collégien mort course à pied
Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains a condamné, mardi 27 janvier 2026, un enseignant de Haute-Savoie à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, à la suite du décès d’un collégien en 2020.
collégien mort course à pied
L’élève, âgé de 12 ans, était officiellement dispensé de sport pour raisons médicales. Il est décédé d’un malaise cardiaque après avoir couru lors d’un cours d’endurance.
Collégien mort course à pied : un professeur d’EPS a été condamné à 18 mois de prison avec sursis après le décès d’un élève dispensé de sport pour raison cardiaque lors d’un cours d’endurance.
Le jeune Baptiste, atteint depuis l’enfance d’une hypertrophie du myocarde, avait été autorisé à ne pas pratiquer d’activité physique. Le 1er décembre 2020, lors d’un cours d’EPS au collège de Bons-en-Chablais, il a néanmoins couru avec ses camarades avant de s’effondrer. Transporté à l’hôpital de Genève, il est décédé le lendemain.
Selon les conclusions de l’enquête, l’élève devait être présent au cours, en tenue de sport, mais uniquement pour participer à des activités annexes comme le chronométrage. Il n’était donc pas censé courir. L’enseignant, informé verbalement d’un « problème cardiaque », a affirmé ignorer l’existence d’une dispense formelle.
Une décision de justice et des réactions contrastées
Outre la peine de prison avec sursis, l’enseignant a écopé d’une amende de 5 000 euros. Le procureur avait requis une peine plus lourde (deux ans avec sursis), estimant la faute « caractérisée ». La défense avait, de son côté, plaidé la relaxe. L’avocate de l’enseignant a annoncé faire appel, jugeant son client « coupable idéal » dans un contexte de responsabilité partagée au sein de l’établissement.
Les parents du collégien ont exprimé leur incompréhension et leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une sanction insuffisante. Ils rappellent avoir signalé à plusieurs reprises la pathologie de leur enfant à la direction du collège, bien avant le drame. Ils ont annoncé vouloir engager une procédure à l’encontre de l’Éducation nationale.
Une affaire qui interroge la gestion des dispenses sportives
Ce dossier met en lumière les procédures en vigueur dans les établissements scolaires concernant les élèves dispensés de sport. La présence obligatoire en cours, même sans participation physique, peut parfois prêter à confusion sur les limites d’implication autorisées. La question de la circulation des informations médicales au sein des équipes éducatives est également soulevée.
Dans un cadre où les enseignants doivent souvent jongler entre responsabilités pédagogiques, sécurité des élèves et exigences administratives, ce type d’affaire soulève de nombreuses interrogations. Elle pose aussi celle du soutien institutionnel en cas de drame.
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