Clemquicourt a explosé, et c’est bien ainsi !
Ce 24 janvier, Clément Defrenne, alias Clemquicourt, a partagé une sortie longue pas tout à fait comme les autres, réalisée sur l’île Rodrigues. Cette petite île de l’océan Indien fait partie de la République de Maurice, au même titre que l’île Maurice, et se situe à environ 600 km à l’est de celle-ci. Un territoire isolé, rural, encore largement préservé du tourisme de masse, bordé de lagons et sillonné de sentiers côtiers, qui accueille chaque année le Trail de Rodrigues, un événement composé de cinq courses. La trace publiée par Clemquicourt correspond précisément au parcours du Hibou Trail, l’épreuve longue de l’événement, habituellement disputée en course officielle… mais qu’il a cette fois parcourue en off.
Puis on enchaîne avec ton texte inchangé :
Il y a des publications Strava qui paraissent presque anodines lorsqu’elles arrivent sur notre mur. Celle de Clemquicourt en date du 24 janvier pourrait faire partie de ces dernières. Une sortie longue de la part de l’influ-runner le plus aimé de France, ça n’étonne personne, même quand la distance est de plus de 70 km, et que c’était un off improvisé.
Clemquicourt a fait le tour de l’île Rodrigues sur l trace du Hibou Trail, un trail bien connu dans la région.
Il fait partie du Trail de Rodrigues que les grands noms de la course en sentier vont faire en novembre après la Diagonale des fous du mois d’octobre. La course n’a pas du tout le même intérêt sportif, mais c’est un beau prétexte pour rester séjourner pendant quelques semaines dans une île paradisiaque, le tout peut-être même aux frais des sponsors !
Le Hibou Trail, c’est donc 73 km de longueur, l’interdiction du scooter, et 520 de D+, et dont la plus belle montée ne fait que 50 m de long ! Et les conditions météorologiques sont très appréciables en cette saison. On serait mauvaise langue qu’on proposerait ce trail à Casquette Verte plutôt que de retourner sur Arc of Attrition !
Parmi les noms qui ont fait la popularité de cette course, on pense à Mathieu Blanchard qui a remporté le 73 km en 2022 (23 compétiteurs seulement lors de cette première édition), et le 53 km (mais avec 2100m de D+) en 2024, 15 jours après sa Diag’. Clement s’était alors classé 6e !
En 2025, Sylvaine Cussot la Réunionnaise s’est imposée sur le tour de l’île en 72 km, tandis que Ludovic Pommeret était en petite forme sur le 52k puisqu’il n’est arrivé que … 2e ! François d’Haene y a aussi participé il y a quelques années.
Clemquicourt a explosé en faisant son tour de Rodrigues
Il y a des publications Strava qui paraissent presque anodines lorsqu’elles arrivent sur notre mur. Celle de Clemquicourt en date du 24 janvier pourrait faire partie de ces dernières. Une sortie longue de la part de l’influ-runner le plus aimé de France, ça n’étonne personne, même quand la distance est de plus de 70 km, et que c’était un off improvisé.
Mais ce qui démarque cette sortie de tant d’autres, c’est son commentaire de la part de l’athlète : “J’ai explosé”, et c’était avec la police maximale s’il vous plaît !
Oui, un sportif qui dit qu’il a craqué, et qui reconnaît d’emblée avoir utilisé un scooter sur quelques kilomètres pourra se déplacer, c’est fort. Fort en audace, honnête, et un peu étonnant aussi. On vous explique tout sur cette sortie un peu spéciale de Clemquicourt.
Clément Defrenne a vraiment explosé, vraiment ?
L’Île Rodrigues est encore préservée du tourisme international, elle est considérée comme la petite sœur de l’île Maurice et ses paysages de carte postale donnent plutôt envie de ralentir.
Lui, il a fait mieux que ça, il semble avoir passé environ 1 heure dans la réserve François Leguat (du nom du découvreur de l’île) dédiée aux tortues géantes. Il repart ensuite à un rythme (presque) de tortue, soit jamais plus rapide que 6 min au km.
Son parcours est assez en dents de scie, révélant à la fois le côté parfois complexe des sentiers de Rodrigues, mais aussi sa volonté de courir longtemps mais en aisance (relative) et de profiter du cadre. Il ne semble pas alors en souffrance, mais plutôt en maîtrise.
Sa course se poursuit de façon plus ou moins régulière, avec des passages où il semble presque à l’arrêt, voire à l’arrêt quelques minutes.
Et là, c’est le drame ! De son propre aveu, Clément a exposé autour du km 45 après avoir déjà connu un 41e kilomètre compliqué ! Il a surcompensé ensuite quelques minutes puis il a craqué ! Il a fait 10 km (11 km précisément) en scooter. C’est environ 20% du parcours. Il avait un buffet à rejoindre !
Coup du sort, mauvaise préparation, entraînement peu adapté, coup de chaud ou juste lassitude, peu importe. Clemquicourt a osé nous dire qu’il était fatigué, et qu’il voulait arrêter de se faire mal pour rien. Et c’est un discours si rare dans le sport de haut niveau.
Et la dernière partie du périple, pourtant particulièrement plate, fut là encore très difficile avec aucune moyenne à moins de 5:30 min/km, et souvent bien plus.
Qu’est-ce que Clément nous dit de lui ?
Ça fait plaisir ! Ça fait plaisir qu’un gars comme Clemquicourt soit un humain comme les autres. Alors que les réseaux sociaux et Strava ne nous vendent que du storytelling, de la performance, des records et des moments de résilience, Clemquicourt vient nous dire qu’il est comme tout le monde. Lui aussi, pendant sa longue sortie, peut craquer et vouloir rentrer chez lui plus vite !
Il nous dit aussi qu’aller courir c’est bien, mais que c’est aussi un moyen d’apprendre à mieux découvrir ce qui nous entoure, comme lorsqu’il s’arrête 1 heure dans cette réserve. Il prend le temps d’observer, de se reposer, de ne pas être à la course à la démonstration de force. Et on trouve cela presque normal de la part d’un athlète si communicatif sur les réseaux sociaux, mais qui en parle avec sa façon si personnelle.
Ce que nous dit cette sortie de Clemquicourt ce 24 janvier, c’est que l’on a le droit d’être fatigué, de craquer, de ne plus vouloir, d’être las. Les courses de trail, et plus encore les longues distances, ce n’est pas toujours le contenu héroïque que les coureurs influenceurs veulent bien nous vendre.
Clemquicourt est ici dans une démarche honnête, reconnaissant ses faiblesses même temporaires, et cela fait tellement de bien dans ce monde factice qu’est Strava ! Il aurait pu supprimer la sortie, couper la montre avant ou inventer une excuse. Mais il dit plutôt à ses 400 000 followers que l’on peut être fatigué, et ne pas culpabiliser !
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