Tenerife annulé : le début de saison bascule déjà pour les élites du trail
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Le début de saison en trail peut parfois basculer en quelques heures.
Ce qui devait être un grand rendez-vous sur les sentiers volcaniques des Canaries s’est transformé en coup d’arrêt brutal. Le Tenerife Blue Trail, course attendue par de nombreux élites et amateurs, n’a finalement pas eu lieu. En cause : des conditions météo jugées trop dangereuses pour maintenir l’événement.
Derrière cette décision, c’est toute la dynamique du début de saison qui se retrouve perturbée. Et certains coureurs n’ont pas attendu pour rebondir.
Une météo extrême qui rend la course impossible
L’annulation du Tenerife Blue Trail ne relève pas d’un simple choix de confort. Les conditions annoncées dépassaient largement ce que l’on peut accepter sur un parcours de trail, même engagé. Des rafales de vent violentes, des pluies intenses et des sentiers devenus instables ont conduit les autorités locales à activer un plan d’urgence.
Dans ce contexte, maintenir une course de montagne aurait exposé coureurs, bénévoles et organisateurs à des risques importants. La fermeture des sentiers et la mobilisation des secours ont logiquement conduit à une décision radicale : tout arrêter.
Ce type de situation rappelle une réalité du trail. Contrairement à la route, la nature reste imprévisible. Et même les événements les plus installés ne sont jamais totalement à l’abri.
Pour les traileurs engagés, une annulation de dernière minute ne se résume pas à une simple déception. Elle bouleverse des semaines, parfois des mois de préparation. Voyage, logistique, stratégie de course… tout est remis en question.
Les organisateurs ont annoncé que les inscriptions seraient reportées sous forme de crédit pour l’édition suivante, tandis que certains frais annexes seraient remboursés. Une solution classique, mais qui ne compense pas totalement l’investissement des coureurs, notamment pour ceux venus de loin.
Chez les élites, l’impact est encore plus stratégique. Chaque course s’inscrit dans une planification précise, avec des objectifs de performance, de points ou de préparation pour des échéances majeures.
L’exemple de Courtney Dauwalter
Certaines athlètes n’ont pas tardé à réagir. C’est le cas de Courtney Dauwalter, figure majeure de l’ultra-trail mondial, qui avait fait le déplacement aux Canaries avec un objectif clair en tête.
Plutôt que de subir cette annulation, elle a rapidement choisi une alternative : prendre le départ du Chianti Ultra Trail en Italie, sur un format d’environ cent vingt kilomètres avec un dénivelé conséquent. Une décision qui illustre parfaitement la capacité d’adaptation des meilleurs coureurs.
Ce choix n’est pas anodin. Il permet de maintenir un volume de course important dans une période clé de la saison, tout en restant aligné avec des objectifs plus lointains, notamment les grandes échéances estivales.
Déclaration de Courtney Dauwalter
Nous avons eu un tout petit aperçu des sentiers de Tenerife, et nous savons déjà que nous reviendrons ! 😍
Le plan était de lancer ma saison de course au @tenerife_bluetrail sur le 110 km vendredi soir, avec une traversée de l’île qui s’annonçait incroyable, montant jusqu’à 3 500 mètres d’altitude sur le mont Teide, avant de redescendre vers une ville en bord de mer de l’autre côté. 🗻🏖️
Mais la tempête Therese en a décidé autrement, et la course a malheureusement dû être annulée.
Déçue pour nous tous. Les coureurs, les habitants, les bénévoles et les équipes de l’organisation. Nous étions tous prêts à partager un grand week-end, à célébrer la course et à nous dépasser ensemble sur cette magnifique île de Tenerife.
Ce sera pour la prochaine fois. 💚☮️
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En résumé, le trail, malgré sa structuration croissante, reste dépendant de son environnement.
Contrairement à d’autres sports, il ne peut pas totalement s’abstraire des conditions extérieures.
L’annulation du Tenerife Blue Trail s’inscrit dans cette logique. Elle ne traduit pas une faiblesse de l’organisation, mais plutôt une forme de responsabilité face à des conditions jugées incompatibles avec la sécurité.
Pour les coureurs comme pour les organisateurs, c’est un rappel clair : en trail, la montagne décide encore.





