Un départ depuis Aix, entre ville et nature
Courir à Aix en Provence jusqu’à la Sainte Victoire.
Il suffit de sortir de la rue Paul Bert, dans le centre d’Aix-en-Provence, pour apercevoir son profil. La Sainte-Victoire est là, posée à l’horizon comme un appel. À peine quelques foulées, et déjà le bitume fait place aux sentiers. On traverse le bois de la Courtesine, on rejoint le plateau, on monte, on descend, on respire. Ce tour, entre ville, pins, garrigue et roche claire, fait environ 20 km.

Un vrai condensé de bonheur provençal.
Le royaume des pins et du silence
Courir à la Sainte-Victoire, c’est se glisser entre les pins d’Alep, leurs troncs vrillés par le mistral et leurs aiguilles qui craquent sous les semelles. Ce n’est pas une forêt, c’est une cathédrale végétale. La lumière filtre à travers les branches, le sol est rouge, ocre, calcaire, parfois glissant. L’odeur de résine s’invite à chaque respiration. On y croise des randonneurs qui sourient, des chiens qui reniflent chaque pierre, des familles, des solitaires, des sportifs, des rêveurs. La montagne est pour tous. Et chacun y trouve ce qu’il est venu chercher.
Cézanne est partout
Même sans y penser, on finit par le voir. Les aplats bleus du ciel, les masses vertes sombres, la falaise claire qui tranche : c’est un tableau. Chaque pause devient une contemplation. On comprend pourquoi Cézanne a planté son chevalet ici, des dizaines de fois. Parce que le bleu ici est plus bleu. Parce que cette montagne ne se contente pas d’être belle, elle change la lumière autour d’elle.
La perspective sur le barrage Bimont


À mi-parcours, on surplombe le barrage de Bimont. L’eau y est d’un bleu profond, presque irréel. Le mur de béton contraste violemment avec les courbes douces de la montagne, mais cette rupture est aussi un repère. On se dit qu’on est déjà loin, qu’on a grimpé, qu’on va redescendre. Et qu’au fond, c’est ça qui rend cette sortie magique : un enchaînement de perspectives, de passages, de respirations.
Des sentiers pour tous les niveaux
À la Sainte-Victoire, il y a des sentiers faciles, des singles joueurs, des pistes larges pour les débutants, des montées techniques pour les affûtés. On peut faire une boucle courte ou partir pour trois heures. On peut courir seul ou avec un groupe. On peut même s’arrêter, juste pour le plaisir d’être là.





