u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Actu Trail EDITO

Analyse : personne n’a rien compris aux vrais enjeux du prix des secours en montagne

12 février 2026
dans EDITO
prix des secours en montagne



Secours en montagne : pourquoi la gratuité n’est pas le vrai sujet. Ce que révèle le rapport de la Cour des comptes sur un système sous tension

Depuis plusieurs jours, une phrase du dernier rapport de la Cour des comptes fait réagir : la possible remise en cause de la gratuité des secours en montagne. Certains y voient un tournant idéologique, d’autres une attaque contre un “modèle français” jugé protecteur. Mais réduire ce document à cette seule question, c’est passer à côté de l’essentiel. Car derrière cette polémique se cache surtout une analyse approfondie d’un système reconnu pour son efficacité, mais fragilisé par son organisation, sa gouvernance et une trajectoire financière de plus en plus difficile à maîtriser. Un rapport qui parle moins de “faire payer” que de “faire durer”.  

Un problème est structurel

Un choix politique ancien, pas une évidence naturelle

La gratuité des secours en montagne hors domaines skiables n’est ni une règle universelle, ni une conséquence automatique du droit français. C’est un choix politique construit progressivement après-guerre, dans un contexte où la montagne restait un espace difficile d’accès, perçu comme stratégique et dangereux. Dès les années 1950, avec la structuration des pelotons de gendarmerie de haute montagne et des unités spécialisées, l’État intègre pleinement le secours alpin à ses missions régaliennes. Sauver un alpiniste, un randonneur ou un skieur en difficulté relève alors de la protection des personnes, au même titre que les secours en mer ou la sécurité civile. Ce modèle repose sur plusieurs principes implicites : égalité d’accès à l’aide, absence de discrimination économique, incitation à appeler rapidement les secours, reconnaissance du risque inhérent au milieu montagnard. Contrairement à une idée répandue, ce cadre n’a jamais été formalisé dans un texte fondateur intangible. Il s’est consolidé progressivement, par la pratique, la jurisprudence et l’acceptation sociale.

Sommaire

Toggle
  • Un problème est structurel
    • Un choix politique ancien, pas une évidence naturelle
    • Une remise en question récurrente depuis plus de vingt ans
    • La comparaison internationale comme miroir déformant
  • Dans les coulisses du secours en montagne : qui fait quoi, comment, et à quel niveau d’exigence
    • Trois piliers principaux, hérités de l’histoire
    • Une répartition des missions fondée sur le terrain plus que sur les textes
    • Un dispositif de haute performance, fondé sur des compétences rares
  • Excellence opérationnelle, tension financière permanente
      • Depuis le début des années 2010, ces budgets n’ont fait qu’augmenter avec la combinaison de plusieurs facteurs :
  • Trois forces, trois cultures, un mille-feuille institutionnel
    • Un empilement hérité de trajectoires distinctes
    • L’unification : une solution rationnelle, politiquement explosive
      • Une telle réforme permettrait notamment :
  • Prévenir plutôt que réparer : un levier concret à développer
  • Faire payer les secours : ce que cela changerait vraiment
  • Responsabilité, liberté, bien commun
  • En résumé, à la lecture du rapport de la Cour des comptes, une chose apparaît clairement : le statu quo n’est pas une option durable.

Une remise en question récurrente depuis plus de vingt ans

Dès les années 2000, avec l’augmentation du nombre de pratiquants et la diversification des activités, les premières interrogations apparaissent dans les rapports administratifs. La question est alors principalement budgétaire : comment absorber une hausse continue des interventions sans augmenter indéfiniment les moyens ?

La comparaison internationale comme miroir déformant

Les comparaisons avec les pays de l’arc alpin — Suisse, Autriche, Italie — reviennent systématiquement. Elles sont souvent présentées comme des modèles plus “responsabilisants”, fondés sur la facturation et l’assurance. Elles sont en partie pertinentes, car elles rappellent que le modèle français n’a rien d’universel. Mais elles sont fréquemment utilisées de manière simplificatrice. Les contextes institutionnels, juridiques, assurantiels et culturels diffèrent profondément. Dans certains pays, la facturation s’inscrit dans un écosystème ancien et stabilisé. Dans d’autres, elle coexiste avec des dispositifs de solidarité spécifiques. Transposer mécaniquement ces modèles en France sans tenir compte de ces différences reviendrait à ignorer les effets systémiques d’un tel changement.  

