Backyard dans Montmartre, bientôt une habitude ?
Ce mardi matin, dès 7h, quelques givrés ont investi Montmartre pour en faire leur terrain de jeu pour la journée. L’idée ? Répéter en boucle une même trace de 6.7 km dans les méandres du 18e arrondissement, tout en s’imposant de le faire de plus en plus vite. On appelle ça une backyard et cette version un peu sauvage a eu lieu ce matin.
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Une Backyard à la sauce Montmartre, c’est quoi ?
Une backyard, c’est une course un peu spéciale. On peut même dire qu’elle est vicieuse tant elle semble facile dans le principe, et tant elle représente un défi physique qui peut rapidement devenir exceptionnel.
L’idée est de parcourir un trajet de 6.7 km toutes les heures. Si vous le faites en 45 min, vous avez le droit à 15 minutes de repos. Vous le faites en 59 minutes, vous n’avez que 1 minute de repos, mais vous êtes arrivé moins fatigué. Or c’est là qu’est le sel de cette épreuve, c’est qu’elle finit par user les corps, lentement mais sûrement. Et plus on fatigue, moins on a de temps pour se reposer.
Mieux encore, la version d’aujourd’hui est une version adaptée où le temps imparti descend de 5 minutes toutes les 2 boucles. Cela rend le dénouement plus rapide, (il fallait terminer pour 19 heures) et cela permet surtout de s’adapter un peu plus facilement à un lieu public.
Oui, c’est un peu sadique et il faut savoir que ce format a été inventé par Lazarus Lake, le même hurluberlu à qui on doit la Barkley ! Ça vous donne une idée du chantier ! Et courir cette backyard à Montmartre ajoute encore un peu de piquant avec 130 m D+ par boucle. La première fois, ces 130 mètres passent crème, au bout de quelques heures ils deviennent un vrai mur !
Pourquoi une Backyard à Montmartre un mardi ?
Si cette backyard a été présentée comme une backyard sauvage, elle ne l’était pas. C’était en fait un petit coup de com’ bien monté. Tout d’abord, le dossard valait 40 euros et était disponible sur Miles Republic. Donc, côté secret, on s’est mieux connus.
Néanmoins, l’atmosphère se voulait assez confidentielle, avec un départ donné dans un café du 18e arrondissement, avec assez peu de coureurs présents, seulement une quarantaine. Ca ressemble à du off dans la mise en scène, il n’y a pas d’enjeu (le vainqueur repartait avec un jambon, tout juste de quoi rembourser le dossard !) mais ce n’est pas non plus une course improvisée.
On a pu d’ailleurs noter la présence de 3 athlètes au palmarès professionnel :
Vincent Luis, champion du monde de triathlon court.
Il fait partie de ces coureurs qui, après leur carrière officielle, se donnent à fond dans la course à pied. Il est à l’origine de cette course et se passionne pour la Barkley.
Baptiste Chassagne
Vainqueur de la Diagonale des Fous 2025 lorsqu’il n’est pas créateur de contenu pour les acteurs du sport. Il a été invité par Vincent Luis.
Yoann Stuck
Traileur atypique performant, attachant et avec un palmarès notable comme la MCC 2025.
En résumé, ce que cela dit de l’évolution du trail urbain à Paris
La question n’était pas de savoir qui allait gagner. Cela n’avait pas d’importance aujourd’hui. Ce que cette course dit, c’est que le trail a définitivement quitté les sentiers boueux, les chemins pierreux et les montagnes inaccessibles pour multiplier les formats de course en plein cœur de là où sont une majorité de traileurs : en ville.
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