Le bilan carbone 2025 de Kilian Jornet : transparence, contradictions et engagements
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Figure mondiale du trail, Kilian Jornet publie chaque année son bilan carbone personnel.
En 2025, il ne s’est pas contenté de comptabiliser ses émissions : il a intégré l’ensemble de ses choix de vie dans un document plus large, baptisé Athlete Progress Report. Un exercice de transparence rare dans le sport de haut niveau, à la fois honnête, complexe… et révélateur.
Une empreinte carbone en hausse à 11 tonnes de CO₂
Le chiffre est là, noir sur blanc : 11 tonnes équivalent CO₂ en 2025. Une hausse marquée par rapport à 2024, expliquée par deux allers-retours transatlantiques pour participer à la Western States en juin, puis au projet States of Elevation en septembre.
Dans son rapport, Kilian Jornet ne se dérobe pas. Il reconnaît que la plus grande part de ses émissions vient des transports – notamment des vols long-courriers. D’après ses propres chiffres, la mobilité représente à elle seule 66,4 % de son empreinte annuelle.

Assumer les contradictions
L’une des forces de ce document est de ne pas chercher à masquer les compromis. Kilian écrit :
“Je suis inquiet pour l’avenir de mes enfants. Mon mode de vie n’est pas durable. J’essaie de faire mieux, mais je suis loin d’être parfait.
Il explique avoir volontairement choisi de rentrer entre les deux projets américains pour passer du temps en famille, même si cela a doublé ses émissions. Il assume un arbitrage personnel, humain, mais à fort impact environnemental. Un choix lucide, raconté sans fard.
Un quotidien plus sobre
Au-delà des voyages, l’athlète norvégien adopte un mode de vie qu’il veut cohérent : végétarien depuis plus de 10 ans, il roule en voiture électrique d’occasion, achète la plupart de ses vêtements et équipements en seconde main, et place son argent dans des banques .
“L’impact, ce n’est pas que l’avion”, écrit-il. “C’est l’ensemble des choix, des habitudes, des concessions.”
Un engagement qui dépasse le sport
Le Progress Report 2025 met aussi en lumière le travail de la Kilian Jornet Foundation, active sur trois continents : restauration de sentiers, programmes éducatifs, certification environnementale pour les courses de trail (Green Trail Concept), suivi d’espèces menacées dans les Pyrénées catalanes.
Sa marque NNormal continue de défendre une approche durable : produits garantis à vie, réparables, fabriqués partiellement en Europe, avec un programme de recyclage intégré.
Moins de projets, plus de sens
Pour 2026, Kilian Jornet annonce vouloir réduire le nombre de déplacements et se concentrer sur les projets qui lui semblent les plus porteurs de sens. Chaque course ou expédition devra être reliée à une action concrète : sensibilisation, protection d’un écosystème, projet éducatif ou scientifique.
“Je veux faire moins, mais mieux. L’objectif, ce n’est pas la perfection, mais la cohérence.”
En résumé, chez uTrail, on salue la démarche de transparence de Kilian Jornet.
Peu d’athlètes de son niveau publient un bilan carbone aussi détaillé. Mais cette honnêteté n’efface pas les contradictions. Et en 2025, elles sont réelles.

En 2025, Kilian Jornet a multiplié les déplacements internationaux :
➡️ En mars, il se rend en Italie pour courir le Chianti Ultra Trail (2e place).
➡️ En juin, il traverse l’Atlantique pour la Western States 100 (3e place).
➡️ En septembre, il retourne aux États-Unis pour le projet States of Elevation. Entre les deux allers-retours américains, il choisit de rentrer en Norvège, doublant ainsi l’impact carbone de ces voyages.
Il justifie cela par la volonté de passer du temps en famille. Il évoque aussi son métier : “C’est mon job, je dois voyager (il ne le formule pas comme ça mais c’est ce que ça veut dire). Mais voyager pour exister su r le plan sportif, pour Kilian Jornet, est-ce encore vrai ?
Sa carrière est faite, ses sponsors sont solides, sa communauté est acquise. Et sportivement, il ne gagne plus systématiquement — ce qui est normal et n’enlève rien à son immense contribution au trail. En 2025, il signe de très belles courses, mais pas de victoire. Autrement dit : rien ne l’obligeait à faire autant de déplacements.
Ce ne sont pas les performances qui sont en cause ici, mais le message. Kilian assume les chiffres, mais cherche à minimiser leur portée. Il met en avant des choix de vie sobres — qui méritent d’être salués — mais qui ne compensent pas l’impact massif des trajets aériens à répétition.
Et parce qu’il reste un modèle, son récit doit pouvoir être interrogé. Sans excès, sans caricature. Mais avec lucidité.</p>
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