Dans les coulisses du secours en montagne : qui fait quoi, comment, et à quel niveau d’exigence

Pour le grand public, le secours en montagne se confond souvent avec une image spectaculaire : un hélicoptère, un câble, un sauveteur suspendu dans le vide. Cette représentation, si elle n’est pas fausse, ne dit presque rien de l’organisation réelle du dispositif. Derrière chaque intervention se cache un système complexe, avec un niveau d’exigence technique rarement égalé dans le champ du secours.

Trois piliers principaux, hérités de l’histoire

Le secours en montagne français repose aujourd’hui sur trois acteurs centraux.

  • Les pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) constituent la colonne vertébrale historique du dispositif. Présents dans l’ensemble des grands massifs, ils assurent à la fois des missions de police, de secours et d’enquête. Leurs personnels sont des militaires formés aux techniques d’alpinisme, de ski et de sauvetage en terrain extrême.
  • Les unités CRS Montagne, rattachées à la police nationale, exercent des missions comparables. Leur implantation est plus marquée dans certaines régions, notamment alpines et pyrénéennes. Elles disposent d’un haut niveau d’expertise technique et jouent un rôle majeur dans la couverture opérationnelle.
  • Les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) interviennent principalement sur les secours à personne, les opérations médicalisées et les zones plus accessibles. Leur rôle s’est renforcé au fil des années, notamment dans les massifs très fréquentés.

Autour de ce noyau gravitent d’autres acteurs : médecins du SAMU, équipes de la sécurité civile, pilotes, mécaniciens, pisteurs-secouristes en station, accompagnateurs locaux. Ce dispositif n’a pas été conçu d’un seul bloc. Il est le produit de décennies d’ajustements institutionnels, de compromis territoriaux et d’évolutions des pratiques.

Une répartition des missions fondée sur le terrain plus que sur les textes

Il n’existe pas, en France, de règle nationale simple déterminant quel service intervient dans chaque situation. Selon les massifs, les conventions locales, les accords entre services et les habitudes historiques, la responsabilité principale peut revenir au PGHM, aux CRS ou aux pompiers. Ainsi une avalanche, une chute en paroi, un accident de ski hors-piste, un malaise en randonnée, un traileur épuisé ou un alpiniste bloqué ne déclenchent pas automatiquement la même chaîne d’intervention.

Un dispositif de haute performance, fondé sur des compétences rares

Ce qui distingue fondamentalement le secours en montagne d’autres formes de secours, c’est le niveau d’exigence technique requis. Les personnels des unités spécialisées cumulent plusieurs expertises : alpinisme, ski, secours en paroi, techniques de corde, hélitreuillage, secourisme avancé, parfois médecine d’urgence. L’accès à ces unités est sélectif. La formation est longue. Le maintien des compétences est permanent. Entraînements, recyclages, certifications et évaluations rythment la carrière des sauveteurs. Cette exigence ne relève pas d’un luxe organisationnel. Elle conditionne directement la sécurité des intervenants et l’efficacité des opérations dans des environnements instables, froids, escarpés et souvent imprévisibles. Elle explique aussi pourquoi ces profils sont rares, difficiles à renouveler, et coûteux à former. Le rapport de la Cour des comptes insiste sur ce point : le système français est reconnu pour son professionnalisme et son niveau technique. Il fait régulièrement référence à l’étranger. Il constitue un outil opérationnel de très haut niveau. Mais cette excellence a un prix.  

Excellence opérationnelle, tension financière permanente

En tentant de reconstituer un « coût complet » du dispositif, l’institution estime que le secours en montagne représentait environ 107 millions d’euros en 2024. Ce chiffre ne correspond pas à un budget clairement identifié et centralisé. Il agrège des dépenses dispersées entre plusieurs ministères, administrations et collectivités : rémunérations, formation, équipements, infrastructures, moyens aériens, maintenance, carburant, logistique. Cette fragmentation budgétaire rend le coût réel du système peu lisible, y compris pour les décideurs publics eux-mêmes. Rapporté au nombre d’interventions, ce montant correspond à un coût moyen estimé d’environ 10 000 euros par opération, avec de fortes variations selon les situations. Ce prix très important repose principalement sur 2 dimensions : les ressources humaines (pour la moitié des dépenses) et les moyens aériens (pour 40% du budget). Autrement dit, près de 90 % du coût du secours en montagne repose sur le capital humain hautement qualifié et sur l’outil aérien.

