sources préférées Google
🎧 En septembre 2026, quatre jeunes en situation de handicap originaires des Deux-Sèvres ont participé à une expédition dans le massif du Néouvielle, dans les Hautes-Pyrénées, avec un objectif précis : atteindre un sommet de plus de 3 000 mètres jusque-là sans nom et le baptiser « Pic 21 », en référence à la trisomie 21.
Anna, Telma, Paul-Victor et Medhi se préparaient depuis près d’un an à cette ascension, encadrés notamment par des professionnels de la montagne et des professionnels de santé. Leur aventure, portée par l’association Trisomie 21 Deux-Sèvres, vise à promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap à travers un défi sportif en haute montagne.
L’expédition a ensuite fait l’objet d’un Grand Format diffusé dimanche 4 octobre 2026 dans Stade 2 sur France Télévisions. Le reportage a remis en lumière le projet Pic 21 et les mois de préparation nécessaires pour permettre aux quatre jeunes d’évoluer au-dessus de 3 000 mètres d’altitude.
Les montres GPS Garmin sont en vente sur i-run
Pic 21 : un sommet de plus de 3 000 mètres comme défi
Le projet était aussi simple à résumer que difficile à réaliser : emmener quatre jeunes en situation de handicap au-dessus de 3 000 mètres d’altitude dans les Pyrénées.
Anna, Telma, Paul-Victor et Medhi, originaires des Deux-Sèvres, sont porteurs de trisomie 21 ou de troubles du développement. Ils ont été réunis autour du projet Pic 21, porté notamment par l’association Trisomie 21 Deux-Sèvres.
Pendant plusieurs mois, leur préparation a ressemblé à celle de n’importe quel projet ambitieux en montagne : entraînements physiques, randonnées, travail sur l’autonomie, encadrement médical et accompagnement par des professionnels de la montagne.
L’expédition s’est finalement déroulée en septembre dans le massif du Néouvielle, dans les Hautes-Pyrénées.
Le 10 septembre 2026, les « 4 Fantastiques » atteignent leur sommet
Le jeudi 10 septembre, Anna, Telma, Paul-Victor et Medhi ont atteint l’antécime du Turon du Néouvielle.
Le sommet, situé à plus de 3 000 mètres d’altitude, n’avait jusqu’alors pas de nom propre. L’objectif de l’équipe était donc de lui associer celui de leur aventure : Pic 21, en référence à la trisomie 21.
L’enjeu n’était pas de battre un record de vitesse ou d’ouvrir une voie technique. Pour les quatre participants, arriver là-haut représentait déjà la performance.
À cette altitude, marcher plusieurs heures sur un terrain de haute montagne demande de gérer la fatigue, le froid, l’effort prolongé et les difficultés du terrain. Pour rendre le projet possible, les quatre jeunes ont ainsi été entourés d’une équipe comprenant notamment des accompagnants, des professionnels de santé et des spécialistes de la montagne.
Pourquoi le sommet doit s’appeler « Pic 21 »
Le nom choisi n’est évidemment pas anodin.
Le nombre 21 renvoie directement à la trisomie 21, tandis que le sommet doit symboliser la place que les personnes en situation de handicap peuvent prendre dans le sport, l’aventure et plus largement dans la société.
Les organisateurs résument le projet par une formule : « le sommet de tous les possibles ».
L’ambition affichée est également de laisser une trace concrète de cette aventure en faisant apparaître le nom Pic 21 sur les cartes. Plusieurs partenaires du projet indiquent depuis l’ascension que le Pic 21 figure désormais sur les cartes IGN.
Une aventure qui ressemble beaucoup à l’esprit du trail
Même s’il ne s’agit pas d’une compétition de trail, l’histoire de Pic 21 touche directement à ce que beaucoup de traileurs recherchent en montagne.
Il y a l’entraînement pendant des mois, la progression sur les sentiers, l’effort dans la durée, les passages difficiles et surtout la nécessité d’avancer avec les autres.
En trail comme en randonnée de haute montagne, atteindre un sommet dépend rarement de la seule condition physique. Il faut aussi gérer les imprévus, accepter de ralentir et parfois adapter l’objectif aux capacités du jour.
Pic 21 rappelle ainsi une évidence souvent oubliée derrière les chronos et les classements : en montagne, la performance peut aussi simplement consister à aller plus loin que ce que l’on imaginait possible.
Un an de préparation pour quelques mètres qui changent le regard
Le défi n’est donc pas né quelques jours avant l’ascension. Les quatre jeunes se préparaient depuis près d’un an, avec autour d’eux des coachs, des soignants, des accompagnateurs, leurs familles et des partenaires.
Le projet a été initié notamment par Clémence Bodin, liée à l’association Trisomie 21 Deux-Sèvres, et Julien Viroulaud, déjà engagé dans plusieurs aventures sportives autour de l’inclusion.
Un documentaire doit également prolonger cette aventure. Le réalisateur Lambert Davis a suivi la préparation et l’expédition afin d’en conserver la trace.
En résumé, le Pic 21 existe désormais surtout par ce qu’il représente
Dans les semaines qui ont suivi l’ascension, le projet a largement dépassé le cadre des Deux-Sèvres. France Télévisions lui a notamment consacré un Grand Format dans Stade 2 le dimanche 4 octobre 2026.
Les réactions diffusées après le reportage montrent à quel point l’aventure a touché le public : de nombreux internautes parlent de courage, d’émotion, d’esprit d’équipe et de dépassement de soi.
Le Pic 21 n’était au départ qu’un relief sans nom au milieu des Pyrénées.
Depuis le passage d’Anna, Telma, Paul-Victor et Medhi, il porte surtout une histoire : celle de quatre jeunes qui ont passé près d’un an à préparer une ascension pour démontrer que la montagne peut, elle aussi, devenir un terrain d’inclusion.
Lire aussi
🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.
❤️ Votre soutien nous aide à préserver un média trail libre et indépendant.







