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🎧 Après avoir dominé les plus grands ultra-trails de la planète, Courtney Dauwalter se lance un défi totalement différent : devenir assez rapide sur route pour participer aux sélections américaines du marathon olympique.
À 41 ans, la championne américaine veut franchir la barrière des 2 h 37 dès le 6 décembre 2026. Et pour 2027, elle envisage même de s’attaquer à un Ironman.
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Courtney Dauwalter n’en a décidément pas terminé avec les défis d’endurance. Alors que son programme de trail pour 2027 reste encore à définir, l’Américaine prépare actuellement un retour sur marathon avec un objectif très précis : décrocher son billet pour les sélections olympiques américaines de 2028, organisées à Saint-Louis en vue des Jeux de Los Angeles.
Dans un entretien accordé à Runner’s World, publié le 16 octobre 2026, la quadruple gagnante de la Hardrock 100 explique vouloir poursuivre une expérience commencée l’année dernière. Habituée à courir pendant des dizaines d’heures sur les sentiers, elle découvre désormais les exigences de la vitesse sur bitume.
Courtney Dauwalter veut passer de 2 h 38 à moins de 2 h 37 sur marathon
Le rendez-vous est fixé au dimanche 6 décembre 2026, à l’occasion du California International Marathon (CIM), une épreuve américaine réputée pour attirer de nombreuses coureuses à la recherche de chronos qualificatifs.
En 2025, Courtney Dauwalter avait déjà surpris le monde de la course à pied en améliorant considérablement ses performances sur route.
Elle avait d’abord terminé le Twin Cities Marathon en 2 h 49 min 54 s, avant de réussir quelques semaines plus tard un impressionnant 2 h 38 min 55 s au California International Marathon.
Une progression spectaculaire, mais insuffisante pour atteindre le standard olympique américain fixé à 2 h 37.
Le défi de Courtney Dauwalter le 6 décembre 2026
- Record personnel actuel : 2 h 38 min 55 s
- Objectif qualificatif : 2 h 37 min 00 s
- Temps à gagner : 1 min 55 s
- Allure à tenir : environ 3 min 43 s/km
- Vitesse moyenne nécessaire : environ 16,1 km/h
Pour atteindre son objectif, l’Américaine doit gagner près de trois secondes par kilomètre sur l’ensemble des 42,195 kilomètres.
Lors de son précédent marathon, Dauwalter avait pourtant été dans les temps au passage du semi-marathon, atteint en 1 h 18 min 33 s. Mais sa deuxième moitié de course, bouclée en 1 h 20 min 22 s, avait fait disparaître ses chances de qualification.
Cette fois, elle espère conserver son allure jusqu’à la ligne d’arrivée.
Après son abandon à l’UTMB 2026, Courtney Dauwalter retrouve un nouvel objectif
Ce changement de discipline intervient après une saison d’ultra-trail contrastée.
Deuxième de la Cocodona 250 au mois de mai, puis victorieuse pour la quatrième fois de la Hardrock 100 en juillet, Courtney Dauwalter avait abordé l’UTMB 2026 avec l’ambition de décrocher un quatrième sacre à Chamonix.
Elle avait même pris les commandes de la course féminine dans les premières ascensions, avant de connaître une baisse de régime et de finalement abandonner autour du 80e kilomètre, sur fond de fatigue persistante.
Cinq semaines après cette déception, l’Américaine s’était déjà remise à préparer le marathon, en réintroduisant des entraînements rapides sur route et des semaines chargées en kilomètres.
Son parcours montre surtout qu’une athlète capable de remporter les plus grandes courses de 100 miles peut encore trouver des domaines dans lesquels elle doit presque tout réapprendre.
La reine de l’ultra-trail doit apprendre à courir vite, pas à courir longtemps
C’est tout le paradoxe de cette reconversion temporaire.
Pour la plupart des marathoniens, le principal défi consiste à conserver une allure élevée pendant plus de 42 kilomètres. Pour Courtney Dauwalter, la distance représente presque une formalité au regard des épreuves de 160, 250 ou 400 kilomètres auxquelles elle est habituée.
En revanche, courir à une vitesse supérieure à 16 km/h pendant plus de deux heures et demie exige des qualités très différentes de celles mobilisées sur un ultra-trail de montagne.
