Il n’a jamais été aussi difficile d’obtenir un dossard.
En quelques minutes, les plus grandes courses de trail et de running affichent complet. Face à cette pénurie organisée, un marché parallèle s’est structuré. Et avec lui, un nouveau fléau : l’arnaque au dossard. Faux profils, paiements volés, usurpation d’identité… De plus en plus de coureurs se font piéger en tentant simplement de participer. Pourquoi ces arnaques explosent-elles ? Et surtout, comment s’en protéger sans renoncer à courir ? Voici les réponses, une à une.
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arnaque dossard, les 6 causes révélées
Parce que les courses se remplissent en quelques minutes
Sur des événements comme la SaintéLyon, le Trail de la Côte d’Opale ou le marathon de Paris, les dossards disparaissent à une vitesse affolante. Dès l’ouverture des inscriptions, les serveurs saturent, les places s’envolent, et des milliers de coureurs restent sur le carreau. Cette rareté alimente la frustration, crée de la tension… et pousse vers des circuits parallèles où tout est permis.
Parce que les réseaux sociaux facilitent les échanges… et les arnaques
Facebook, WhatsApp ou Telegram regorgent de groupes de revente de dossards. Si certains sont bienveillants, beaucoup sont devenus des terrains de chasse pour les escrocs. Faux profils, paiements frauduleux, dossards jamais envoyés : ces réseaux rendent les échanges faciles mais incontrôlables, sans aucun tiers de confiance pour sécuriser les transactions.
Parce que les sanctions existent… mais sont peu dissuasives
La plupart des règlements interdisent la revente de dossards, mais en réalité, les contrôles sont rares et les sanctions trop timides. Les coureurs exclus sont peu nombreux, les poursuites quasi inexistantes, et l’absence de véritable traçabilité sur les réseaux sociaux laisse le champ libre aux fraudeurs. Résultat : le sentiment d’impunité entretient le phénomène.
Parce que certains arnaqueurs ont simplement besoin d’argent
Sur un marché où l’offre ne suit pas la demande, il est tentant pour certains de profiter de la situation. Des individus mal intentionnés créent de faux profils, récupèrent d’anciens visuels de dossards, ou promettent des transferts fictifs. Leur but n’est pas de courir : c’est de profiter d’un écosystème peu régulé pour récupérer de l’argent facilement et disparaître sans laisser de trace.
Parce que les traileurs sont prêts à tout… même s’ils savent que c’est interdit
Beaucoup de coureurs savent très bien qu’un dossard est nominatif, lié à un certificat médical (PPS en France), une assurance, voire des règles de sécurité strictes. Et pourtant, la frustration d’avoir raté l’inscription prend souvent le dessus. L’envie de courir est plus forte que la raison, et nombreux sont ceux qui acceptent les risques… au mépris de leur propre sécurité et de la régularité de la course.
Parce que les plateformes officielles sont encore trop peu utilisées
Des solutions existent : LiveSwap, Swika, listes d’attente officielles… Mais elles restent mal connues, sous-utilisées, ou absentes de certaines courses. Résultat : les coureurs reviennent à la débrouille, au message privé sur Messenger ou à la publication douteuse sur un groupe Facebook, faute de meilleure alternative visible ou rapide.
Refuser les paiements non sécurisés, exiger des preuves d’achat, vérifier l’identité du vendeur, et surtout… privilégier les solutions officielles. Si la course ne propose rien, mieux vaut parfois rater une édition que risquer de se faire voler ou exclure le jour J.






