La Yukon Arctic Ultra est considérée comme l’une des courses les plus extrêmes au monde.
Chaque hiver, une poignée d’athlètes s’élancent à pied, en ski ou à vélo sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les étendues glacées du nord-ouest canadien, dans des conditions de froid et d’isolement extrêmes. Le parcours suit en grande partie la trace de la légendaire Yukon Quest, une ancienne course de chiens de traîneau, et impose une autonomie quasi totale aux concurrents.
Partie il y a moins de 48 heures, l’édition 2026 semblait pourtant offrir un répit climatique aux coureurs : –5 °C au départ, une météo annoncée stable, et une neige tombée récemment. Mais cette douceur relative a finalement rendu la progression plus pénible que prévue. Neige molle, surchauffe à l’effort, raquettes dès les premiers kilomètres : les organismes souffrent et les abandons s’enchaînent.
Et parmi eux, un nom marque un tournant : Thierry Corbarieu, favori et ancien vainqueur, a été contraint de renoncer.
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Une Yukon Arctic Ultra 2026 impitoyable, abandon de Thierry Corbarieu
Malgré des températures plus douces que l’an dernier, la Yukon Arctic Ultra 2026 reste impitoyable.
Ce 2 février à 15 h 30 heure locale, la direction de course a confirmé que plusieurs athlètes ont été contraints à l’abandon, dont le Français Thierry Corbarieu, légende des ultra-marathons polaires. Engagé sur le redoutable parcours de 600 km, il a été évacué en motoneige vers Johnson’s Crossing.
Yukon Arctic Ultra en direct : une course déjà marquée par de nombreux abandons
Thierry Corbarieu n’est pas le seul à jeter l’éponge après 24 heures de course. Parmi les autres abandons figurent également Vincent Turgeon, Brian Bell, Dave Colley, Teri Polesky et Alex de Sain. Les causes évoquées sont variées — douleurs dorsales, maux d’estomac, épuisement général — mais toutes soulignent une réalité : le terrain est extrêmement difficile, malgré des températures avoisinant les –5 °C. La neige molle empêche toute progression rapide, forçant les coureurs à porter leurs raquettes dès les premiers kilomètres.
Alors que les trois autres Français de tête — Guillaume Grima, Paul Clément et Maxime Bachelot — ont décidé de ne quasiment pas dormir pour creuser l’écart, Thierry Corbarieu avait au contraire choisi une approche plus prudente, avec une longue pause de 8 heures à Brooks Brook. Une stratégie basée sur l’expérience, mais qui ne suffira pas cette fois : la course a eu raison de lui.
L’abandon de Corbarieu marque un tournant dans cette édition 2026. Vainqueur de la Yukon en 2019, il faisait partie des grands favoris. Son retrait rappelle à quel point cette épreuve, même dans des conditions météo clémentes, reste un test extrême pour le corps et l’esprit.
Guillaume Grima, Paul Clément et Maxime Bachelot toujours en tête
Au moment de l’abandon de Corbarieu, les trois Français de tête poursuivaient leur progression sans réelle pause. Guillaume Grima, en particulier, affiche un rythme impressionnant de 9,3 km/h de moyenne en mouvement. Mais la course est encore longue : 600 km à travers la neige, les lacs gelés, les pièges du froid et du sommeil. La stratégie du “no sleep” pourrait bien, elle aussi, montrer ses limites dans les jours à venir.
Source, organisateur

NOTRE DOSSIER SUR LA YUKON ARCTIC ULTRA
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