L’étape 4 du Marathon des Sables est toujours celle que tout le monde attend, y compris ceux qui découvrent la course. C’est la plus longue, la plus exigeante, celle où les corps fatiguent vraiment et où les écarts prennent du sens. C’est aussi, très souvent, le moment où une course peut basculer.
Cette année, elle n’a pas vraiment basculé. Elle a plutôt confirmé.
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Marathon des sables : une étape longue qui renforce les positions
Au fil des kilomètres, et notamment au passage du CP11, la hiérarchie observée depuis le début de la semaine s’est imposée avec une forme de logique presque implacable. Mohamed El Morabity continue de mener la course avec une maîtrise impressionnante, tandis que son frère Rachid El Morabity évolue dans son sillage, sans jamais sembler en difficulté.
Derrière eux, Ludovic Pommeret s’accroche avec une régularité remarquable. Sa course est propre, solide, construite sur la durée. Il ne lâche pas, mais il ne parvient pas non plus à inverser la dynamique imposée par les deux Marocains.
Les estimations à l’approche de l’arrivée de l’étape vont dans le même sens. Les écarts existent, ils se creusent même légèrement, mais ils ne racontent pas une lutte pour la victoire. Ils racontent une course déjà structurée.
Une course qui ne se renverse pas
Depuis l’étape 2, remportée par Mohamed El Morabity après une tentative offensive de Michaël Gras, la course semble avoir trouvé son équilibre. L’étape 3 avait entretenu une forme d’illusion, avec des écarts contenus et une impression de tension.
Mais cette étape 4, celle qui devait servir de juge de paix, n’a fait que lever les derniers doutes.
Dans le désert, la hiérarchie ne se renverse pas facilement. Elle se construit, puis elle s’installe. Et cette année, elle s’est installée très tôt.
Les frères El Morabity ne donnent pas le sentiment de subir la course. Ils la contrôlent, avec une gestion qui paraît à la fois expérimentée et parfaitement maîtrisée.
Ludovic Pommeret, une course de résistance
Il n’est pas dans la lutte pour la première place, mais il est pleinement dans sa course.
Après un début de semaine où il avait concédé du temps, il a progressivement retrouvé du rythme, jusqu’à se stabiliser sur le podium provisoire. Sur une étape aussi longue, dans des conditions aussi exigeantes, cette capacité à tenir son rang est loin d’être anodine.
Il ne s’agit plus d’attaquer, mais de durer. Et au Marathon des Sables, durer est souvent ce qui distingue les coureurs qui terminent forts de ceux qui explosent.
Une étape clé… sans basculement
Ce qui marque dans cette étape 4, ce n’est pas tant ce qui s’est passé que ce qui ne s’est pas passé. Il n’y a pas eu de défaillance majeure, pas de retournement de situation, pas de surprise.
La difficulté était bien là, mais elle n’a pas rebattu les cartes. Elle a simplement validé les écarts et confirmé les positions.
C’est parfois la réalité de cette course. Le Marathon des Sables ne se gagne pas sur un coup. Il se construit jour après jour, jusqu’à rendre le classement presque évident.
Une tendance désormais très claire
À ce stade de la course, la tendance est difficile à ignorer. Mohamed El Morabity semble en mesure de contrôler jusqu’au bout, avec Rachid en embuscade permanente, et un écart suffisant pour sécuriser le duo.
Derrière, chacun est désormais engagé dans une autre bataille, celle du classement, de la gestion et de la survie dans le désert.
Il reste encore des kilomètres, bien sûr. Mais après cette étape 4, la question n’est plus vraiment de savoir si la course va changer. Elle est plutôt de savoir jusqu’où les écarts vont continuer à s’étirer.
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