🎧 Comment François d’Haene a battu le record du GR20 grâce à une gestion de course parfaite
Écouter le résumé de l’article — Durée totale : 0:43
Résumé audio généré par intelligence artificielle.
François d’Haene n’a pas seulement couru plus vite que Lambert Santelli. Il a surtout mieux réparti son effort. Son record du GR20 en 29 h 46 s’explique par une stratégie très claire : partir tôt, économiser de l’énergie dans le Nord, basculer à Vizzavona avec de l’avance, puis tenir la nuit sur le Sud sans exploser.
ACHETER UNE MONTRE GPS EN SOLDES SUR I-RUN
lien affilié
-42%
montre Garmin Fenix 7X Pro Sapphire Solar Titane 
La gestion de course parfaite de François d’Haene sur le GR20
Un départ à 4 h 30 pour éviter le piège de la chaleur
Le premier choix décisif se joue avant même le départ. Là où Lambert Santelli était parti à 15 h en 2021, François d’Haene s’est élancé à 4 h 30 depuis Calenzana.
Ce détail change tout. En partant avant l’aube, il traverse la partie nord du GR20 dans des conditions plus fraîches. Or c’est précisément cette portion qui est la plus technique, la plus cassante et la plus coûteuse physiquement.
Sur ce type de terrain, économiser quelques degrés, c’est économiser des litres de sueur, de la lucidité et beaucoup d’énergie musculaire.
Le Nord du GR20 comme rampe de lancement
François d’Haene a construit son record sur la première moitié du parcours. À Vizzavona, après environ 85 kilomètres, il passe aux alentours de 20 h 10, soit une partie nord bouclée en environ 15 h 40.
La comparaison avec Lambert Santelli est parlante : le Corse était passé en 16 h 33 lors de son record de 2021. François d’Haene compte donc déjà près de 53 minutes d’avance à mi-parcours.
Sur le papier, cela représente une moyenne autour de 5,4 km/h contre environ 5,1 km/h pour Santelli. Dit comme ça, l’écart semble minime. Sur le GR20, c’est énorme.
Une avance construite sans panique
Ce qui marque dans cette tentative, c’est l’absence de folie. François d’Haene ne donne pas l’impression d’avoir tout misé sur un départ suicidaire. Il avance vite, mais reste dans un tempo maîtrisé.
Ses passages montrent une course très régulière. À Bavella, il pointe encore avec sérénité, ne reste que quelques minutes, puis repart avec de l’avance sur son prévisionnel.
C’est là que l’on reconnaît sa méthode : ne pas perdre de temps aux ravitaillements, ne pas s’affoler quand une section coûte quelques minutes, et relancer dès que le terrain le permet.
Le Sud de nuit, le choix risqué mais gagnant
Le prix de ce départ matinal, c’est la nuit sur le GR20 Sud. Sur le papier, cette partie est plus roulante que le Nord. En réalité, après plus de quinze heures d’effort, elle peut devenir un piège.
Fatigue, baisse de vigilance, froid relatif, sommeil, appuis moins précis : tout peut faire perdre l’avance accumulée.
Mais François d’Haene a justement profité de températures plus favorables pour limiter la casse. Il n’avait plus la chaleur du jour à gérer. Il devait seulement tenir son rythme, rester lucide et éviter la grosse défaillance.
Des pacers pour verrouiller la lucidité
François d’Haene n’a pas couru seul dans sa bulle. Il était accompagné en permanence par deux pacers. Sur un FKT aussi long, ce rôle est capital.
Les pacers ne servent pas seulement à ouvrir le chemin. Ils permettent de garder le coureur dans le tempo, de l’aider à manger, boire, repartir vite et ne pas s’enfermer dans une mauvaise passe.
Quand certains passages ont semblé moins bons, son entourage l’a relancé. C’est exactement ce qu’il fallait : ne jamais laisser une baisse devenir une crise.
En rĂ©sumĂ©, c’est une gestion d’expĂ©rience plus qu’un coup de force
Ce record est celui d’un coureur qui connaît le très long. François d’Haene n’a pas gagné le GR20 sur une attaque spectaculaire, mais sur une addition de décisions justes.
Partir tôt. Profiter de la fraîcheur. Passer vite dans le Nord. Garder une assistance efficace. Ne pas s’attarder. Accepter de faire le Sud de nuit. Relancer à Bavella. Tenir jusqu’à Conca.
Au final, les 29 h 46 ne racontent pas seulement une performance physique. Ils racontent une méthodologie. Celle d’un traileur qui a compris que, sur le GR20, le record ne se bat pas en courant plus fort partout, mais en courant juste du premier au dernier kilomètre.
Lire aussi
- GR20 : François d’Haene est le premier à faire tomber la barrière mythique des 30 heures
- Résultat : François d’Haene explose le record du GR20 en 29h46
- En direct : François D’Haene est en avance sur le record du GR20
- À quelle heure doit arriver François d’Haene pour battre le record du GR20






