Le presque printemps québécois : la saison la plus imprévisible du calendrier trail.
Bienvenue dans le presque printemps québécois. Sortez vos shorts. Non, vos mitaines. Non, les deux.
Avant-hier, il faisait 17 degrés. Soleil dans le visage, manches courtes, on se prend pour des coureurs à la fin juin. On sort les chaussures de trail légères qui hibernaient depuis novembre, on se dit que la saison est officiellement lancée. On planifie mentalement nos prochaines courses avec l’optimisme de quelqu’un qui n’a pas vécu assez d’hivers au Québec.
Aujourd’hui ? – 5 degrés. Neige. Un vent qui cherche à te rentrer dans les oreilles et à y rester jusqu’en mai.
Bienvenue dans le presque printemps québécois, le seul endroit au monde où tu peux avoir un coup de chaleur et une engelure à deux jours d’intervalle.
Trail Québec printemps : la saison des choix impossibles
C’est la période de l’année la plus imprévisible du calendrier du coureur de trail québécois. Trop chaud pour les crampons, trop glissant pour les chaussures légères. Trop froid pour les shorts, trop doux pour la grosse veste. On se retrouve à l’entrée du sentier à faire un inventaire mental de la météo des quatre derniers jours pour décider si on va patiner, s’enfoncer dans la boue, ou les deux en alternance sur le même kilomètre.
Des conditions de trail imprévisibles au Québec au printemps
Les sentiers, eux, vivent leur propre crise d’identité. Le matin, c’est de la glace. L’après-midi, c’est de la sloche. Le soir, ça regèle. Le lendemain, fond à nouveau. Le trail québécois au mois de mars, c’est essentiellement un buffet de mauvaises surprises sous les pieds.
Trail Québec printemps : pourquoi les coureurs sortent quand même
Et pourtant. Malgré le vent froid, malgré les chaussettes mouillées, malgré ces moments où on se demande pourquoi on n’a pas choisi d’aller au gym comme des gens sensés, on sort. Parce que c’est ça, le coureur de trail québécois. On ne court pas que quand les conditions sont parfaites. On court quand les conditions sont intéressantes. Et au Québec, les conditions sont toujours au moins intéressantes.
Courir en trail au Québec au printemps, une préparation mentale
Il y a quelque chose de particulier dans cette période de l’année. Les sentiers ne sont pas encore beaux. Les arbres n’ont pas encore leurs feuilles. La neige est grise et fatiguée. Mais la lumière change. Les journées s’allongent. Et quelque part sous toute cette sloche, le printemps s’en vient pour vrai.
On le sait. On l’attend. On sort courir en mitaines et en shorts superposés par-dessus des collants, parce qu’on ne sait jamais vraiment comment s’habiller, et on appelle ça de la préparation mentale.
Trail Québec printemps : une saison qui lance l’année des courses
Les premières courses du calendrier québécois approchent. Les plans d’entraînement sont en marche, les inscriptions sont faites, et quelque part dans un sous-sol de la province, quelqu’un sort ses chaussures de trail en se demandant si elles ont besoin d’être remplacées avant le premier départ.
Trail au Québec au printemps : entre excitation et incertitude
C’est le presque printemps. La plus belle et la plus frustrante saison du coureur d’ici. Profitez-en, parce que dans trois semaines il va faire 20 degrés. Ou -10 degrés. Personne ne sait vraiment.
Et on aime notre Québec.
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Auteur : Jonathan Lessard, rédacteur et coureur de sentier





