Le trailer est-il misanthrope ?
COMMANDEZ VOTRE MONTRE GPS SUR I-RUN
lien affilié
montre Garmin Instinct 3 AMOLED
Le trail : une passion pour la solitude… ou une fuite sociale ?
Lorsque l’on demande aux trailers pourquoi ils aiment courir, on dénombre de nombreuses réponses : la soif de nature, le besoin de se ressourcer, de se dépenser, de prendre l’air, de bouger, d’entretenir ses formes ou de garder la forme mais certains nous répondent aussi parfois qu’ils éprouvent un besoin de solitude… Cette solitude sonne-t-elle comme la volonté de se retrouver seul avec soi-même ou plutôt d’éviter les autres ?
Courir pour s’isoler du monde
Être pratiquant de trail suppose parfois de longs moments de solitude en forêt, dans les champs, dans la montagne ou sur le sable. Pour peu que vos baskets foulent les sentiers très tôt le matin ou très tard le soir, vous pouvez parfois vous assurer de longs moments de tranquillité, où les seuls êtres vivants que vous croiserez se promènent à quatre pattes. Ces moments permettent de souffler un grand coup, de se déconnecter des autres êtres humains et d’avoir une activité sportive dans son propre univers, coupé de nos semblables.
Se couper des autres, volontairement
Certains trailers peuvent opter pour d’autres méthodes afin de couper toute communication avec les hommes et femmes qui les entourent. Podcasts ou musique, les écouteurs à fond dans les tympans, on peut aussi écouter de quoi s’évader, s’envoler, se transporter, ce qui permet d’ignorer les autres. On peut même tomber sur quelques trailers extrémistes qui ne vous arracheront ni sourire, ni même un simple « bonjour » lorsque vous les croiserez, isolés dans leur bulle, dans leur petit monde à part, duquel ils ne pourront s’extraire qu’après avoir retiré leurs baskets.
Peut-on vraiment leur en vouloir ?
Peut-on vraiment les blâmer ? Quand ils sont chez eux, il y a les réseaux sociaux, le téléphone, la famille, le mari, la femme, les enfants… Au boulot ? C’est pire, il y a les collègues ! Où que nous soyons, nous sommes sursollicités par nos congénères, nous sommes attendus de partout, pour tout et surtout n’importe quoi. La bouche qui doit parler, les yeux qui doivent regarder, les oreilles qui doivent écouter, les êtres humains qui nous entourent peuvent parfois / souvent nous oppresser à la longue et c’est alors que le trail débarque, tel le Sauveur Suprême.
Courir dehors, finalement, ce n’est pas tant haïr son prochain que de faire une pause. Le trail offre à ses passionnés les heures et les minutes de repos mental nécessaire au quotidien. Ce sport-passion sonne alors comme un exutoire, une parenthèse qui permet ensuite de revenir parmi les siens, comme une déconnexion nécessaire et bien méritée, avant de retourner dans le monde réel… À moins que le monde réel, ce soit le trail ?
Lire aussi
- Le paradoxe de l’ultra-trail : courir seul entouré de milliers de coureurs
- Y a-t-il trop de monde sur l’UTMB ?
- Voilà pourquoi on préfère le trail…






