La Pierra Menta est l’une des courses de ski-alpinisme les plus célèbres au monde.
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Créée en 1986 et organisée chaque année dans le massif du Beaufortain, en Savoie, elle rassemble les meilleurs spécialistes internationaux de la discipline mais aussi de nombreux amateurs.
La course se dispute par équipes de deux et se déroule sur quatre étapes, généralement entre mercredi et samedi. Chaque jour, les binômes parcourent un itinéraire différent en montagne, alternant longues montées en peaux de phoque, passages techniques sur arêtes et descentes à ski.
Au total, les participants cumulent environ 10 000 mètres de dénivelé positif sur l’ensemble de la compétition.
Mais la Pierra Menta ne se résume pas à une simple course. Elle est aussi célèbre pour son ambiance unique. Des centaines de spectateurs montent sur les pentes pour encourager les coureurs, notamment sur les passages spectaculaires comme le sommet du Grand Mont, où l’ambiance rappelle parfois celle d’un col du Tour de France.
Depuis quarante ans, cette épreuve est devenue un véritable monument du ski-alpinisme, comparable à ce que peuvent représenter l’UTMB ou la Western States dans le monde du trail.
Certains athlètes reviennent année après année sur la Pierra Menta : et parmi eux, un nom revient : François D’Haene.
Parce que le ski alpinisme est une base physique idéale pour la saison de trail
Pour François D’Haene, la saison de trail ne commence pas directement sur les sentiers. Elle se construit souvent pendant l’hiver, skis aux pieds. La Pierra Menta, disputée chaque année en mars en Savoie, représente pour lui un bloc d’entraînement très spécifique : quatre jours de course, environ 10 000 m de dénivelé positif cumulés et un effort long en altitude. Dans plusieurs interviews, il explique que cet hiver actif lui permet d’arriver prêt pour ses objectifs de trail estivaux. Le ski-alpinisme développe l’endurance, la puissance en montée et la résistance au froid, des qualités directement transférables vers l’ultra-trail. Autrement dit, courir la Pierra Menta n’est pas un détour dans sa saison : c’est une partie de sa préparation.
Parce que la Pierra Ment fait partie de l’histoire sportive de François d’Haene
La relation entre François D’Haene et la Pierra Menta remonte loin. Il participe à cette épreuve depuis plus d’une décennie, ce qui en fait l’un des rendez-vous les plus réguliers de sa carrière sportive. Cette fidélité n’est pas anodine. Pour beaucoup d’athlètes de montagne, la Pierra Menta représente une sorte de rituel annuel, un événement mythique du ski-alpinisme où se retrouvent les meilleurs spécialistes de la discipline. Pour D’Haene, qui vit aujourd’hui dans le Beaufortain, l’épreuve se déroule presque à domicile : certaines étapes passent à proximité de son environnement d’entraînement quotidien. Cette proximité renforce encore son attachement à la course.
Parce qu’il habite dans le Beaufortain
La fidélité de François D’Haene à la Pierra Menta s’explique aussi par un élément très concret : il vit dans le Beaufortain, le massif où se déroule la course. Plusieurs sources indiquent qu’il est installé à Arêches-Beaufort avec sa famille et qu’il s’entraîne dans ce secteur au quotidien. En 2022, une dépêche AFP rappelait même qu’une étape partait à seulement 200 mètres de sa maison, au Planay. Cette proximité géographique n’explique pas tout à elle seule, mais elle renforce logiquement son attachement à l’épreuve et à son terrain de jeu habituel.
La nuance importante, c’est de ne pas écrire que c’est la raison principale, sauf s’il l’a dit explicitement. En revanche, écrire que cela fait partie des raisons plausibles et documentées de son attachement à la course est solide.
Parce que la Pierra Menta est l’une des grandes courses de montagne
La Pierra Menta n’est pas une course de ski-alpinisme comme les autres. Créée en 1986 et disputée chaque année en mars, elle est considérée comme l’une des épreuves majeures de la discipline, avec plusieurs jours d’effort en équipe de deux, des passages techniques et un public très présent sur les arêtes. Ce format correspond à ce que recherche D’Haene dans sa pratique sportive : une expérience longue en montagne, où l’endurance et la gestion de l’effort comptent autant que la vitesse pure. Pour un coureur habitué aux ultra-trails de plus de 100 km, cette dimension d’engagement et de durée est essentielle.
Parce qu’il aime la dimension aventure de cette course
Dans certaines interviews, D’Haene insiste sur un autre aspect : l’aventure. La Pierra Menta n’est pas seulement une compétition. C’est aussi une immersion dans la montagne pendant plusieurs jours : départs matinaux, longues traversées d’arêtes, météo parfois difficile et public installé sur les sommets. Ce type d’environnement correspond parfaitement à la philosophie sportive qu’il revendique depuis plusieurs années : chercher des projets mêlant endurance, montagne et exploration. C’est aussi pour cette raison qu’il alterne souvent ski-alpinisme, trail et projets d’aventure.
Parce que c’est aussi un moment de partage
Un autre aspect explique la fidélité de François D’Haene à la Pierra Menta : la dimension humaine de la course.
Contrairement au trail, où les coureurs sont seuls face à leur effort, la Pierra Menta se dispute en équipe de deux. Les binômes doivent rester ensemble pendant toute l’étape, gérer le rythme, s’entraider dans les passages techniques et franchir la ligne d’arrivée quasiment en même temps.
Cette dimension collective correspond parfaitement à la philosophie sportive de François D’Haene. Depuis plus de dix ans, ses projets les plus marquants – du GR20 à la John Muir Trail en passant par la Nolan’s 14 – reposent toujours sur une équipe d’amis proches qui l’accompagnent dans l’aventure. Dans ces projets comme dans la Pierra Menta, la performance n’est jamais totalement individuelle : elle est construite avec un groupe de confiance.
Cette approche se retrouve aussi dans l’événement Ultra Spirit, qu’il a lancé avec sa femme Carline. Le concept repose sur des équipes qui parcourent ensemble une centaine de kilomètres en montagne, dans un esprit d’entraide et de camaraderie où l’expérience collective compte autant que le résultat.
Dans ce contexte, la Pierra Menta apparaît comme une course parfaitement alignée avec sa vision du sport : un effort intense en montagne, mais surtout une aventure partagée.
Ce que dit François D’Haene lui-même
À la veille de la 40ᵉ édition, François D’Haene a lui-même expliqué sur ses réseaux sociaux pourquoi cette course reste si particulière pour lui. Le traileur rappelle qu’il va prendre le départ de sa 17ᵉ Pierra Menta, un chiffre qui montre à quel point l’épreuve occupe une place importante dans sa carrière.
Il évoque d’abord les souvenirs accumulés au fil des années, les partenaires d’aventure qui se sont succédé, mais aussi l’évolution du matériel et des équipements. Mais au-delà de ces changements, il insiste sur une chose qui n’a pas bougé.
L’envie.
L’envie de s’élancer pour quatre jours et près de 10 000 mètres de dénivelé positif, dans un massif qu’il connaît parfaitement puisqu’il vit dans le Beaufortain. L’envie aussi de partager l’expérience avec les spectateurs présents sur les sommets, avec ses proches et avec son partenaire de cette édition, Rémi Bonnet.
Dans ce message, François D’Haene résume finalement très bien ce qui explique sa fidélité à la course : une combinaison de montagne, d’amitié, de défi sportif et d’attachement à un territoire.
Et après 17 participations, il le dit lui-même : l’excitation de prendre le départ reste la même qu’au premier jour.
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