La championne américaine explique avoir dû travailler non seulement sa vitesse, mais aussi son ravitaillement à haute intensité et sa façon d’évoluer au sein d’un groupe de coureuses rapides.
Lors de son marathon de 2025, elle avait particulièrement apprécié l’expérience du peloton féminin lancé à la poursuite des minima olympiques. Habituée aux longues heures de solitude en montagne, elle avait découvert l’effet d’entraînement collectif que peut provoquer un groupe partageant le même objectif.
Cette expérience semble avoir pesé dans sa décision de revenir sur la même course.
Dauwalter pourrait également adapter son environnement d’entraînement. Installée désormais à Buena Vista, dans le Colorado, à environ 2 400 mètres d’altitude, elle envisage de réaliser certaines séances plus bas afin de pouvoir courir plus facilement aux allures recherchées.
Courir le marathon en moins de 2 h 37 ne lui donnerait pas directement accès aux Jeux olympiques.
Cette performance lui permettrait de participer aux sélections américaines, appelées Olympic Trials, prévues le 25 mars 2028 à Saint-Louis.
La Fédération américaine d’athlétisme a fixé le minimum féminin à 2 h 37 pour accéder à cette épreuve. Les athlètes sélectionnées pour les Jeux seront ensuite déterminées selon leur résultat aux Trials et les critères olympiques applicables.
La distinction est essentielle : Courtney Dauwalter ambitionne d’abord de rejoindre la ligne de départ des meilleures marathoniennes américaines, et non de s’imposer immédiatement parmi les prétendantes à une médaille olympique.
Pour une athlète qui aura 43 ans au moment des Jeux de Los Angeles, cette qualification constituerait déjà un accomplissement remarquable, notamment parce qu’elle s’est construit une carrière exceptionnelle dans une discipline où les exigences physiologiques sont très différentes.
En 2027, Courtney Dauwalter pourrait également tenter un Ironman
Et le marathon n’est peut-être qu’une étape.
Présente récemment à Kailua-Kona, à Hawaï, dans le cadre d’un déplacement pour son équipementier Salomon, Courtney Dauwalter s’est également intéressée au triathlon longue distance.
La marque deviendra partenaire titre du championnat du monde Ironman en 2027, une évolution qui pourrait accompagner les envies de diversification de l’Américaine.
Dauwalter envisage sérieusement de participer à un Ironman dès l’année prochaine.
L’épreuve consiste à enchaîner 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de cyclisme et un marathon de 42,195 kilomètres.
Sur le papier, la course à pied et le vélo ne semblent pas particulièrement l’inquiéter. En revanche, elle reconnaît devoir progresser en natation, notamment en eau libre, avant de pouvoir relever ce nouveau défi.
Aucune participation précise n’a encore été annoncée.
En résumé, Courtney Dauwalter montre qu’on peut encore se réinventer après 40 ans
Ce qui rend cette annonce intéressante dépasse largement la perspective d’une qualification olympique.
À 41 ans, Courtney Dauwalter pourrait se contenter de défendre son palmarès sur les grandes courses de trail et de continuer à accumuler les victoires sur les distances qui ont fait sa réputation.
Elle choisit pourtant de redevenir débutante dans d’autres domaines de l’endurance.
Dans son entretien, elle souligne notamment combien la préparation marathon lui avait apporté une forme de renouvellement mental. Modifier ses habitudes, découvrir de nouvelles allures et accepter de progresser dans un univers moins familier lui avaient permis de retrouver une motivation différente avant de revenir à l’ultra-trail.
Pour les pratiquants de trail, cette démarche rappelle qu’il existe de nombreuses façons de progresser et de prendre du plaisir à courir. Un spécialiste de la montagne peut chercher à améliorer sa vitesse sur route, tandis qu’un marathonien peut trouver un nouveau défi dans les longues distances en nature.
Reste maintenant à savoir si Courtney Dauwalter réussira, le 6 décembre prochain, à retrancher les deux minutes qui la séparent encore de son rêve américain.
Et après avoir remporté les plus prestigieux ultra-trails du monde, voir Courtney Dauwalter prendre le départ des sélections olympiques américaines sur marathon serait déjà une histoire exceptionnelle.
Sources
Runner’s World, Brian Metzler, 16 octobre 2026 ; USA Track & Field, critères de qualification aux sélections olympiques américaines de 2028.
Lire aussi
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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