Depuis le début des années 2010, ces budgets n’ont fait qu’augmenter avec la combinaison de plusieurs facteurs :

  • L’augmentation très marquée du coût d’emploi des hélicoptères (+140 % en une douzaine d’années)
  • La massification des pratiques et à l’allongement des saisons.
  • La technicité croissante des opérations, dans des terrains plus instables et des conditions plus contraintes.
  • Le réchauffement climatique qui augmente le risque accidentogène.

C’est dans cette tension entre excellence opérationnelle et fragilité financière que se joue une grande partie de l’avenir du secours en montagne. Tant que les coûts restaient contenus, l’équilibre pouvait être maintenu sans remise en cause majeure. Avec une trajectoire durablement ascendante, cette logique atteint aujourd’hui ses limites.  

Trois forces, trois cultures, un mille-feuille institutionnel

La partie la plus sensible sans doute du rapport concerne l’organisation même du secours en montagne. Derrière les chiffres, l’institution met en lumière un système fragmenté, fondé sur la coexistence de plusieurs forces aux cultures, aux statuts et aux logiques d’action différentes.

Un empilement hérité de trajectoires distinctes

La gendarmerie, avec les PGHM, s’inscrit dans une tradition militaire et judiciaire, marquée par une forte culture de l’engagement et une implantation territoriale ancienne. Les CRS Montagne relèvent d’une logique policière, avec une organisation nationale et une spécialisation progressive dans les zones alpines et pyrénéennes. Les SDIS, enfin, ont renforcé leur présence à partir des années 1990–2000, dans un contexte de montée en puissance du secours à personne et de médicalisation des interventions. La Cour des comptes insiste sur un point rarement mis en avant dans le débat public : les différences de culture entre les acteurs. Dans le champ du secours en montagne, l’appartenance à une unité spécialisée constitue souvent un marqueur identitaire fort, construit sur des années de sélection, d’entraînement et d’engagement opérationnel. Toute remise en cause organisationnelle est donc perçue, au moins en partie, comme une remise en cause de cette identité.

L’unification : une solution rationnelle, politiquement explosive

Face à ce constat, la Cour des comptes évoque explicitement l’hypothèse d’une unification du dispositif. Elle la présente comme le scénario le plus cohérent sur le plan de l’efficience.

Une telle réforme permettrait notamment :

  • de rationaliser les implantations territoriales ;
  • d’harmoniser les formations ;
  • de mutualiser les équipements ;
  • de simplifier les chaînes de commandement ;
  • de réduire certains doublons.

  Sur le papier, l’argument est solide. Dans les faits, il se heurte à des résistances considérables. Une unification impliquerait des transferts de compétences, des recompositions statutaires, des redéploiements d’effectifs, etc. Consciente de ces obstacles, la Cour ne se limite pas à un scénario maximaliste. Elle propose également des options intermédiaires. Parmi ces pistes figure notamment l’hypothèse d’un recentrage des missions, avec un retrait progressif des SDIS du champ spécifique du secours en montagne, au profit des unités étatiques spécialisées.  

Prévenir plutôt que réparer : un levier concret à développer

Si le secours en montagne est souvent analysé à travers ses moyens d’intervention, une partie importante de la réponse se situe en amont, bien avant l’accident. La Cour des comptes insiste sur ce point : une part significative des situations prises en charge aurait pu être évitée par une meilleure préparation et une information plus adaptée des pratiquants. La prévention repose sur des leviers très concrets. D’abord, l’accès à une information claire et contextualisée. Comprendre réellement un bulletin météo en montagne, savoir interpréter un risque d’orage, de regel nocturne ou de vent violent, identifier les zones exposées aux chutes de pierres ou aux avalanches reste, pour beaucoup de pratiquants, difficile. Les messages existent, mais ils sont souvent dispersés, techniques ou mal connus. Ensuite, l’aide à la préparation des sorties. De nombreux accidents sont liés à des erreurs d’itinéraire, à une sous-estimation du dénivelé, à une mauvaise gestion du temps ou de l’effort. Des outils simples, centralisés et pédagogiques — check-lists, simulateurs d’itinéraires, alertes de conditions dégradées — pourraient limiter ces situations. La question de l’équipement constitue un autre axe majeur. Chaussures inadaptées, absence de matériel de sécurité, vêtements insuffisants, batteries vides : ces facteurs reviennent fréquemment dans les rapports d’intervention. Là encore, une information plus ciblée, en lien avec les professionnels locaux, pourrait réduire les risques. La formation progressive des pratiquants représente également un levier important. Stages d’initiation, modules en ligne, partenariats avec les clubs, accompagnement des publics débutants : ces dispositifs existent, mais restent encore marginaux au regard de la fréquentation réelle des massifs. Sur le plan budgétaire, ces actions représentent un investissement relativement modeste. Développer des plateformes d’information fiables, former des relais locaux, renforcer les campagnes ciblées coûte incomparablement moins cher qu’une multiplication des interventions lourdes. À condition, toutefois, d’en faire une politique structurée, lisible et durable, et non une juxtaposition d’initiatives ponctuelles.  

