Résultat Lapland Arctic Ultra 2026 : victoire de Mathieu Blanchard sur le 185 km en 1 jour 13 heures et 56 minutes
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Mathieu Blanchard n’est pas un coureur comme les autres.
Connu du grand public pour sa participation à Koh-Lanta, Les 4 Terres en 2019, il s’est ensuite fait un nom dans l’univers de l’ultra-trail par ses performances sur certaines des courses les plus exigeantes du monde. Le Vauclusien s’est illustré à plusieurs reprises sur l’UTMB, montant sur le podium en 3ᵉ place en 2021 avant de terminer 2ᵉ en 2022 derrière Kilian Jornet – une performance qui l’a véritablement installé parmi les élites de la discipline. Il est également célèbre pour sa victoire sur la Diagonale des Fous en 2024, l’un des ultras français les plus difficiles, qu’il a remporté dès sa première participation, ainsi que pour son succès spectaculaire sur le Yukon Arctic Ultra en 2025, une épreuve polaire extrême de plus de 600 km dans le grand nord canadien, qu’il a bouclée en moins de huit jours. Aujourd’hui professionnel, spécialisé de plus en plus dans l’aventure et les formats polaires, Blanchard est arrivé sur la Lapland Arctic Ultra avec un palmarès qui en impose, mais aussi avec une saison précédente et un début de 2026 marqués par quelques contre-performances ou abandons qui ont suscité autant d’interrogations que d’admiration.
Une année 2025 impressionnante, un début 2026 plus mitigé
Après sa victoire au Yukon Arctic Ultra, la saison 2025 de Mathieu Blanchard a été dense mais contrastée. Sportivement, elle reste solide avec plusieurs deuxièmes places de haut niveau, notamment sur l’Ultra-Trail Snowdonia by UTMB, la Hardrock 100 et l’Ultra-Trail Harricana du Canada. Des performances importantes, mais sans victoire majeure sur ces formats alpins ou américains. Parallèlement, certains défis emblématiques, comme la Barkley, se sont soldés par un abandon. Son année 2O25 a donc été compétitive, mais pas dominatrice. Pourtant, l’hiver 2026 avait commencé plus difficilement, avec notamment une 4e place sur un trail mineur, les Lumières de la Muzelle, et un abandon à la Barkley, réputée pour être l’une des courses les plus impitoyables au monde.
Résultat de la Lapland Arctic Ultra avec la victoire de Mathieu Blanchard
Sur cette édition, ils n’étaient que 34 participants inscrits sur les longues distances, un nombre modeste mais cohérent avec la difficulté du terrain et les conditions polaires.
Une course presque parfaite
Le départ a été donné le 1er mars à 9 h 30 à Överkalix, dans des conditions relativement “douces” pour une épreuve polaire, avec des températures oscillant autour de −10 °C à −15 °C. Dès les premiers kilomètres, Blanchard a imprimé son rythme, prenant les devants du peloton sans pour autant exploser son effort. Au fil des heures, sa progression est restée régulière, signe d’une gestion d’effort maîtrisée et d’une capacité à avancer même quand la fatigue et le froid s’accumulent. Aux différents checkpoints, il a toujours été en avance sur ses poursuivants, creusant progressivement l’écart. Alors que la nuit est tombée, là où la plupart des coureurs ralentissent ou s’arrêtent pour dormir, Blanchard a poursuivi sans pauses prolongées, ce qui lui a permis de conserver une avance solide et de mettre à profit son expérience des longues nuits polaires acquise notamment au Yukon. Aux dernières nouvelles disponibles, il n’était plus qu’à quelques kilomètres de la ligne d’arrivée, son avance et sa régularité donnant toutes les raisons de penser qu’il allait conclure dans les heures à venir. Voici un paragraphe d’ouverture pour la conclusion de ton article, qui introduit aussi son prochain projet polaire, rédigé au conditionnel affirmatif comme demandé :
Et après la Lapland Arctic Ultra
Mathieu Blanchard n’a pas seulement remporté le 185 km de la Lapland Arctic Ultra, il a confirmé que son rapport à l’effort extrême ne se limite pas à la quête d’un dossard ou d’un chrono. Cette victoire, construite dans la régularité et la maîtrise, trouve une résonance particulière dans son parcours : celui d’un athlète qui mêle depuis plusieurs années la compétition et l’aventure, l’effort physique et l’exploration des grands froids.
Au fil des saisons, Blanchard a montré que sa relation aux environnements polaires ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée d’une course. Il oscille depuis longtemps entre le statut d’ultra-traileur de très haut niveau et celui d’aventurier du Grand Nord, une dualité qu’il met aujourd’hui pleinement en synergie. Ce positionnement trouve une expression inédite dans son projet avec Selar et Loury Lag au Svalbard, où il participera à une expédition immersive en Arctique, mêlant exploration, transmission et expérience partagée dans un environnement extrême, aux côtés de passagers et de passionnés d’aventure.
Plus qu’un point d’orgue, cette victoire laponne est une étape supplémentaire dans une trajectoire qui repousse les frontières entre compétition et exploration. Elle valide à la fois sa capacité à performer dans des conditions extrêmement difficiles et son inclination à transformer chaque défi en une expérience plus large, tournée vers le partage, l’éducation à l’effort et l’immersion en pleine nature.
Alors que son regard se tourne déjà vers d’autres horizons glacés, la course polaire la plus difficile du monde – l’Iditarod Trail Invitational – ou encore ce projet d’expédition au Svalbard avec Selar représentent autant de nouvelles pages à écrire. Et dans ce contexte, la performance de ce soir n’est pas seulement sportive : elle est le reflet d’un athlète en mouvement, qui ne cesse de redéfinir ce que signifie vivre, courir et raconter l’aventure dans les zones extrêmes de la planète.
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