Notre video youtube sur le gilet d’hydratation S/LAB ULTRA 12
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Le S/LAB ULTRA 12 vient tout juste de sortir et, pour une fois, la nouveauté ne repose ni sur une technologie spectaculaire ni sur un argument marketing creux.
Ce que corrige Salomon avec ce nouveau gilet est beaucoup plus simple, mais aussi beaucoup plus concret. La marque revient enfin sur un choix qui avait suscité de nombreuses critiques chez les traileurs longue distance.
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gilet d’hydratation Salomon S-Lab Ultra 10
Les précédents sacs d’hydratation Salomon n’étaient pas pratiques au niveau du rangement à l’arrière
Sur le Sense Pro 10, beaucoup de coureurs avaient pointé une vraie incohérence.
Le gilet était léger, stable, performant, mais il compliquait inutilement la gestion du matériel en course. L’absence d’un accès arrière réellement pratique rendait l’utilisation d’une veste imperméable, d’une couche thermique ou du matériel obligatoire moins fluide, surtout sur les formats ultra.
En trail long, ce type de détail devient rapidement un irritant. Devoir enlever le sac, se contorsionner ou perdre du temps à chaque manipulation casse le rythme et finit par peser mentalement autant que physiquement.
Différences entre le S/LAB ULTRA 10 et le S/LAB ULTRA 12
La principale différence entre le S/LAB ULTRA 10 et le S/LAB ULTRA 12 ne se situe ni dans le look ni dans la philosophie générale du produit, mais dans la gestion de l’accès au rangement arrière.
Sur l’ULTRA 10, le dos est organisé autour d’une grande poche verticale, pensée pour le volume et la stabilité. Cette poche permet d’emporter du matériel, mais elle est peu pratique à utiliser en course. Pour attraper une veste ou une couche thermique, il faut généralement s’arrêter ou enlever le gilet, ce qui a été largement critiqué sur les formats ultra.
Avec l’ULTRA 12, Salomon ne revient pas au système historique des ADV Skin, mais corrige cette limite. La marque ajoute une poche arrière basse, accessible par le côté, qui permet de sortir ou ranger une veste compressée sans retirer le gilet. Ce n’est pas une poche traversante, mais c’est un accès arrière qui n’existait tout simplement pas sur l’ULTRA 10.
Le volume passe de dix à douze litres, ce qui renforce l’orientation ultra du modèle, notamment pour les courses longues avec matériel obligatoire conséquent ou pour les sorties très autonomes. Le gilet reste fidèle à l’ADN S/LAB en termes de stabilité et de maintien, avec un poids qui augmente légèrement mais reste contenu au regard de la capacité et des fonctionnalités ajoutées.
En résumé, le S/LAB ULTRA 12 ne révolutionne pas la gamme, mais corrige un défaut majeur de l’ULTRA 10 : l’absence d’un accès arrière réellement utilisable en course. C’est une évolution pragmatique, attendue par de nombreux traileurs longue distance, même si elle s’accompagne d’un positionnement tarifaire toujours très élevé.
Tableau comparatif des différences clés entre le S/LAB ULTRA 10 vs S/LAB ULTRA 12

Sur le S/LAB ULTRA 12, Salomon améliorer l’accès au matériel rangé sur le dos du sac
La marque réintroduit un accès arrière au rangement, avec une poche située dans le bas du dos, accessible sur le côté sans enlever le gilet. Attention toutefois au vocabulaire : il ne s’agit pas d’une grande poche traversante comme sur les ADV Skin, mais bien d’une poche latéro-arrière, plus simple à utiliser en mouvement que sur le Sense Pro 10.
Concrètement, cette poche permet de sortir ou ranger une veste compressée, des gants ou une couche thermique sans devoir s’arrêter ni retirer le gilet. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais une amélioration fonctionnelle réelle pour les formats ultra, là où l’efficacité prime sur la nouveauté.
Le reste du S/LAB ULTRA 12 s’inscrit dans la continuité de la gamme : volume, stabilité et légèreté dans la continuité S/LAB
Avec douze litres de volume, le gilet vise clairement les ultras longs et les formats engagés, voire les courses sur plusieurs jours. La conception privilégie la stabilité, avec une répartition des charges pensée pour limiter le ballottement, même lorsque le sac est bien rempli.
Le poids reste contenu pour cette capacité, avec deux flasques de cinq cents millilitres incluses. L’objectif affiché est limpide : proposer un gilet que l’on oublie une fois en course, malgré le matériel embarqué.
Une évolution attendue… mais le prix du gilet d’hydratation S/LAB ULTRA 12 fait grincer des dents
Cette correction fonctionnelle ne change pas une réalité bien connue de la gamme S/LAB : le prix reste très élevé.
Un tarif qui revient systématiquement dans les discussions, souvent sur le ton de l’humour, mais qui traduit une vraie hésitation.
Beaucoup de traileurs reconnaissent l’intérêt de cet accès arrière amélioré, tout en soulignant que cette évolution arrive tardivement et qu’elle se paie cher. Certains regrettent clairement la disparition du Sense Pro 10 et doutent qu’il revienne un jour. D’autres acceptent le surcoût en considérant le ULTRA 12 comme une évolution logique, quitte à conserver d’anciens accessoires pour limiter la dépense.
Le sentiment dominant n’est donc pas celui d’une révolution tarifairement justifiée, mais plutôt celui d’une correction attendue depuis plusieurs saisons, assumée par les traileurs les plus engagés… et budgétairement digérée par ceux qui savent déjà qu’ils finiront par l’acheter malgré tout.
À quels traileurs s’adresse réellement le S/LAB ULTRA 12 ?
Le S/LAB ULTRA 12 ne vise pas le traileur occasionnel ni les formats courts. Il s’adresse clairement aux coureurs engagés sur des trails longs et des ultras, là où l’autonomie, l’organisation du matériel et la stabilité priment sur le gain de quelques grammes. Ce gilet prend tout son sens sur des courses de plusieurs heures, avec météo changeante, matériel obligatoire et ravitaillements espacés, ou sur des formats montagne où l’on alterne montée, descente et gestion fine des couches.
Il conviendra aussi aux traileurs expérimentés qui aiment partir très autonomes à l’entraînement, sur des sorties longues ou en reconnaissance, et qui savent exactement ce qu’ils transportent. À l’inverse, pour des trails courts, du kilomètre vertical ou des formats rapides, ce volume et ce niveau d’équipement apparaîtront clairement surdimensionnés.
En résumé, avec ce S/LAB ULTRA 12, Salomon ne cherche pas à réinventer le gilet d’hydratation.
La marque corrige un choix contesté et propose une solution plus cohérente avec les exigences réelles de l’ultra-trail, sans pour autant revenir totalement au système historique des ADV Skin. Pour certains, ce sera enfin le gilet qu’ils attendaient depuis le Sense Pro 10. Pour d’autres, la question restera ouverte : fallait-il vraiment attendre un nouveau modèle, et un nouveau prix, pour corriger un défaut aussi évident ?
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