Faire payer les secours : ce que cela changerait vraiment

C’est la partie du rapport qui a le plus marqué les esprits. En évoquant une possible facturation totale ou partielle des secours en montagne, la Cour des comptes a relancé un débat ancien, souvent passionnel. Mais dans le document, cette piste apparaît beaucoup plus nuancée qu’il n’y paraît. La Cour ne propose pas de rendre les secours systématiquement payants. Elle évoque plusieurs scénarios progressifs, qui vont d’une participation ciblée dans certaines situations à un renforcement des dispositifs d’assurance, sur le modèle de ce qui existe dans d’autres pays alpins. Concrètement, cela pourrait prendre différentes formes. Dans certains cas, une intervention pourrait être partiellement facturée, notamment en cas de comportement manifestement dangereux ou de non-respect des consignes. Une autre option consisterait à encourager, voire à généraliser, des assurances spécifiques couvrant les frais de secours, intégrées aux licences sportives, aux forfaits ou aux assurances loisirs. Dans les pays voisins, ce type de système fonctionne largement par l’assurance. En Suisse ou en Autriche, les secours sont facturés, mais la majorité des pratiquants sont couverts. Le paiement direct reste l’exception. Transposer ce modèle en France supposerait donc, avant tout, de structurer une offre assurantielle accessible et largement diffusée. Car mal conçue, une facturation pourrait produire des effets négatifs. Le principal est connu : retarder l’appel aux secours par crainte du coût. Ce comportement, observé à l’étranger, peut transformer une situation initialement gérable en urgence vitale. Sur le plan financier, la Cour reste prudente. Les sommes potentiellement récupérables resteraient limitées par rapport au coût global du dispositif. La facturation ne permettrait donc pas, à elle seule, de résoudre les problèmes budgétaires. Elle jouerait surtout un rôle symbolique et incitatif.    

Responsabilité, liberté, bien commun

Derrière les questions techniques se cachent en réalité des enjeux politiques, sociaux et culturels que l’expertise financière ne peut pas, à elle seule, arbitrer. Le secours en montagne ne relève pas uniquement d’un problème de gestion. Il interroge plus largement notre rapport collectif au risque, à la liberté et à la solidarité. Toute pratique en montagne comporte une part irréductible d’incertitude. Même préparé, bien équipé et expérimenté, un pratiquant ne maîtrise jamais totalement son environnement. Une météo qui bascule, un terrain qui se dégrade, une fatigue mal évaluée, un incident imprévisible peuvent rapidement transformer une sortie ordinaire en situation critique. Dès lors se pose la question de la responsabilité individuelle. Jusqu’où peut-on considérer qu’un accident relève d’un choix personnel ? À partir de quand relève-t-il d’un risque collectif assumé par la société ? La frontière est difficile à tracer. Un randonneur insuffisamment équipé par beau temps, un alpiniste confirmé surpris par une dégradation brutale, un traileur victime d’un malaise n’engagent pas les mêmes logiques, mais mobilisent pourtant le même dispositif de secours. Toute tentative de hiérarchisation morale des accidents se heurte rapidement à la complexité du réel. Aucun critère simple ne permettrait de trancher sans injustice. Cette question renvoie directement à celle de la liberté de pratique. En France, la montagne reste un espace largement ouvert. Il n’existe ni autorisation préalable, ni licence obligatoire, ni contrôle systématique pour accéder à la majorité des itinéraires. Ce modèle favorise la démocratisation des sports de nature et participe fortement à l’attractivité des massifs. Mais il implique aussi que la collectivité assume une part des conséquences de cette liberté. Renforcer l’encadrement — par des obligations de formation, des assurances imposées ou des restrictions d’accès — modifierait profondément cette philosophie. Cela poserait la question du type de montagne que la société souhaite promouvoir : un espace largement ouvert, au prix d’un risque collectif assumé, ou un espace plus régulé, potentiellement plus sûr, mais aussi moins accessible. Ces enjeux prennent une dimension particulière dans les régions où le tourisme de pleine nature constitue un pilier économique. Randonnée, trail, ski, alpinisme, escalade attirent chaque année des millions de visiteurs. La qualité du dispositif de secours participe directement à cette attractivité. Elle rassure les pratiquants, les professionnels et les collectivités. Elle fait partie, de manière implicite, de l’image de sécurité associée aux massifs français.    

