Benjamin Polin explose son record aux Champs-Élysées et confirme sa montée en puissance
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Résultat des 10 km des Champs-Élysées avec Benjamin Polin
Il pleuvait sur Paris, ce dimanche 1er février. Une de ces averses froides qui trempent les maillots dès l’échauffement. Mais rien n’a pu ralentir Benjamin Polin, lancé comme une fusée sur les pavés détrempés de la plus belle avenue du monde. En 28 minutes et 52 secondes, il boucle les 10 km des Champs-Élysées avec une régularité métronomique, à 20,79 km/h de moyenne. Résultat : un record personnel pulvérisé, une 4e place au scratch… et la place de premier Français.
Un coup d’éclat pour Benjamin Polin ? Pas vraiment. Une confirmation.
Une course qui s’inscrit dans la logique d’un profil hybride
Ce n’est pas la première fois que Benjamin Polin surprend. Mais cette performance, sur route et à haute intensité, témoigne d’un socle solide, construit loin des projecteurs. Champion de France de marathon en 2024, double champion de France du 100 km, vainqueur de l’EcoTrail Paris, 15ᵉ aux Mondiaux de 100 km… il coche toutes les cases de l’ultra-runner. Pourtant, c’est sur 10 km qu’il choisit d’ouvrir son année 2026. Et avec quelle maîtrise.
Là où d’autres échouent à passer du long au court, lui s’adapte. Mieux : il s’affirme. Son chrono parisien n’est pas une parenthèse, mais un outil. Car Polin regarde déjà plus loin que la ligne d’arrivée des Champs.
Derrière le chrono, une stratégie pour revenir plus fort en trail
Depuis plusieurs mois, il l’annonce : 2026 sera l’année du retour aux sentiers. Après un abandon marquant à la SaintéLyon 2025, il ne fuit pas. Il prépare. Son passage sur 10 km n’est pas une reconversion, mais une reconsolidation. Il affine sa vitesse, peaufine ses allures, travaille ses bases.
Car en trail, l’endurance ne suffit plus. Il faut être rapide pour rester compétitif sur les formats roulants ou les relances cassantes. Et avec un moteur capable de tourner sous les 29 minutes, Benjamin Polin pourrait bien revenir dans la bagarre avec une nouvelle arme. Peu de traileurs en activité peuvent se vanter d’une telle réserve de vitesse.
Un athlète discret mais redoutablement efficace
Benjamin Polin n’est pas un influenceur. Il n’a pas 100 000 abonnés ni de sponsor tapageur. Mais il a autre chose : de la régularité, du volume, et une éthique d’entraînement exemplaire. Semaine après semaine, il empile les kilomètres sur Strava — souvent plus de 180 km, parfois au-delà des 200 — sans jamais sombrer dans l’esbroufe.
Il progresse dans l’ombre, au fil d’un travail structuré, presque silencieux. Ce n’est pas une image de marque, c’est une manière d’être. Sa performance sur les Champs n’est que la partie visible d’un iceberg construit avec rigueur et patience. Et dans le milieu du trail, ce type de profil inspire autant qu’il inquiète les concurrents.
En résumé, ce 28’52 pourrait bien marquer un tournant pour Benjamin Polin.
Il installe Benjamin Polin parmi les coureurs les plus complets de la scène française actuelle. S’il continue sur cette lancée, il deviendra un sérieux prétendant aux grandes classiques du trail hexagonal, à commencer par la SaintéLyon qu’il n’a pas oubliée.
Son mélange de puissance, de mental et de discrétion en fait une figure à part. Pas encore une star médiatique, mais déjà un modèle pour tous ceux qui croient que la performance n’a pas besoin de bruit pour résonner.






