Après 15 heures de course, la légendaire Yukon Arctic Ultra est bel et bien lancée.
Cette épreuve extrême de 600 kilomètres en autonomie dans le Grand Nord canadien confronte les coureurs à la neige, au froid, à la solitude… et à eux-mêmes. Et en ce début de course, un Français se détache clairement : Guillaume Grima mène la danse, tandis que Thierry Corbarieu est à l’arrêt
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Après 15 heures de course, la légendaire Yukon Arctic Ultra entre dans le vif du sujet. Et le Français Guillaume Grima mène la danse.
Alors que la majorité des coureurs viennent tout juste de franchir la barre des 60 kilomètres, Guillaume Grima file déjà vers le nord en mode brise-glace. Le Français, déjà 2ᵉ l’an dernier derrière Mathieu Blanchard, s’impose comme l’un des grands favoris de cette édition 2026. Il pointe actuellement en tête avec 89 kilomètres parcourus sur les 645 du parcours total, et vient de franchir la première grande difficulté du tracé : 500 mètres de D+ sur une section de 10 km.
Sur cette course arctique hors norme, chaque détail compte. L’ascension de ce premier col marque une vraie transition dans le profil du parcours, et la manière dont Grima l’a avalé en dit long sur son état de forme.
Trois Français dans le top 3
Derrière lui, Paul Clément (78,7 km) et Maxime Bachelot (76,1 km) complètent un podium 100 % tricolore provisoire. Leur allure reste stable, autour de 5 à 6 km/h, ce qui témoigne d’une gestion mesurée de leur effort. À ce stade de la course, la moindre précipitation se paierait au prix fort dans les jours suivants.
Thierry Corbarieu, en difficulté
La mauvaise surprise vient pour l’instant de Thierry Corbarieu. Vainqueur de l’épreuve en 2019 et redoutable connaisseur du froid, il semble être à l’arrêt prolongé depuis le kilomètre 45. Il n’est pas rare sur cette course que des pauses longues soient nécessaires pour sécher, se ravitailler ou résoudre des soucis techniques. Mais dans le contexte polaire, chaque minute d’inactivité devient un risque supplémentaire. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un abandon en cours de décision, d’un simple arrêt stratégique ou d’un souci mécanique ou physique.
Températures encore « douces » : un piège en soi
À Teslin, point de départ de la course, les conditions restent clémentes — autour de –10°C. Une température presque douce pour ce type d’épreuve… mais trompeuse. Ce type de froid favorise la neige molle, une humidité plus difficile à gérer dans les vêtements, et une sudation qui peut être fatale si mal anticipée. Les organisateurs insistent sur un point clé : il faut changer régulièrement de chaussettes et de couches thermiques, sous peine de voir l’humidité devenir un facteur de gelures dès que les températures replongent.
La course commence vraiment
Si l’on observe les vitesses et les écarts, cette Yukon Arctic Ultra 2026 est bien partie pour se jouer sur la résilience, la régularité et la capacité à bien dormir. Ceux qui se précipitent brûlent rapidement leurs cartouches. Ceux qui s’endorment trop tôt prennent du retard difficile à rattraper.
Guillaume Grima, lui, semble avoir trouvé le juste milieu. Solide, rapide sans précipitation, expérimenté. Il impose d’entrée un rythme que peu de concurrents pourront suivre… encore faudra-t-il tenir 600 kilomètres de plus.
- Guillaume Grima en tête avec 89 km au compteur, suivi de Paul Clément et Maxime Bachelot.
- Thierry Corbarieu à l’arrêt au km 45.
Températures polaires mais modérées : –10°C à –25°C attendus.
Le rythme est posé, mais la course ne fait que commencer.
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