L‘édition 2026 de la mythique Barkley Marathons s’est achevée ce dimanche 16 février sans aucun finisher. Une surprise ? Pas vraiment quand on connaît la réputation impitoyable de cette épreuve légendaire. Dans ce contexte d’échec collectif face aux conditions extrêmes du Tennessee, les coureurs français ont néanmoins marqué cette édition précoce de leur empreinte, avec notamment la seule Fun Run validée par Sébastien Raichon.
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Le contexte de la victoire de Sébastien Raichon sur la Barkley 2026
Une édition impitoyable avancée d’un mois
La Barkley 2026 a surpris tout le monde en démarrant le 14 février, jour de la Saint-Valentin, soit un mois plus tôt que prévu. Ce changement de calendrier inattendu a exposé les coureurs à des conditions météorologiques particulièrement hostiles : froid glacial, pluie battante et boue omniprésente ont transformé le parc de Frozen Head en piège mortel. Sur les 40 coureurs environ au départ, seuls quatre ont réussi à terminer deux boucles et à repartir pour un troisième tour. Personne n’ira au bout dans le délai imparti pour continuer la course.
Résultat et classement de la Barkley, pas de finisher mais une Fun Run validée pour Sébastien Raichon
Au cœur de cette hécatombe, Sébastien Raichon s’est imposé comme le seul rescapé en validant une Fun Run en 38 h 05 min 46 s. Cet ancien prof d’EPS passionné de Raid Aventures a parcouru trois boucles complètes, soit près de 100 km hors sentier avec plus de 10 000 mètres de dénivelé positif, en respectant la barrière des 40 heures.
Pour sa troisième tentative à la Barkley, ce spécialiste de l’orientation et des courses extrêmes (vainqueur de la Spin Race hivernale 2026 de 430 km) a démontré une maîtrise exceptionnelle face à un terrain détrempé où la navigation à la carte et à la boussole relevait de l’exploit tant le brouillard était épais.
Cette performance n’est pas une surprise au regard du profil de Raichon. Il a déjà vaincu la Chartreuse Terminorum, une course française pensée pour reprendre les difficultés et les codes de la Barkley. Bien qu’il ait manqué la barrière horaire des 36 heures pour repartir sur une quatrième boucle de plus de deux heures (de seulement 2 heures au vu des conditions), sa Fun Run reste l’unique accomplissement majeur d’une édition 2026 qui restera marquée le caractère presque sadique de son créateur qui a considérablement augmenté la difficulté en plaçant la course à la mi-février et non fin mars.
Les autres faits marquants de la Barkley 2026 avec l’abandon de Mathieu Blanchard
Mathieu Blanchard stoppé par le froid
L’autre espoir tricolore, Mathieu Blanchard, a dû abandonner lors de la troisième boucle à cause du froid. Oui, Mathieu Blanchard, même lui, peut se faire piéger par le froid quand il est sur la Barkley ! Vainqueur de la Diagonale des Fous 2024, du Yukon Arctic Ultra 2025 et de la Barkley Fall Classic à l’automne 2025 (victoire qualificative), le coureur Salomon venait pour sa première tentative. Être finisher à la dès la première fois aurait été un exploit peut-être jusque-là jamais réalisé.
Après avoir terminé les deux premières boucles aux côtés de Raichon et du Britannique Damian Hall en 22 h 35 min 40, Blanchard n’a pas pu poursuivre l’aventure face aux conditions glaciales.
Cinq Français au départ, un bilan contrasté
Cette édition 2026 comptait cinq coureurs francophones au départ. Outre Raichon et Blanchard, on retrouvait Aurélien Sanchez, seul finisher français de l’histoire de la Barkley en 2023 et qui entamait sa quatrième tentative. Il y avait aussi Guillaume Calmettes (abandon 2e boucle), le premier Français à avoir réussi une Fun Run en 2019 et spécialiste des formats ultra-longs et des backyards. Le dernier est Ronan Pierre (abandon 1er tour), lui aussi spécialiste des backyards.
En résumé, la Barkley est un bien une course impittoyable
Pour rappel, la Barkley Marathons exige de ses participants de terminer cinq boucles d’environ 32 km chacune (soit 160 km au total) en moins de 60 heures, avec 20 000 mètres de dénivelé positif cumulé. Le parcours non balisé dans une forêt dense nécessite une navigation précise à la carte et à la boussole, avec des livres à arracher à différents points de contrôle comme preuve de passage. Depuis sa création en 1986, seuls 20 coureurs ont terminé cette épreuve réputée comme la plus difficile au monde.
Mais la vraie difficulté de la course n’est pas tant celle des conditions climatiques, de la période du calendrier ou du niveau des autres participants. C’est l’esprit de Laz, le créateur et organisateur de cette course. La Barkley n’est pas une épreuve fixe, où les participants pourraient retrouver au fil des années des repères, des habitudes. C’est contraire à l’esprit de Laz qui y voit une facilité vers la victoire. C’est pourquoi les paramètres changent d’année en année (date et parcours). Être plus fort que l’esprit retors de Laz qui conçoit la course de façon à transformer les athlètes en épave est le plus dur des exercices !
Fun Run de Raichon, des engelures pour Blanchard, et le sourire de Laz qui prouve encore une fois à quel point il est tordu, la Barkley 2026 a tenu toutes ses promesses !
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