Claire Bannwarth : la grande absente de la Montane Winter Spinerace. Reviendra-t-elle un jour dans le circuit ?
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Claire Bannwarth était inscrite à la Montane Spinerace ce week-end. Elle n’y a évidemment pas pris part au regard de sa situation de santé actuelle.
Son corps ne lui laisse pas d’autre choix depuis quelques mois que de se morfondre et de ne plus pouvoir pratiquer la course à pied.
La Montane Spinerace ne fut donc pas au rendez-vous ce samedi 10. Ce n’est ni une retraite ni un calcul. C’est juste qu’elle n’a pas le choix, elle qui a pourtant maintes fois fait la démonstration de sa résilience et de sa capacité à accepter la douleur. Mais la question qu’amène à se poser ce dossard qu’elle n’a pas pu honorer est la suivante : pourra-t-elle revenir au plus haut niveau ?
2025 : son année noire
Tout a commencé en novembre 2024. La tendinite tibiale postérieure ne semble pas de prime abord être un drame pour elle. Mais les traitements se sont accumulés, entre repos, kinésithérapie et injections. Le tendon guérit, mais trop lentement.
Et ce n’est toujours pas réglé.
A la douleur et la blessure physique s’ajoute le désarroi psychologique. Il y a eu les pleurs quotidiens, la frustration, la dépression qui s’installe progressivement, et la perte d’emploi.
en 2026, ce n’est pas fini
Elle n’a pas pu courir sur cette course en Angleterre et ceux qui suivent son parcours imaginent à quel point la situation doit être compliquée. C’est que Claire n’a jamais été du genre à renoncer. Elle n’a, par exemple, pas voulu renoncer à sa place sur la Barkley 2025 tout en sachant qu’elle ne pourrait pas donner le meilleur d’elle-même. Le résultat était très en deçà de ce à quoi elle pouvait rêver : un destin à la Jasmin Paris.
Elle a d’ailleurs beaucoup plus fait de vélo l’année dernière qu’elle n’a couru, et prévoit encore une petite sortie cette année de 2500 km, avant d’aller faire la Diag’ (et le 360 Gran Canaria), en mode touriste. L’année 2026, c’est déjà prévu, sera une année sans haut niveau à la compétition.
Elle le sait, et c’est un sujet bien documenté, les tendons sont longs à se remettre en ordre de marche, surtout pour courir des 100 ou 200 miles, et aussi au-delà des 35 ans. Claire n’a pas d’autre choix que d’accepter cet état de fait. Mais cela ne rend pas le retour au haut niveau facile pour autant.
Blessure, âge, mental ? Il y a toujours une bascule, un moment où l’on passe d’athlète en pleine possession de ses pouvoirs à un athlète qui ne reviendra plus au plus haut niveau. Quel que soit le sport, et souvent sur blessure, il y a ce passage qui fait changer de catégorie. On peut légitimement craindre que Claire Bannwarth, 36 ans, soit dans ce cas de figure.
Il ne suffit pas de regarder Claire pour voir cette problématique.
À l’UTMB 2025, en août dernier, Courtney Dauwalter, triple vainqueur de la course et légende, a vécu une contre-performance qui a secoué le monde du trail. Elle a eu 40 ans en 2025 et la saison avait été déjà marquée par un abandon.
A 40 ans la mécanique s’est grippée, et on ne sait toujours pas dans quelle forme elle va revenir, malgré sa participation à des marathons aux USA.
Il y a aussi François d’Haene, quadruple figure de légende (4xUTMB, 4xDiag’) qui abandonne l’UTMB 2025 avant le lever du jour.
Il avait été victime d’une grave fracture de la cheville fin 2022 et n’avait retrouvé la compétition qu’une année plus tard. Et son palmarès est depuis plus léger qu’avant la blessure. Il a tout de même gagné le Tor des Géants en septembre 2024.
La blessure chronique chez l’ultra-traileur n’est pas une parenthèse. C’est une coupure. Le corps d’avant et le corps d’après ne sont généralement plus les mêmes.
On peut d’ailleurs se poser la même question à propos de Casquette Verte.
S’il est plus jeune, 34 ans actuellement, il n’en reste pas moins avec une année 2024 compliquée en termes de réussite, à la suite de blessures persistantes depuis fin 2023. Si son programme 2026 est encore chargé, s’il court aujourd’hui encore d’impressionnantes distances au quotidien, est-ce que son corps sera toujours au rendez-vous des podiums ou des Top 10 sur les courses d’envergure internationales ?
Peut-on vraiment revenir au même niveau ? La question qui tue
Voilà le non-dit qui flotte autour de Claire, et d’autres, depuis un an : peut-elle revenir ?
Progressivité de plusieurs mois, prudence monacale, intensité inférieure, c’est tout ce que déteste un ultra-coureur comme Claire. Et pourtant, c’est la seule voie pour, peut-être, un retour au plus haut niveau.
Mais une chose est sûre. Si le temps a fini par faire son œuvre sur cette athlète unique, elle continuera à nous épater régulièrement avec des performances qu’elle seule pourra réussir !
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