Résultats des championnats de France de 24 h à Tullins : Gwénaël Helleux sacré après un duel d’endurance hors normes
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Ils ont tourné pendant 24 heures, sans pause, sans échappatoire, jusqu’à ce que la cloche mette fin à l’effort. À Tullins, en Isère, les championnats de France de 24 heures ont livré leur verdict ce dimanche à 10 h, au terme d’une épreuve extrême où la gestion, le mental et la régularité ont fait la différence.
Championnat de France de 24 h : une discipline à part, aux frontières du trail
Le principe est simple, mais implacable : courir pendant 24 heures et parcourir la plus grande distance possible. Pas de ligne d’arrivée classique, pas de chrono fixe. Ici, la performance se mesure en kilomètres accumulés.
Sur une boucle répétitive, souvent sur piste, les coureurs enchaînent les tours avec une seule contrainte : ne jamais s’arrêter trop longtemps. C’est une autre forme d’ultra, sans dénivelé mais avec une exigence mentale permanente. Une discipline qui attire de plus en plus de profils issus du trail, séduits par cette exploration radicale de l’endurance.
Résultats des championnats de France de 24 h à Tullins, une course dense jusqu’au bout
Chez les hommes, la victoire revient à Gwénaël Helleux, auteur d’une course maîtrisée de bout en bout avec 241 km parcourus. Derrière lui, Benjamin Poiraton (235 km) et Florian Robin (226 km) complètent le podium après une lutte serrée sur la durée.
Plus loin dans le classement, plusieurs profils bien connus du trail ont répondu présent. Antoine Guillon termine à une solide 5e place avec 214 km, tandis que Christophe Le Saux se classe 12e avec 196 km. Des performances qui confirment leur capacité à s’adapter à ce format particulier.
Chez les femmes, Nathalie Schmitt s’impose avec plus de 200 km parcourus, confirmant son statut sur la distance.
Gwénaël Helleux, de l’Ultra Marin au titre national
Ce titre de champion de France n’arrive pas par hasard. Gwénaël Helleux s’était déjà illustré en remportant l’Ultra Marin, une épreuve de 175 km autour du golfe du Morbihan, qu’il avait bouclée en moins de 15 heures.
Habitué des longues distances, il a su transposer ses qualités sur ce format encore plus exigeant. Régularité, gestion de l’effort et capacité à encaisser la durée : autant d’éléments qui lui permettent aujourd’hui de s’imposer au niveau national.
Passer les 200 km en un peu plus de 17 heures donnait déjà le ton de sa performance. Derrière, il a su maintenir le rythme jusqu’au bout, sans véritable baisse de régime.
Antoine Guillon, un traileur face à un nouveau défi
Sa présence était l’une des curiosités de ce championnat. Figure bien connue du trail long, Antoine Guillon découvrait ici une discipline qu’il évoquait comme un rêve d’enfance.
Sa préparation s’est construite avec sérieux, mais aussi avec une forme de curiosité assumée. Dès le départ, il s’est installé sur un rythme régulier, proche de 11 km/h, avec une stratégie simple : avancer sans se mettre dans le rouge.
Encadré par une équipe solide au ravitaillement, il a enchaîné les kilomètres avec constance. Passage des 100 km en 9 h 37, maintien dans le top 10 pendant une grande partie de la course, puis remontée progressive pour terminer 5e.
Son retour d’expérience est clair : la difficulté ne vient pas seulement de la durée, mais de la répétition du geste. Toujours la même foulée, toujours le même terrain. Une contrainte très différente du trail, mais tout aussi exigeante.
Ces championnats de France montrent à quel point les frontières entre disciplines s’estompent. Des traileurs viennent tester les 24 heures, des routards s’intéressent à l’ultra, et tous se retrouvent autour d’une même idée : repousser les limites.
À Tullins, il n’y avait pas de sommets ni de paysages spectaculaires. Mais il y avait l’essentiel : des athlètes capables de courir plus de 200 km en une journée.
Et au bout de ces 24 heures, un nom s’impose : Gwénaël Helleux.






