutes de transition. Quatre autres l’ont rapidement suivi. Deux autres Français ont franchi la ligne de la première boucle en 10h07 et 10h08, l’un d’eux s’arrêtant pour mettre des sacs poubelles par-dessus ses chaussures avant de traverser le ruisseau. À mi-journée, huit coureurs étaient déjà sur la deuxième boucle, dont une majorité de Français.
Un mystérieux Canadien dans la course
Sur la liste des participants, un nom intrigue : position 26, simplement marqué « Canada » sans autre précision. Qui est ce coureur mystère qui représente le Canada à la Barkley 2026 ? Pour l’instant, impossible de le savoir. Keith Dunn n’a pas encore identifié ce coureur dans ses mises à jour. Est-ce un habitué des ultras canadiens ? Un coureur de l’Ouest ? Du Québec ? L’identité reste à confirmer. Ce qui est certain, c’est que ce coureur canadien fait partie d’un groupe très select. Seulement 40 personnes sont acceptées chaque année à la Barkley sur des centaines de candidatures. Être là, c’est déjà une reconnaissance.
Pas de David Goggins
Contrairement à ce qui avait circulé sur les réseaux sociaux, David Goggins n’est pas à la Barkley 2026. L’annonce de sa participation était un poisson d’avril publié en avril 2025. Malgré la rumeur persistante, Goggins n’a pas été accepté cette année.
Comment suivre la Barkley Marathons depuis le Canada
Contrairement à la plupart des ultramarathons, la Barkley n’a pas de suivi GPS en direct. Les mises à jour proviennent exclusivement de Keith Dunn sur X (anciennement Twitter) sous @keithdunn ou via son compte BlueSky Social, où il partage des informations en direct depuis le camp. Pour les suiveurs francophones, plusieurs comptes comme @BarkleyMarathon sur BlueSky traduisent et relaient les informations en français.
Météo de la Barkley Marathons : la pluie arrive plus tôt que prévu
Après environ 12 heures de course, la pluie a commencé à tomber, « plusieurs heures plus tôt que prévu » selon Keith Dunn. Un élément qui complique encore davantage une course déjà impitoyable. Cette année marque aussi le départ le plus tôt de l’histoire de la Barkley, le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Le campground habituel étant en travaux, le départ et l’arrivée se font à partir des abris du parc, et les coureurs doivent traverser un ruisseau au début de chaque boucle. Un ajout « convenablement inconvénient » qui ajoute une difficulté supplémentaire.
Ce qui attend les coureurs
Historiquement, les coureurs doivent terminer la première boucle en moins de 9h30 à 10h s’ils veulent avoir une chance réaliste de terminer les cinq boucles en 60 heures. Avec huit coureurs ayant terminé la première boucle sous les 11 heures et déjà repartis pour la deuxième, cette édition pourrait voir plusieurs finishers. Depuis 1986, seulement 20 personnes ont terminé la Barkley Marathons. En 2025, personne n’a fini. En 2024, cinq coureurs ont terminé, un record historique. Est-ce que 2026 verra des finishers ? Est-ce que Mathieu Blanchard sera parmi eux ? Qui est le mystérieux coureur canadien ? Les prochaines 48 heures nous le diront. Pour l’instant, une chose est claire : les Français dominent cette édition. Et Mathieu Blanchard, avec sa double nationalité et son expérience unique des conditions extrêmes, représente un lien fascinant entre le Canada et cette course légendaire du Tennessee.
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