En résumé, à la lecture du rapport de la Cour des comptes, une chose apparaît clairement : le statu quo n’est pas une option durable.

Sans évolution progressive, le modèle finira par subir des ajustements contraints plutôt que choisis. Dans tous les cas, une constante se dégage : l’avenir du secours en montagne dépendra moins d’une mesure isolée que de la capacité à articuler plusieurs leviers. Organisation, prévention, pilotage, financement et formation sont indissociables. Traiter l’un sans les autres reviendrait à déplacer les problèmes. Pour les pratiquants, les professionnels et les territoires, l’enjeu est clair. Il s’agit de préserver un modèle reconnu pour sa qualité, tout en l’adaptant à un environnement profondément transformé. Cela suppose des choix, des compromis et une vision de long terme. Plus que la question de la gratuité, il pose celle de la responsabilité collective face à un patrimoine naturel, humain et institutionnel d’exception. Un patrimoine qu’il faudra continuer à protéger, non seulement contre les accidents, mais aussi contre l’usure progressive des équilibres qui le rendent possible.
Auteur : Alban Grivel, des montagnes et des sciences

Tags: prix secours en montagneAuteur Alban Grivel
Article précédent

L’Etat remet la fin des secours gratuits en montagne sur la table

Articles suivant

Clemquicourt répond à ses haters

Lire aussi ces Articles

taux pourcentage abandons diagonale des fous
EDITO

Pourquoi la Diagonale des Fous va très mal

par admin
11 février 2026
salomon
EDITO

Pourquoi Salomon n’est plus une marque de trail

par admin
11 février 2026
langue trail
EDITO

Pourquoi les traileurs tirent la langue à l’arrivée ?

par admin
11 février 2026
trail
EDITO

Comment les élites et les influenceurs pourrissent l’esprit du trail

par admin
10 février 2026
Mathieu Blanchard
EDITO

Mathieu Blanchard : pourquoi ses dernières déclarations dérangent

par admin
10 février 2026

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

  • Live : comment suivre la Yukon Arctic Ultra en direct depuis la France avec Guillaume Grima et Thierry Corbarieu


Live Alexandre Boucheix en Angleterre
comment suivre Casquette Verte en direct sur l’ultra-trail Arc of Attrition depuis la France

Trail

  • Blog de trail (16 928)
    • Actu Trail (12 804)
      • EDITO (2 872)
      • GORATRAIL (378)
      • Chasse (145)
      • résultats trails (690)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 152)
      • Santé (755)
  • Equipement (2 515)
    • Chaussure Trail (741)
    • GPS (864)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • François d’Haene
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Clemquicourt répond à ses haters
  • Analyse : personne n’a rien compris aux vrais enjeux du prix des secours en montagne
  • L’Etat remet la fin des secours gratuits en montagne sur la table
  • Tempête Nils : il est impératif d’annuler toutes vos sorties en montagne aujourd’hui, même trail
  • Les chaussures de trail Saucony Peregrine sont à contre-courant des maxi semelles du trail moderne
  • Exploit sur la Yukon Arctic Ultra : Yasmin Stoderegger, une femme 2e au scratch sur la course la plus dure du monde
  • Danger de mort : les organisateurs du Kilomètre Vertical de Fully sont en colère
  • Pourquoi la Diagonale des Fous va très mal
  • Yukon Arctic Ultra 2026 : la bataille pour la deuxième place fait rage dans les derniers kilomètres
  • Pourquoi Salomon n’est plus une marque de trail

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

Contact u-Trail
Partenaires
Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer