Après sa contre-performance sur la LyonSaintéLyon, Casquette Verte abandonne sur son premier trail de l’année.
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Abandon de Casquette Verte dès le début du trail
Il devait signer un retour marquant, relancer 2026 sur des bases solides et montrer qu’il était de nouveau capable d’encaisser un ultra hivernal exigeant. Mais la course s’est arrêtée plus tôt que prévu. Ce vendredi 23 janvier, Alexandre Boucheix – alias Casquette Verte – a abandonné entre les points de passage de Lizard Point (km 17) et Porthleven (km 39,6), sur l’ultra-trail britannique de l’Arc of Attrition. Une coupure nette, après moins de deux heures de course.
Alexandre Boucheix passe au point de contrôle de Lizard Point à 14 h 40, en deuxième position, à peine vingt secondes derrière le Finlandais Juuso Simpanen. Son allure moyenne est élevée (10,4 km/h), son temps d’arrêt cumulé est quasi nul (2 min 59 s), et il figure dans un groupe de tête dense, avec cinq coureurs regroupés en moins de deux minutes.
Mais après ce passage, plus rien. Il ne ralliera jamais Porthleven. C’est donc entre ces deux checkpoints que l’abandon s’est produit, dans un tronçon réputé difficile, au terrain technique et exposé. À cette heure, aucune communication officielle n’a précisé les raisons de sa sortie de course.
Ce que l’on peut affirmer, c’est que la dynamique initiale était bonne. À ce niveau, un abandon aussi précoce n’est jamais anodin. Et quand il survient dans un contexte de communication forte – lancement d’une collection capsule avec Salomon, visibilité renforcée sur les réseaux – son impact symbolique est encore plus fort.
Depuis plusieurs mois, les signaux d’alerte s’enchaînent
TDS, LyonSaintéLyon, Kullamannen : jamais dans le rythme
Ceux qui suivent de près sa trajectoire le savent : ce n’est pas un accident isolé, les courses s’enchaînent sans jamais vraiment convaincre
Cet été sur la TDS une crise d’asthme l’a contraint à ralentir drastiquement. À la LyonSaintéLyon, il vomit, tente de relancer mais termine loin des leaders. Et même sa 2e place à la Kullamannen 2025, a priori rassurante, avait laissé transparaître une extrême prudence dans les appuis. À chaque fois, une même tension : courir sur le fil, sans garantie que le corps suive.
Une mécanique qui n’encaisse plus
Le problème ne semble plus être d’ordre mental ou stratégique, mais lié à des limites physiques connues, souvent évoquées par le coureur lui-même lors de ses précédentes courses. C’est une histoire de tendons, d’appuis, de fragilité chronique. Sa cheville gauche, déjà plusieurs fois touchée, semble incapable de résister à l’intensité d’un ultra hivernal exigeant. Et sur l’Arc of Attrition, avec ses relances constantes et son sol instable, cette limite s’est rappelée à lui en moins de deux heures.
Une collection Salomon… et une attente immense
Ces dernières semaines, le teasing d’une collection capsule avec Salomon avait changé la donne. Le retour de Casquette Verte ne devait pas être discret : il devait marquer les esprits. Il avait publié en story Instagram « fini de rigoler ».
On s’attendait à un nouveau cycle, une saison maîtrisée, un comeback solide. Ce retrait prématuré vient briser cette narration. Le terrain a tranché : la stratégie marketing ne suffit plus..
Le timing était parfait. Trop parfait.
Il y avait un storytelling prêt-à-l’emploi : météo extrême, ultra engagé, retour du guerrier, démonstration de résilience. Le cadre était là, la symbolique aussi. Mais le corps n’a pas suivi. Et l’abandon au km 17, aussi sec que silencieux, coupe court à toute tentative de relance immédiate.
Ce que ça raconte : le corps finit toujours par dire non
Un parallèle brutal avec Claire Bannwarth
Impossible de ne pas penser à Claire Bannwarth, elle aussi récemment stoppée net après des années de surperformance. Même logique : à force de tirer sur la machine, elle a fini par se heurter à un mur. Chez Casquette Verte, ce mur n’est pas venu d’un seul excès. Il vient d’un mythe, celui de courir blessure sur blessure sans conséquence.
Il ne s’agit pas de condamner, encore moins de moquer « les princesses qui abandonnent » pour reprendre ses termes à ses débuts. Même avec l’expérience, même avec l’intelligence de course, l’organisme peut dire stop très tôt. C’est ce qui s’est passé ici. Une course où il ne s’est rien passé – parce que tout s’est déjà trop passé avant.
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- Trail : Casquette Verte a-t-il raison de courir toujours blessé ? Réponse : OUI ! (publié par un autre membre de la rédaction)
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