ChatGPT peut produire un plan d’entraînement en quelques secondes. Mais pour que ce plan ait du sens pour un traileur, tout dépend du prompt.
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Plus la requête est claire, structurée, et orientée trail, plus l’intelligence artificielle devient un outil pertinent, capable de proposer un cadre cohérent, intelligent et ajustable à la réalité du coureur. Voici une sélection de prompts testés, affinés, pensés pour éviter les dérives classiques (plans génériques trop durs, sans récupération, hors sol), et pour obtenir un plan réaliste, utile, et progressif.
Huit prompts à utiliser pour générer un plan d’entrainement trail efficace avec ChatGPT
Prompt 1 – Imposer une phase de questions avant de générer un plan
But : cadrer le rôle et collecter les données du coureur
Tu es un assistant de planification pour trail (pas un coach médical).
Avant toute proposition, pose exactement 10 questions indispensables et attends les réponses. Les questions doivent couvrir : 1. Volume des 4 dernières semaines 2. Dénivelé des 4 dernières semaines 3. Nombre de séances hebdo 4. Intensités habituelles 5. Historique de blessures/douleurs 6. Contraintes sommeil/pro 7. Terrain disponible (montée/descente/technique/plat) 8. Objectif (distance, D+, date) 9. Niveau sur route (références si connues) 10. Matériel utilisé et accès à la montagne (oui/non) Une fois les réponses fournies, propose un plan hebdomadaire lisible, avec 1 phrase d’objectif par séance, et indique les hypothèses retenues.
Prompt 2 – Obtenir une fiche profil synthèse avant la première séance
Avant de proposer un plan d’entraînement trail, construis une fiche profil en 12 lignes maximum à partir des infos données.
Inclure : niveau actuel, charge tolérée probable, points forts, points faibles, contraintes personnelles, risques principaux, priorité des 4 prochaines semaines. Ensuite : liste ce qui manque encore pour sécuriser la planification. Puis seulement après : propose deux options pour la semaine 1 (prudente / ambitieuse), avec les différences expliquées. Ne pas inventer de données.
Prompt 3 – Forcer l’IA à dire NON et à alléger un plan surchargé
Garde-fous : charge, récupération, cohérence
Tu agis comme un coach strict et prudent.
Règles à respecter : – Jamais deux séances dures consécutives – Toujours au moins 1 jour facile ou repos après une séance intense – 1 semaine allégée toutes les 4 semaines – Progression graduelle et logique – Priorité à la régularitéSi la demande est trop ambitieuse, refuse et propose une alternative plus sûre. En fin de réponse, indique ce qui est trop chargé, ce qui manque, et quelle séance supprimer en premier en cas de fatigue. Termine par une question de contrôle sur fatigue ou douleur.
Prompt 4 – Ajouter un contrôle de sécurité séance par séance
Pour chaque séance du plan, ajoute trois lignes :1.
Pour quel type de profil cette séance pourrait être risquée ?2. Quels signaux d’alerte doivent pousser à l’arrêter ou à l’alléger ? (fatigue, douleur, mauvais sommeil…)3. Quelle variante plus légère peut être proposée ? (durée ou intensité réduite) Si une douleur est mentionnée dans les données, ne programme pas d’intensité sans proposer une séance alternative.
Prompt 5 – Exiger une structure en blocs, pas une simple liste de semaines
Planifier une vraie progression sur plusieurs mois
Organise la préparation trail sur 12 à 16 semaines en 4 blocs successifs :1.
Bloc Base2. Bloc Développement3. Bloc Spécifique4. Bloc Affûtage Pour chaque bloc, indique : – Objectif principal – Indicateur de progression – Signal d’alerte qui impose d’alléger Fais apparaître la progression du volume, du D+, des sorties longues, de l’intensité, sans hausse brutale. Termine par une phrase fil rouge qui résume la logique globale du plan.
Prompt 6 – Coller aux contraintes de terrain disponibles
Adapter au terrain réel : montagne vs plaine
Avant de construire un plan trail, pose 5 questions sur le terrain réellement accessible cette semaine :1.
Montées longues dispo ?2. Descentes raides dispo ?3. Sentiers techniques ?4. Terrain plat ou chemin roulant ?5. Accès tapis de course ? Demande aussi les contraintes pratiques : météo, temps de trajet, jours fixes. Ensuite, pour chaque séance du plan, fournis deux versions : version plaine et version montagne. Si descente raide impossible, proposer une variante adaptée. Chaque séance doit viser un objectif spécifique trail (économie en montée, résistance en descente, rando-course, technique), pas juste une allure ou une durée.
Prompt 7 – Transformer une prépa longue en 3 blocs de saison
Construire une stratégie de saison, pas une “prépa de 6 mois”
Transforme une préparation trail de 6 mois en stratégie de saison découpée en 3 blocs de 2 mois :Bloc 1 : travail de relance et vitesse sur trail courtBloc 2 : endurance et résistance sur formats intermédiairesBloc 3 : spécifique objectif final (ultra ou épreuve cible)
Pour chaque bloc, précise : – Objectif – Ce qui est mis de côté – Semaine-type – Progression du volume et du dénivelé – Erreur classique à éviter Termine par un résumé de la logique de transition entre les blocs (ce qui change, ce qui reste stable).
Prompt 8 – Faire analyser une semaine déjà écrite
Utiliser ChatGPT comme relecteur plutôt que comme créateur
Tu es un relecteur de plan trail.
À partir de la semaine suivante (collée ci-dessous), identifie :- Les incohérences (intensité mal placée, récupération, charge globale, D+, enchaînements risqués)- Propose deux corrections possibles, en expliquant les compromis de chacune- Indique la séance à supprimer en premier si fatigue- Si une info manque, pose la question avant de conclure Réponds en texte continu, clair, sans tableau.
En résumé, demander un “plan clé en main” à une IA est souvent une fausse bonne idée.
Pour qu’un plan trail généré par ChatGPT soit pertinent, il faut freiner l’IA : **l’obliger à poser des questions**, à refuser les incohérences, à proposer des options, et à tenir compte du terrain réel. Ces prompts ne servent pas à obtenir un programme parfait, mais à construire un canevas réaliste, à relire, ajuster et confronter au terrain. En trail, le plan idéal est celui qu’on peut tenir — pas celui qui impressionne sur le papier.
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