Certaines années, c’est un match de Ligue des Champions qui vient interrompre le dîner de Saint-Valentin. Cette année, ce sont les tweets de Keith Dunn, le rapporteur officiel des événements de la Barkley. Car oui, il ne suffisait pas de nous surprendre avec une Barkley particulièrement précoce, encore fallait-il qu’elle soit pleine de rebondissements. Et, promis, vous n’auriez pas pu imaginer un tel scénario de course avec un Français aux portes de la victoire. Et non, ce n’est pas celui auquel vous pensez ! (lui il a eu froid aux pieds et il a abandonné !)
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LA BARKLEY 2026 est TERMINÉE
résultat Barkley 2026 : pas de finisher
Le point sur la Barkley
En cette fin de dimanche 15 février, le chronomètre affichait déjà 36 heures. Les passionnés de la Barkley le savent, cela signifie qu’il n’y a plus qu’une poignée d’athlètes encore en course.
On peut déjà dire au revoir à quelques pointures. Aurélien Sanchez, finisher en 2023, n’aura pas doublé son exploit cette année, après déjà un échec l’année dernière, et cela dès la première boucle. Parmi les autres défections, il y a bien sûr celle de John Kelly, la légende de la Barkley avec ses 9 participations.
Parmi les autres abandons notoires, on ne peut pas passer sous silence celui de Mathieu Blanchard qui a laissé la Barkley derrière lui dans la 3e boucle. Devoir renoncer en raison du froid (selon les mots de Keith Dunn) met bien en avant l’incroyable difficulté de cette course.
Mais si la course n’est pas terminée, c’est que certains sont encore en route vers la boucle suivante. Il reste en lice Sébastien Raichon et Damian Hall. Et s’il y a bien un coureur, un seul coureur, capable de déjouer tous les plans machiavéliques de Laz et d’être finisher de la Barkley 2026, c’est Sébastien Raichon.
Sébastien Raichon, prétendant au titre de Finisher
Le nom de Sébastien Raichon ne vous est sûrement pas inconnu. Il a gagné la Spin Race hivernale au mois de janvier. Dans le genre boucherie, cette course se situe tout en haut de la liste. Elle consiste à suivre un sentier de randonnée qui va vers le Nord de l’Angleterre sur 450 km. Très peu d’assistance, une météo cataclysmique, un froid mordant et un engagement de dingue, la course ayant demandé plus de 95 heures, tel est le programme. Et il vient de la survoler dans des conditions météo très compliquées (énormément de neige) ! En gros, c’était un échauffement haut de gamme !
Et ça, c’est juste la course du mois précédent. Sébastien Raichon, ancien prof d’EPS en disponibilité, a un palmarès de dingue. Il a d’ailleurs terminé la Chartreuse Terminorum, l’équivalent de la Barkley en France. Et sur la Barkley, Sébastien a déjà réussi l’exploit d’atteindre la 5e boucle, manquant l’objectif de peu. Il n’est donc pas en terrain inconnu ! Il a prouvé qu’il était capable de dompter la fatigue physique (60 heures non stop) et mentale.
On note aussi, parmi une longue liste, un passé dans le raid aventure. Anodin ? Sûrement pas, bien au contraire. C’est peut-être même son atout phare, le cheat code secret. Pendant que les traileurs classiques courent avec un œil sur les racines et l’autre sur le GPX de leur montre, lui s’oriente à la boussole sans lumière et avec une aisance insolente.
Pour encore faire parler son palmarès, on note deux victoires sur le Tor des Géants (450 km). On comprend en regardant d’un peu plus près pourquoi Sébastien Raichon va être finisher cette année. Les conditions dantesques de froid et d’humidité, ça le connaît et il aime ça !
Donc, on se donne rendez-vous lundi soir, quelques minutes avant minuit pour voir Sébastien Raichon toucher la fameuse barrière jaune synonyme de titre mythique de Finisher. Oui, évidemment, on est un peu enthousiastes, et surtout on a bien conscience que tout peut se jouer à n’importe quel moment dans une telle course. Mais s’il y en a qui peut tout dompter, c’est lui !
Damian Hall
Damian Hall est un athlète peu connu en France. C’est d’ailleurs souvent le cas sur la Barkley. On n’y voit pas forcément les champions des autres courses, mais de sacrés performeurs qui ont déjà montré des aptitudes à l’orientation, à l’ultra-distance, et avec un mental sans faille.
S’il a déjà fait de beaux dossards sur de grandes courses classiques, on pense à une place à l’UTMB 2018, on note chez lui surtout une propension à aller chercher les courses les plus exigeantes en termes de longueur. Il a déjà participé deux fois à la Barkley, en atteignant à chaque fois le 4e tour. Il a aussi participé au Tor des Géants (330 km, 4e place) en 2023. Comme Sébastien Raichon, il connaît bien la Spin Race, pour l’avoir remportée en 2023 puis fait la 2e place en 2024.
Au-delà des dossards sur des ultra-distances, Damian Hall excelle aussi sur les FKT. Cela consiste à établir un record de temps sur un segment de sentier pédestre. Il détient plusieurs FKT, notamment sur la Pennine Way qui sert de tracé à la Spin Race. Il a aussi établi un record sur la South West Coast Path. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que c’est là que se court la Arc of Attrition, la course où Casquette Verte s’est explosé la cheville au courant du mois de janvier.
Soyons honnêtes, et cela n’enlèvera rien à la victoire de Raichon, Damian Hall a de fortes chances d’être aussi finisher de cette Barkley 2026. A nouveau rendez-vous vers minuit dans la nuit de lundi à mardi.
En résumé, pourquoi Sébastien Raichon va gagner cette Barkley ?
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