Courir sur du béton sans se bousiller les articulations
À l’image du trailer effronté le plus punk de la capitale (aka Casquette Verte), beaucoup de participants à des courses en montagne ou des courses sur sentiers n’ont pas la chance de pouvoir s’entrainer sur des chemins au quotidien. Ainsi, que vous soyez citadins ou juste situés dans des zones où les chemins naturels se révèlent discrets, vous devez souvent pratiquer la course à pied sur du béton bien dur et bien cassant. Pour peu que vous ayez les articulations un peu fragiles ou si vous décidez d’opter pour un volume important (100, 150 voire 200km par semaine), vous risquez de vous blesser ou tout simplement de connaître quelques douleurs qui ne sont pourtant pas une fatalité.
Publicité – Acheter montre de trail sur Amazon
Apple Watch Ultra 3 sur Amazon
Une idée reçue fausse et infondée quand on court sur route
Si vous demandez conseil à votre entourage, votre médecin ou un vendeur de baskets, la réponse risque d’être la même : « achetez des baskets avec un bon amorti ». La solution la plus simple… Mais pas efficace pour autant puisqu’une basket avec un gros amorti aurait en fait tendance à transférer l’impact, ce qui soulagerait les chevilles mais viendrait s’attaquer aux genoux. Une fausse bonne idée donc, à laquelle il faut ajouter tous les risques liés aux baskets maximalistes, souvent très instables et qui s’usent très vite, par ailleurs.
4 astuces pour ne plus avoir mal aux jambes quand vous courez sur la route
Ce qui peut vous bousiller le corps, c’est la répétition des impacts sur ce sol dur. Des dizaines de milliers de chocs par semaine, forcément, ça peut laisser des traces.
Afin de réduire les risques au maximum, il convient d’adopter une attaque médio (ou avant) pied plutôt qu’une attaque talon.
Cette technique diminuera considérablement les douleurs et potentielles blessures.
Dans le même sens, adopter une cadence qui se rapproche au maximum des 180 pas par minute permet de multiplier les pas mais surtout d’avoir une foulée moins lourde, plus aérienne, plus légère…
En plus de pouvoir vous faire avancer plus vite, en général. Vous pouvez vous rapprocher de La Clinique du Coureur et notamment de Blaise Dubois pour avoir plus de détails (le livre « Light Feet Running » peut également constituer un joli cadeau de Saint-Valentin sur le sujet !).
D’autres petites astuces peuvent aussi vous aider, notamment le fait de marcher lors de vos sorties.
Vous passez parfois plus de temps à marcher qu’à courir sur un trail alors pourquoi ne pas marcher un peu pour ménager votre corps, lors de vos entrainements ? Il n’y a aucune honte à marcher, tout le monde marche sur de longues distances. Cela vous permettra de récupérer et donner à votre corps le repos nécessaire pour se préserver.
Autre astuce : ralentissez !
Se faire une descente sur une belle route en courant à trois minutes au kilomètre, cela offre de superbes sensations mais ce n’est peut-être pas indispensable à chaque sortie… Et s’il y a un peu de place sur ce chemin de terre au bord de la route, n’hésitez pas à vous jeter dessus quelques instants pour profiter de cet amorti naturel et confortable !
Auteur : Nick Nitro, coureur de l’ombre
Lire aussi
- Cadence : en ultra il faut mieux avoir une petite foulée
- Trail : comment améliorer sa cadence ?
- Trail : comment travailler la cadence ?
- Les capteurs de performance en trail : Garmin, Coros et Suunto en tête de course
- Salomon S/Lab Sense Ultra Connectée : Salomon va lancer les premières chaussures de trail connectées






