Quel est le taux d’abandons du marathon de Paris ? 60 000 inscrits… mais combien ont vraiment fini le Marathon de Paris ?
Une grande fête, comme chaque année, que le Marathon de Paris : une découverte de la distance pour près de 50 % des participants, le plaisir de parcourir les rues de la capitale sans voiture et une ambiance particulièrement animée aux abords des paysages emblématiques du parcours.
Néanmoins, ce n’est pas parce que toutes les conditions sont réunies que tout le monde parvient au bout de l’épreuve ! Des abandons il y en a, et des chiffres qui peuvent paraître très impressionnants, à savoir en 2026 : plus de 4000. Essayons de mieux comprendre ce qui est arrivé aux presque 60 000 inscrits.
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Le taux d’abandon du marathon de Paris 2026
En se basant sur environ 60 000 inscrits et 55 725 finishers, le taux d’abandon du Marathon de Paris 2026 est estimé à environ 7 %, soit un peu plus de 4 200 coureurs n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée.
Un chiffre relativement faible au regard de l’ampleur de l’événement et du nombre de primo-marathoniens.
Chiffre non officiel, à confirmer par les données à venir des organisateurs.
D’abord, ne pas se fâcher avec les maths !
Quand on parle du taux d’abandon, il faut distinguer deux valeurs. Il y a tout d’abord le taux d’abandon en cours, les DNF (Did Not Finish). Il s’agit des personnes parties à l’heure, elles ont donc déclenché le chrono, mais qui ne sont jamais arrivées sur l’avenue Foch, ou qui sont arrivées après la barrière horaire de 6 h 00 fixée par l’organisation.
Les chiffres ne sont pas à confondre avec le taux de finishers sur les inscrits. Il n’est nécessairement pas le même, et plus élevé car tous les dossards ne se présentent pas au départ. Blessures tardives, découragement face à la préparation, impossibilité de trouver une place de parking, prix de l’essence, dossards pour les sponsors, je vous laisse juger de la validité des raisons qui font qu’on laisse dans la nature sa place et une facture à plus de 100 euros.
Les chiffres 2026
Ils ont été à peu près 60 000 à s’inscrire au Marathon de Paris. Il faut bien dire à peu près car le chiffre exact n’a pas été donné par l’organisation, ce qui ne permet que des calculs approximatifs à l’heure de l’écriture de ces lignes.
Cette année, on comptabilise 55725 personnes qui ont franchi la ligne d’arrivée. Sur une estimation de 60 000 inscrits, cela représente 92.8 % de finishers, ou plus de 4200 abandons. Quant à ceux qui sont arrivés sous la barrière horaire des 6 heures, ils sont 55 239, soit 92 % des partants.
Le chiffre, à l’état brut, paraît énorme. Mais c’est le Marathon de Paris qui est énorme car il ne s’agit en réalité que de 8 % des inscrits qui ne parviennent pas à leur objectif. On parle des inscrits, pas de ceux qui sont partis. Le taux est donc bas, tout en restant légèrement supérieur à d’autres grands marathons. On aurait pu facilement imaginer au vu du nombre d’inscrits, qu’il y aurait plus d’inscriptions un peu fantaisistes ou mal préparées qui se seraient transformées en un abandon précoce. Et la barrière horaire à Paris, de 6 heures, est tout à fait comparable à celle des autres grands marathons européens.
Ce que ces chiffres disent de la course à pied
Pour faire très simple, plus de 9 coureurs sur 10 viendront à bout du marathon, alors que la moitié d’entre eux le vivent pour la première fois. Ce n’est pas anodin, surtout quand on sait que les conditions de barrière horaire, dénivelé ou conditions météo sont semblables aux autres pays.
Ce que ces chiffres disent, c’est la passion que les Français manifestent pour la course à pied depuis quelques années, passion dont le succès ne se dément pas. 13 % de la population court chaque semaine, les contenus running explosent dans tous les sens, les dossards sont plus difficiles à obtenir que finir le marathon de lui-même, sans parler de la barrière prix.
Alors oui, il y a toujours les esprits chafouins qui disent qu’un marathon sous les 4 heures n’est pas un marathon. Il y a ceux qui disent que l’on s’inscrit trop vite, sans l’expérience adéquate. Il y a ceux qui disent que le marathon devient une case à cocher pour briller sur Strava ou sur Instagram.
Mais tous ont tort. Ils ont tort parce que l’on ne court pas, on ne suit pas des semaines d’un entraînement exigeant, juste pour frimer devant la machine à café le lundi matin. On le court pour l’expérience, pour l’envie de se prouver que l’on peut dépasser ses limites, qu’elles soient à 2 h 30 ou 5 h 30 les 42 km.
Le marathon n’est peut-être plus l’accomplissement d’une vie sportive comme il y a quelques années, mais désormais son commencement. Et quand plus de 90 % des coureurs débutent de cette façon-là, forcément c’est qu’ils ne peuvent pas se tromper.
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