sources préférées Google
🎧 L’influenceur français ClemQuiCourt a annoncé ce vendredi 9 octobre 2026 qu’il renonçait à prendre le départ de la Moab 240, un ultra-trail d’environ 386 km organisé dans l’Utah, aux États-Unis.
Après avoir multiplié les défis sportifs et les projets ces derniers mois, le créateur de contenu reconnaît avoir été trop ambitieux. Derrière ce forfait annoncé au dernier moment se pose une question : peut-on enchaîner les aventures extrêmes sans finir par atteindre ses limites ?
ClemQuiCourt renonce à la Moab 240
Il devait s’attaquer à l’une des épreuves d’ultra-endurance les plus impressionnantes du calendrier américain. Finalement, ClemQuiCourt ne sera pas au départ de la Moab 240, ce vendredi 9 octobre 2026. Le créateur de contenu français a annoncé son forfait sur Instagram, expliquant que la fatigue accumulée et l’ampleur du défi l’avaient conduit à revoir ses ambitions.
« La MOAB 240 2026, ça sera sans nous », écrit-il à sa communauté, avant de préciser qu’il rêvait de participer à cette course depuis le début de l’année.
L’annonce tranche avec l’enthousiasme qui entourait ce projet. La Moab 240 représente en effet un changement de dimension pour n’importe quel coureur, y compris pour un sportif habitué aux longues distances.
Mais ClemQuiCourt reconnaît aujourd’hui que son objectif dépassait ce qu’il était raisonnable d’entreprendre dans les circonstances actuelles.
« C’était un peu trop ambitieux. Et on est (un peu) fatigués. »
Une déclaration qui résume à elle seule les raisons de son renoncement.
À force d’enchaîner les défis, ClemQuiCourt a-t-il voulu aller trop loin ?
C’est précisément là que le forfait de ClemQuiCourt devient intéressant au-delà de sa propre communauté.
Depuis plusieurs mois, le créateur de contenu multiplie les projets sportifs et les initiatives sur Internet. Ses aventures en Corée, ses expériences autour de la backyard ultra et ses nombreux projets collectifs témoignent d’un calendrier particulièrement chargé.
Or, l’ultra-endurance impose une réalité que l’enthousiasme ne suffit pas à contourner : accumuler des défis ne signifie pas nécessairement accumuler la préparation spécifique nécessaire pour réussir une course encore plus longue.
La récupération fait partie de l’entraînement, particulièrement lorsqu’il s’agit de préparer une épreuve de plusieurs centaines de kilomètres. Une succession d’efforts exigeants peut compliquer cette récupération, même lorsque les défis précédents ont été menés à bien.
ClemQuiCourt semble lui-même avoir pris conscience de cette limite. Dans sa publication, il explique apprendre à écouter son équipe, mais aussi à s’écouter lui-même.
La formule est révélatrice. Il ne parle pas de blessure ni d’un problème médical particulier. Il évoque simplement une ambition trop importante et une fatigue qu’il ne souhaite plus ignorer.
Cela ne signifie pas qu’il était incapable de terminer la Moab 240. En revanche, il reconnaît qu’il ne se présente pas dans les conditions qu’il juge nécessaires pour tenter l’aventure.
La Moab 240, un ultra-trail de 386 km qui ne pardonne pas l’improvisation
Organisée dans l’Utah, la Moab 240 est devenue l’une des références américaines de l’ultra-endurance. Son parcours traverse des paysages désertiques, des canyons, des secteurs rocheux et des zones montagneuses autour de Moab.
L’épreuve, traditionnellement présentée comme une course de 240 miles, représente environ 386 km, même si la distance exacte varie selon les éditions. Les participants disposent de plusieurs jours pour rallier l’arrivée, avec un temps limite de 112 heures.
Autrement dit, les coureurs doivent gérer potentiellement plusieurs jours et plusieurs nuits d’effort.
Sur une telle distance, la performance ne dépend plus seulement de la capacité à courir. L’alimentation, la gestion du sommeil, la résistance musculaire, les conditions météorologiques et la capacité à poursuivre malgré une fatigue croissante deviennent déterminantes.
Des postes de ravitaillement et des possibilités de repos permettent aux participants de gérer leur progression. Ces pauses font partie intégrante de la stratégie de course, mais le chronomètre continue de tourner.
Pour un coureur qui arrive déjà fatigué au départ, la question ne se limite donc pas à savoir s’il pourra tenir quelques dizaines de kilomètres. Il faut envisager la manière dont son organisme réagira après une, deux ou trois nuits sur les sentiers.
La décision de ClemQuiCourt intervient précisément avant cette confrontation avec les exigences de l’épreuve.
Un dossard à 1 500 dollars : certains lui reprochent de ne même pas essayer
Le renoncement du créateur de contenu soulève également la question du coût de participation à ces épreuves hors normes.
Dans les commentaires de son annonce Instagram, ClemQuiCourt rappelle lui-même le montant du dossard en plaisantant sur les concurrents qu’il suivra désormais à distance.
« À 1500$ le dossard, de très très près même. »
Une somme suffisamment importante pour provoquer quelques réactions.
Un internaute lui reproche de préférer perdre cet argent plutôt que de se présenter sur la ligne de départ, estimant qu’il aurait pu tenter l’expérience, quitte à abandonner ensuite.
Ce commentaire illustre une conception bien particulière de l’ultra-trail : lorsqu’on s’est inscrit à une épreuve aussi prestigieuse et aussi coûteuse, faudrait-il au moins essayer ?
Mais cette logique trouve rapidement ses limites. Le prix d’une inscription ne garantit ni la préparation physique ni la capacité à encaisser un effort de plusieurs jours. Et les sommes déjà engagées ne diminuent pas les risques liés à un départ dans de mauvaises conditions.
Sous sa publication, la majorité des réactions visibles sont d’ailleurs favorables à sa décision. Ses abonnés l’encouragent à récupérer et à revenir plus tard, tandis que quelques commentaires plus critiques interrogent ses ambitions ou regrettent son absence.
En résumé, ClemQuiCourt promet de revenir sur la Moab 240
Malgré sa déception, ClemQuiCourt n’entend pas abandonner définitivement son projet américain.
Il affirme qu’un jour, la ClemQuiCorp sera sacrée « King of Moab », laissant entendre qu’il souhaite revenir sur cette épreuve lorsqu’il sera mieux préparé.
Pour le moment, l’influenceur préfère se concentrer sur ses autres activités. Il annonce notamment travailler sur ce qu’il décrit comme « l’événement Internet de la décennie », sans en préciser davantage les contours dans cette publication.
Son forfait pose finalement une question plus large sur la place des défis extrêmes dans l’univers des créateurs de contenu.
Sur les réseaux sociaux, les distances impressionnantes, les exploits toujours plus longs et les projets spectaculaires attirent naturellement l’attention. Mais l’ultra-trail obéit à une autre temporalité : celle de l’entraînement, de l’adaptation progressive et de la récupération.
En reconnaissant avoir visé trop haut cette fois-ci, ClemQuiCourt se confronte à une réalité que connaissent aussi les pratiquants anonymes de l’ultra-endurance : entre annoncer un défi de 386 km et être prêt à le courir, il existe une différence que la motivation seule ne peut pas effacer.
Source
Voir cette publication sur Instagram
Lire aussi
- J’ai acheté le tee-shirt de Clemquicourt : mauvaise surprise deux jours plus tard
- Clemquicourt en a marre d’être pris pour un simple influenceur
Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.
❤️ Votre soutien nous aide à préserver un média trail libre et indépendant.





